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Elvire Bonduelle révèle l’usage poétique des objets

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Née en 1981, elle est entrée aux Beaux-Arts de Paris en proposant un objet introuvabl­e, le sèche-larmes, qui exprimait déjà son intérêt pour l’objet, mais aussi sa volonté d’aller au-delà de sa fonctionna­lité pour mieux en révéler l’usage poétique. Quand on lui demande ce qui, selon elle, distingue l’art du design, Elvire Bonduelle répond « rien, je réalise des oeuvres utilisable­s », et rêve d’équiper sa maison exclusivem­ent de ses objets. Un work in progress qu’elle entend mener jusqu’au bout :

« Je me suis taillé un cercueil en forme d’éclair au chocolat dans un grand arbre, pour mon repos final. On ne sait pas quand on va mourir, mais le fait de savoir dans quel objet on reposera est assez rassurant. » Avant cet ultime rendez-vous toutefois, les visiteurs de la Design Parade de Toulon admireront ses vases et pots de fleurs réalisés lors de sa résidence en Thaïlande et baptisés Thaï Pipes, tandis que les passagers de la gare d’Annemasse attendront leurs trains installés sur ses bancs Dix moulures en béton.

Sort aussi un livre, Maison Voiture Chien (Bandini Books),

« la première encyclopéd­ie du bonheur domestique. Un pavé ! »

Un souhait ? « Réaliser un vase pour la Galerie kreo ! » elvirebond­uelle.com

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ELVIRE BONDUELLE dans son atelier parisien avec ses deux fauteuils Okko et, posé dessus, un vase de la série Thaï Pipes.

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