Un dé­fi­cit com­mer­cial à re­la­ti­vi­ser

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Sommaire - A. M.

La ten­dance amor­cée l’an der­nier se confirme : après avoir at­teint en 2015 son plus bas ni­veau de­puis la crise fi­nan­cière, le dé­fi­cit com­mer­cial fran­çais s’en­fonce de nou­veau dans le rouge et at­teint 62,3 mil­liards d’eu­ros en 2017 (contre 48,3 mil­liards en 2016). Do­pées par la re­prise des échanges mon­diaux, les ex­por­ta­tions fran­çaises pro­gressent pour­tant (+ 4,5 %). Mais pas au­tant que les im­por­ta­tions (+ 6,8 %), dont le coût s’est ren­ché­ri en rai­son de la re­mon­tée des prix du pé­trole. Au-de­là de ces évo­lu­tions conjonc­tu­relles, il y a plus in­quié­tant : le creu­se­ment de notre dé­fi­cit ré­vèle aus­si et sur­tout une perte de vi­tesse de l’in­dus­trie fran­çaise. Le solde des échanges de pro­duits ma­nu­fac­tu­rés a ain­si en­re­gis­tré cette an­née un nou­veau re­cord, avec 39,7 mil­liards d’eu­ros de dé­fi­cit (contre 35,3 en 2016).

Sur le plan éco­no­mique tou­te­fois, ce n’est pas le solde com­mer­cial au sens strict qui compte – et in­dique si oui ou non nous vi­vons au-des­sus de nos moyens –, mais ce­lui de la ba­lance cou­rante, qui est éta­bli par la Banque de France et in­tègre en plus les ré­sul­tats des échanges de ser­vices et de re­ve­nus. Et la ( re­la­tive) bonne nou­velle est que la ba­lance cou­rante est à l’équi­libre. S’il convient d’amé­lio­rer la com­pé­ti­ti­vi­té de notre in­dus­trie, ce­la n’im­plique donc pas né­ces­sai­re­ment des me­sures d’aus­té­ri­té sup­plé­men­taires.

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