Une lueur d’es­poir?

Co­ol Une en­tre­prise bre­tonne a créé une pein­ture ré­flec­tive pour les toi­tures qui per­met de réduire la cha­leur à l’in­té­rieur d’un bâ­ti­ment

20 Minutes - - NEWS - Flo­réal Her­nan­dez

La Con­fé­rence sur le cli­mat, qui s’est ou­verte en Po­logne, doit no­tam­ment être l’oc­ca­sion de pré­sen­ter des so­lu­tions contre le ré­chauf­fe­ment de la pla­nète. Les ini­tia­tives lo­cales ne manquent pas. A Pa­ris, une en­tre­prise bre­tonne pro­pose ain­si de re­peindre les toits en blanc pour réduire la cha­leur.

Les toits de Pa­ris vont-ils chan­ger de cou­leur ? L'en­tre­prise Co­ol Roof, pré­sente à la COP 24, pro­pose de les blan­chir afin d'ab­sor­ber la cha­leur so­laire et de lut­ter contre la for­ma­tion d'îlots de cha­leur ur­bains. Quelques toi­tures de la ca­pi­tale ont dé­jà été pas­sées à la pein­ture ré­flec­tive de la so­cié­té bre­tonne, comme celle de la pé­niche du centre de jour L'Ada­mant, quai de la Râ­pée (12e arr.). « C'est très simple, as­sure d'em­blée Ar­naud Val­let, coor­di­na­teur de cet hô­pi­tal de jour de psy­chia­trie adulte. En pé­riode de ca­ni­cule, dans la pé­niche, on avait une tem­pé­ra­ture de 58°C. Là, on a per­du 20 de­grés. «a reste chaud, mais c'est vi­vable avec une pe­tite clim ou un ven­ti­lo. » Ce gain de confort a pro­fi­té aux pa­tients et aux équipes mé­di­cales. Pour­tant, la pé­niche avait op­té, dans un pre­mier temps, pour un toit vé­gé­ta­li­sé. « Mais on ne pou­vait pas le faire, ni fi­nan­ciè­re­ment ni en pra­tique, ex­plique Ar­naud Val­let. C'était trop lourd. » Par le bouche-à-oreille, le centre en­tend par­ler de la so­lu­tion de la pein­ture ré­flec­tive à 20 €/m2 – « four­nie et po­sée », in­dique Co­ol Roof – et fran­chit le pas. L'ef­fi­ca­ci­té de la pein­ture de la so­cié­té bre­tonne est éga­le­ment tes­tée dans une école du 10e. « On a peint le toit au-des­sus d'une salle et pas ce­lui d'une autre, dé­taille An­toine Ho­rel­lou, le di­rec­teur gé­né­ral de l'en­tre­prise créée en 2015 et ins­tal­lée à Brest. En plein été, la dif­fé­rence de tem­pé­ra­ture entre les deux classes était de 6°C. «a a sup­pri­mé l'in­con­fort pour les en­fants. » En di­mi­nuant la cha­leur à l'in­té­rieur d'un bâ­ti­ment, la con­som­ma­tion éner­gé­tique des cli­ma­ti­sa­tions est ré­duite, tout comme la pro­duc­tion de CO2, gaz contri­buant au ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique.

En ra­fraî­chis­sant les toits, Co­ol Roof per­met de li­mi­ter les îlots de cha­leur ur­bains et la dé­gra­da­tion de la toi­ture. Blan­chir un toit do­té de pan­neaux vol­taïques pré­sente aus­si un double in­té­rêt. « En ré­dui­sant la cha­leur de la toi­ture, on per­met aux pan­neaux de pro­duire plus. Le blanc aug­mente aus­si la lu­mi­no­si­té, donc la pro­duc­ti­vi­té, dé­ve­loppe An­toine Ho­rel­lou. Il y a une ré­flexion avec la Mai­rie. » Celle-ci a in­clus la so­lu­tion de la pein­ture ré­flec­tive pour les toits dans son plan cli­mat de mai. Lau­réat de plu­sieurs concours, Co­ol Roof, vise, lui, d'autres construc­tions à re­peindre. « Les sur­faces com­mer­ciales, c'est un gi­se­ment ! as­sure An­toine Ho­rel­lou. On es­time qu'il y a, en France, 400 mil­lions de m2 de sur­face. On pour­rait faire plus de 100 000 tonnes d'éco­no­mie de CO2. »

La Mai­rie de Pa­ris a in­clus la so­lu­tion de la pein­ture ré­flec­tive dans son plan cli­mat.

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Cette teinte li­mite les îlots de cha­leur ur­bains et la dé­gra­da­tion des toi­tures.

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