Face à l’Uru­guay, l’ar­rêt de Llo­ris qui a tout chan­gé

Tou­jours mo­deste, le gar­dien re­trouve l’Uru­guay, ce mar­di, face à qui il avait été dé­ci­sif au Mon­dial

20 Minutes - - LA UNE - Ni­co­las Camus

« Ex-tra-or-di-naire pa­rade d’Hu­go Llo­ris, ex-tra-or-di-naire pa­rade. » Après l’en­vo­lée ly­rique sur le but de Ben­ja­min Pa­vard, Gré­goire Mar­got­ton, le com­men­ta­teur de TF1, s’était ex­ta­sié, pen­dant le Mon­dial, sur l’ar­rêt mons­trueux du gar­dien fran­çais en quart de fi­nale face à l’Uru­guay. Alors que les deux pays s’af­frontent ce mar­di soir, re­tour sur ce mo­ment dé­ci­sif dans la course au titre su­prême.

« Il est pas­sé à autre chose »

Dans son en­tou­rage, per­sonne n’a be­soin de re­voir la vi­déo pour en par­ler. « J’ai pen­sé qu’il y avait but, et puis non. C’est un ar­rêt à la Gor­don Banks [ex-gar­dien an­glais], s’en­flamme son ami Cé­dric Mes­si­na. C’est ce genre de geste, dans une Coupe du monde, qui vous fait pas­ser à la pos­té­ri­té. » Même son de cloche chez Bru­no Va­len­co­ny, coach de Llo­ris lors de ces dé­buts à Nice : « Sur le mo­ment, je me dis : “waouh ! ” Il a la ca­pa­ci­té d’al­ler cher­cher des bal­lons que peu de gar­diens peuvent ne se­rait-ce que tou­cher. » Après le match, l’in­té­res­sé ne s’était pas éter­ni­sé sur ce geste. Llo­ris avait à peine lâ­ché que c’était « bien sur le plan in­di­vi­duel », avant de re­ve­nir sur la pres­ta­tion col­lec­tive. «Il a du mal à par­ler de ses per­for­mances, ex­plique Cé­dric Mes­si­na. C’est quel­qu’un de mo­deste et humble, avec une pro­fonde no­tion de groupe. » Même en pe­tit co­mi­té et avec le re­cul, Llo­ris n’a pas pas­sé ses jour­nées à ra­con­ter ce mo­ment. « Ce se­rait mal connaître le per­son­nage que de pen­ser qu’il s’ar­rête en­core là-des­sus, re­prend son ami. Même quand on lui dit : “Mais quand même, ce­lui-là, il sort de nulle part”, il rou­git et passe à autre chose.» A tra­vers ce té­moi­gnage, on com­prend que le gar­dien consi­dère cette pa­rade comme un pe­tit caillou me­nant à un truc beau­coup plus grand. « La re­con­nais­sance de ses pairs, il l’avait dé­jà. En re­vanche, il vi­vait mal le fait de n’avoir ja­mais rem­por­té de tro­phée ma­jeur », confie tou­jours son ca­ma­rade. Après la Coupe de France 2012 avec l’OL, Llo­ris est al­lé di­rec­te­ment cher­cher le plus beau.

Llo­ris avait été dou­ble­ment ef­fi­cace face à Ca­ceres et Go­din, en quart de fi­nale.

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