LE DÉ­SEN­DET­TE­MENT JOUE L’ARLÉSIENNE

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Mondialisation -

Comme le re­marque l’éco­no­miste Mi­chel Agliet­ta, « théo­ri­que­ment, dans le sché­ma ha­bi­tuel du cycle fi­nan­cier, l’ex­cès de cré­dit qui sou­tient la crois­sance éco­no­mique pen­dant la pé­riode de “boom” et gonfle la ri­chesse en for­mant des bulles sur les prix d’ac­tifs de­vrait se ré­sor­ber pen­dant la pé­riode de crise fi­nan­cière, les agents se désen­det­tant pour te­nir compte de la baisse de la va­leur de leurs ac­tifs ( de­le­ve­ra­ging). Ce­la n’a pas été le cas après la crise fi­nan­cière de 2008, en rai­son de l’in­ter­ven­tion des pou­voirs pu­blics en 2009-2010 » . Après la crise, la dette pri­vée a conti­nué d’aug­men­ter dans plu­sieurs pays, no­tam­ment au Ca­na­da, en France, en Ir­lande, en Ita­lie… « Avec le sou­tien du sec­teur pri­vé par les Etats et la ré­ces­sion qui a dé­gra­dé les fi­nances pu­bliques, l’en­det­te­ment to­tal des agents non fi­nan­ciers pu­blics et pri­vés s’est consi­dé­ra­ble­ment alour­die dans tous les pays avan­cés, sauf en Al­le­magne. » Un tel sur­plomb de dettes, alors même que l’éco­no­mie réelle n’est pas très dy­na­mique, ne consti­tue pas un pa­ra­mètre fi­nan­cier ras­su­rant.

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