Une ac­cu­sa­tion de viol met en pé­ril l’em­pire de CR7

L’em­pire du Por­tu­gais, vi­sé par une plainte pour viol, est fra­gi­li­sé

20 Minutes - - LA UNE - Julien La­loye

En toute lo­gique, Cris­tia­no Ro­nal­do au­rait dû fi­gu­rer dans la liste du Por­tu­gal pour les matchs face à la Po­logne (jeu­di) et l’Ecosse (di­manche). Mais Fer­nan­do San­tos ne l’a pas ap­pe­lé. Nul doute que les ac­cu­sa­tions de viol, qui re­mon­te­rait à 2009, qui pèsent sur lui ont joué un rôle im­por­tant. Après les ré­vé­la­tions du Spie­gel, CR7 a en­fin pris la me­sure de l’af­faire, en en­ga­geant l’avo­cat Da­vid Ches­noff, «l’homme à connaître si vous avez un pro­blème à Las Ve­gas», écri­vait le Wall Street Jour­nal en 2007. «On a es­sayé par tous les moyens de connaître sa ver­sion à pro­pos de ce qui s’est pas­sé cette nuit-là, ra­conte Antje Wind­mann, une jour­na­liste du quo­ti­dien al­le­mand. Ses avo­cats nous ont in­ti­mé de ne pas pu­blier pour des rai­sons de res­pect de sa vie pri­vée.»

« Les pre­miers élé­ments ne sont pas très favorables à Ro­nal­do. » L’avo­cat Mark Shaw

Ch­ris­tian Schertz, re­pré­sen­tant du foot­bal­leur outre-Rhin, s’est d’ailleurs fen­du d’un mail au­to­ri­taire à de nom­breuses ré­dac­tions, me­na­çant qui­conque re­pro­dui­sait «les ac­cu­sa­tions illé­gales » du Spie­gel de pour­suites ju­di­ciaires. Une ten­ta­tive aus­si vaine que déses­pé­rée. «Le Washington Post, le New York Times… Ils en parlent tous, confirme Mark Shaw, an­cien avo­cat de la dé­fense aux Etats-Unis. Les pre­miers élé­ments ne sont pas très favorables à Ro­nal­do. «a sent mau­vais pour lui.» A tel point qu’un pro­cès pé­nal de­vant un grand ju­ry peut être en­vi­sa­gé. «Ce­la pour­rait conduire les Etats-Unis à de­man­der au Por­tu­gal l’ex­tra­di­tion du joueur, éclaire Mark Shaw. L’im­pact mé­dia­tique se­rait énorme.» Cer­tains spon­sors du Por­tu­gais ont dé­jà com­men­cé à sor­tir le pa­ra­pluie. Nike n’a pas traî­né pour ré­pondre aux sol­li­ci­ta­tions mé­dia­tiques : « Nous sommes pro­fon­dé­ment pré­oc­cu­pés par ces al­lé­ga­tions in­quié­tantes et nous al­lons suivre l’évo­lu­tion de la si­tua­tion de très près. » Dans la même veine, le site d’EA Sports a dé­jà re­ti­ré Cris­tia­no Ro­nal­do de la ja­quette de « Fi­fa 19 », avec une ré­ac­tion du même style. La Juve et la sé­lec­tion por­tu­gaise sont les seuls à ne rien lâ­cher, pour l’ins­tant. L’action du club ita­lien, qui s’est fen­du d’un tweet plus que mal­adroit pour sou­te­nir sa star, a ce­pen­dant per­du 10% de sa va­leur à la Bourse de Mi­lan. «Je suis sûr qu’il ne com­met­trait ja­mais une chose pa­reille », a as­su­ré, de son cô­té, Fer­nan­do San­tos, le sé­lec­tion­neur de la Se­lec­ção. Un avis par­ta­gé par cer­tains sup­por­ters lu­si­ta­niens, qui ont as­sailli d’in­jures les jour­na­listes du Spie­gel. «On s’at­ten­dait à ça, mais les in­sultes re­çues sont ab­so­lu­ment odieuses, in­dique Antje Wind­mann. Cer­taines ré­ac­tions po­si­tives de lec­teurs ve­naient de fans de Mes­si, ra­vis de voir le ri­val vi­sé par des ac­cu­sa­tions de viol.»

Cris­tia­no Ro­nal­do pour­rait al­ler jus­qu’à un pro­cès pé­nal aux Etats-Unis.

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