La plainte d’Eric Mouzin contre l’Etat recevable

20 Minutes - - GRAND PARIS -

Eric Mouzin, le père d’Es­telle, dis­pa­rue à l’âge de 9 ans le 9 jan­vier 2003, a af­fir­mé sa­me­di à l’is­sue d’une marche si­len­cieuse à Guer­mantes (Seine-et-Marne) que sa plainte contre l’Etat pour « faute lourde » a été ju­gée recevable. « Il a fal­lu dé­tailler toutes les ano­ma­lies de l’ins­truc­tion pour pou­voir dé­po­ser [cette] plainte», a-t-il ex­pli­qué. «L’Etat est res­pon­sable de la désor­ga­ni­sa­tion des ser­vices », a es­ti­mé le père de l’en­fant qui s’est vo­la­ti­li­sée alors qu’elle ren­trait de l’école. Et d’énu­mé­rer « une mau­vaise ins­truc­tion, une mau­vaise ges­tion des moyens, une mau­vaise co­or­di­na­tion entre la po­lice et la jus­tice, ab­sence de PV de syn­thèse...»

Avant la marche si­len­cieuse, l’as­so­cia­tion Es­telle a pro­po­sé deux nou­velles pistes pour amé­lio­rer la re­cherche des en­fants dis­pa­rus : l’ins­crip­tion sys­té­ma­tique de leur ADN dans le fi­chier na­tio­nal des em­preintes gé­né­tiques et la prise en charge par l’Etat des ana­lyses ADN, afin qu’elles ne soient pas ex­ter­na­li­sées au­près de la­bo­ra­toires pri­vés.

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