La mère de Clé­ment Mé­ric, entre dou­ceur et fer­me­té

20 Minutes - - ACTUALITÉ - Ca­ro­line Po­li­ti

De­puis mar­di, trois skin­heads com­pa­raissent de­vant la cour d’as­sises de Pa­ris pour la mort de Clé­ment Mé­ric, mi­li­tant an­ti­fas­ciste tué lors d’une ba­garre en juin 2013, alors qu’il avait 18 ans. Jeu­di après-mi­di, sa mère, Agnès, a ra­con­té avec pu­deur ce «gar­çon élé­gant, pas seule­ment phy­si­que­ment », son cou­rage face à la leu­cé­mie contre la­quelle il s’est bat­tu dès l’âge de 16 ans, ses convic­tions. Calme et po­sé, son fils pou­vait néan­moins « ma­ni­fes­ter fer­me­ment sa désap­pro­ba­tion ». Aus­si, n’est-elle pas sur­prise d’ap­prendre qu’il ait pu ré­agir ver­ba­le­ment face à des mes­sages ra­cistes aper­çus il y a cinq ans, même si elle met en doute les mots uti­li­sés par les té­moins. « Mais pour moi, ce n’est pas de la pro­vo­ca­tion, c’est quelque chose qui doit pro­vo­quer de l’in­di­gna­tion.» De ce pro­cès, Agnès Mé­ric at­tend avant tout le res­pect de la mé­moire de son fils. «J’ai trou­vé qu’il n’y avait pas vrai­ment de prise de conscience de la gra­vi­té de ce qu’il s’est pas­sé », ex­plique-t-elle dans un mé­lange de dou­ceur et de fer­me­té.

Agnès Mé­ric, la mère de la vic­time.

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