Pour­quoi ce sen­ti­ment de so­li­tude ?

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Société -

12 % de la po­pu­la­tion adulte se sent « sou­vent » seule, se­lon le mi­nis­tère des So­li­da­ri­tés. Par­mi les rai­sons don­nées, le fait d’être sé­pa­ré d’un conjoint à la suite d’une rup­ture (11 %) ou d’un décès (4 %) est sou­vent ci­té, se­lon une en­quête de la Fondation de France. L’in­ca­pa­ci­té à se créer un ré­seau de re­la­tions so­ciales (15 %) ou le manque d’écoute des proches (9 %) sont aus­si fré­quents. Le sen­ti­ment de so­li­tude touche un peu plus les femmes que les hommes et plus sou­vent les 50-64 ans que les jeunes. Par­mi les ac­tifs, les ou­vriers sont trois fois plus à dire se sen­tir seuls que les cadres (18 %, contre 6 %). L’iso­le­ment su­bi est le pro­duit de nom­breux fac­teurs qui s’en­tre­mêlent, dont cer­tains tiennent à la per­son­na­li­té ou à l’état de san­té de la per­sonne. Les fac­teurs so­cio-éco­no­miques n’ex­pliquent pas tout, mais ils jouent : ain­si, le fait d’avoir de faibles re­ve­nus et/ou de ne pas avoir de di­plôme rentre en ligne de compte. No­tam­ment en rai­son du poids du chô­mage : perdre son tra­vail, c’est aus­si perdre un en­semble de re­la­tions so­ciales et par­fois su­bir une forme de dé­clas­se­ment. Un quart des chô­meurs disent se sen­tir « sou­vent seuls ».

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