Sor­ti par An­dré­zieux (2-0), l’OM na­vigue tou­jours à vue

Eli­mi­né de la Coupe de France par An­dré­zieux, l’OM n’en­vi­sage pas de se sé­pa­rer de Ru­di Gar­cia

20 Minutes - - GRAND PARIS - A Saint-Etienne, Jé­ré­my Lau­gier

Com­ment en­di­guer une chute sans fin ? Bat­tu lors de neuf de ses treize der­niers matchs, l’OM a été, en prime, éli­mi­né dès les 32es de fi­nale de Coupe de France di­manche par An­dré­zieux (2-0), qui joue en Na­tio­nal 2. Si on ad­di­tionne ce fias­co aux autres claques su­bies en Ligue Eu­ro­pa et en Coupe de la Ligue, com­ment les Mar­seillais, à cinq points du po­dium en L1, pour­raient-ils se re­mettre d’une pa­reille spi­rale né­ga­tive?

Sans sur­prise, les ré­ac­tions n’ont pas été nom­breuses au stade Geof­froy-Gui­chard de Saint-Etienne, où se dis­pu­tait le match. Unique joueur à s’ar­rê­ter de­vant les mé­dias, Luiz Gus­ta­vo, rem­pla­cé à la mi-temps par Ru­di Gar­cia di­manche, s’est mon­tré tran­chant : « On doit tout faire pour res­pec­ter l’his­toire du club. Il faut ou­blier notre égoïsme et nos si­tua­tions per­son­nelles. Le club est le plus im­por­tant, c’est lui qui paie notre sa­laire.» «Très en co­lère», le pré­sident Jacques-Hen­ri Ey­raud a te­nu à com­men­ter « cette très piètre soi­rée », y com­pris dans le ves­tiaire, où il avait un mes­sage à pas­ser : « Ce que j’ai vu au­jourd’hui est in­ad­mis­sible. Je ne veux plus en­tendre que ce groupe vit bien, ça ne me suf­fit plus. Il faut une prise de conscience très claire des joueurs (…), parce que je ne compte plus re­vivre pa­reille soi­rée.» Pro­lon­gé jus­qu’en 2021 fin oc­tobre, l’en­traî­neur Ru­di Gar­cia a, en tout cas, été sou­te­nu di­manche par son pré­sident, qui a ré­pon­du à deux re­prises par la né­ga­tive à une ques­tion sur un pos­sible li­cen­cie­ment. « Il est le coach que j’ai choi­si, et il se dé­mène pour trou­ver des so­lu­tions aux pro­blèmes et au manque de per­for­mance du club, a pré­ci­sé Ey­raud. On va es­sayer de com­prendre tous en­semble, di­ri­geants et staff. » Mais la dé­ci­sion concer­nant le sort de l’an­cien coach du Losc pour­rait ve­nir d’en haut. On ima­gine mal Frank McCourt, le pro­prié­taire amé­ri­cain du club, op­ti­miste au vu de la tour­nure des évé­ne­ments. De son cô­té, Ru­di Gar­cia, lui, ne va pas bais­ser les bras : « On est tous res­pon­sables de cette éli­mi­na­tion, moi le pre­mier. C’est dur à vivre, mais je vais conti­nuer à me battre pour que les choses changent.» Une belle dé­mons­tra­tion de mé­thode Coué d’un Gar­cia en ap­pa­rence sûr du re­bond de son équipe : ««a va chan­ger parce qu’on va trou­ver des so­lu­tions. On a com­men­cé à chan­ger des choses, on va conti­nuer. On ne se conten­te­ra pas de pa­roles, il fau­dra des actes.» Un dis­cours qua­si­ment si­mi­laire à son coup de gueule pas­sé après la large dé­faite à Mont­pel­lier (3-0) dé­but no­vembre en Ligue 1. Et l’OM n’a qua­si­ment rien chan­gé de­puis…

« On est tous re­pon­sables de cette éli­mi­na­tion, moi le pre­mier. » L’en­traî­neur Ru­di Gar­cia

A la pointe de l’at­taque, Va­lère Ger­main a en­core eu d’énormes dif­fi­cul­tés.

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