La pro­cu­reure ne fait «pas de lien pour l’ins­tant» avec le sus­pect

20 Minutes (Toulouse) - - ACTUALITÉ - Nils Wilcke

Deux jours après que le corps dé­cou­vert dé­mem­bré mer­cre­di dans une fo­rêt d’al­sace a été iden­ti­fié comme étant ce­lui de So­phie Le Tan, une confé­rence de presse a été or­ga­ni­sée lun­di par la pro­cu­reure de la Ré­pu­blique de Stras­bourg. Yo­lande Ren­zi a éclair­ci cer­taines zones d’ombre, les cir­cons­tances de la découverte du corps étant dé­sor­mais mieux connues. Les os­se­ments de la jeune vic­time ont été re­trou­vés par un groupe de pro­me­neurs dans une fo­rêt com­mu­nale de Ro­sheim, près de Gren­del­bruch. Ce groupe a dé­cou­vert un crâne à même le sol, se­lon la ma­gis­trate. A quelques di­zaines de mètres de là, les en­quê­teurs ont re­trou­vé un amas de terre avec une fosse et plu­sieurs os­se­ments. Un fé­mur pré­sente « une sec­tion ins­tru­men­tale » qui n’est pas l’oeuvre d’un ani­mal : « Il s’agit d’une sec­tion nette et franche. Les ex­perts en pré­ci­se­ront la na­ture exacte », in­dique la ma­gis­trate. A eux de faire par­ler les os­se­ments avec les nou­velles tech­no­lo­gies en leur pos­ses­sion.

Sur les os­se­ments de la fosse, le pro­fil gé­né­tique de So­phie Le Tan a bien été iden­ti­fié. Sur le crâne, L’ADN de la dis­pa­rue n’a pas été iden­ti­fié, mais la pro­cu­reure a in­di­qué que c’était « ce­lui d’une femme, jeune et d’ori­gine asia­tique ». In­ter­ro­gée sur une éven­tuelle convo­ca­tion de Jean-marc Rei­ser, la pro­cu­reure a in­di­qué qu’« au­cun lien » n’avait été éta­bli « pour l’ins­tant » avec ce sus­pect.

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