Le chô­mage conti­nue sa dé­crue

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Sommaire - L. J.

L’ac­cal­mie sur le front du chô­mage se confirme. Tous les in­di­ca­teurs sont orien­tés à la baisse. C’est vrai de la prin­ci­pale bous­sole, le taux de chô­mage pro­pre­ment dit. Se­lon l’In­see, ce­la fait trois ans qu’il di­mi­nue, mal­gré un lé­ger re­bond dé­but 2018. Et ce n’est pas seule­ment les chô­meurs qui ont le meilleur CV qui en pro­fitent, puisque le nombre de de­man­deurs d’em­ploi de longue du­rée baisse lui aus­si, même si l’on compte tou­jours plus d’un mil­lion de per­sonnes au chô­mage de­puis plus d’un an.

Même au-de­là des chiffres du chô­mage « pur et dur », la dé­crue se confirme au sein du « ha­lo du chô­mage », c’est-à-dire les per­sonnes qui vou­draient un em­ploi mais qui ne rem­plissent pas les condi­tions très strictes édic­tées par le Bu­reau international du tra­vail pour être of­fi­ciel­le­ment comp­ta­bi­li­sées comme chô­meurs. Elles sont dé­sor­mais 1,45 mil­lion, se­lon l’In­see. Là aus­si, la courbe a fi­ni par lé­gè­re­ment s’in­ver­ser. On reste tout de même loin des chiffres d’avant la crise (1,1 mil­lion en 2008). De même, l’In­see comp­ta­bi­lise le sous-em­ploi, c’est-à-dire les per­sonnes qui oc­cupent un em­ploi mais vou­draient tra­vailler plus long­temps : elles sont 1,5 mil­lion au­jourd’hui. C’est plus qu’en 2008 (1,4 mil­lion), mais sen­si­ble­ment moins qu’à la mi-2016 (1,7 mil­lion).

Au to­tal, il y a tout de même da­van­tage de per­sonnes qui sont dans le ha­lo ou sou­sem­ployées que de per­sonnes qui sont of­fi­ciel­le­ment au chô­mage. De quoi re­la­ti­vi­ser tout triom­pha­lisme.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.