La biodiversité me­na­cée

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Sommaire - A. M.

La di­ver­si­té des es­pèces ani­males et vé­gé­tales, sym­bo­li­sée par le dé­clin des oiseaux, s’ap­pau­vrit inexo­ra­ble­ment (voir aus­si page 67). 14 % des es­pèces de mam­mi­fères pré­sentes en France mé­tro­po­li­taine sont ain­si en voie de dis­pa­ri­tion, tout comme 27 % des oiseaux ni­cheurs. Les in­sectes pol­li­ni­sa­teurs, in­dis­pen­sables à la sur­vie de nos éco­sys­tèmes, voient éga­le­ment leurs ef­fec­tifs di­mi­nuer chaque an­née. La prin­ci­pale rai­son à cet ap­pau­vris­se­ment tient à l’usage in­ten­sif des pes­ti­cides en mi­lieu agri­cole, que les plans Eco­phy­to 1 (2008) et Eco­phy­to 2 (2015) n’ar­rivent pas à en­rayer. Une grande par­tie des ha­bi­tats de la faune et de la flore sau­vage (haies, bos­quets) est aus­si dé­truite par l’agri­cul­ture in­ten­sive qui uni­for­mise les pay­sages. Par­ti­cu­liè­re­ment riches en biodiversité, les mi­lieux hu­mides sont ceux dont l’état est le plus dé­gra­dé.

L’autre me­nace qui pèse sur la biodiversité fran­çaise est l’ar­ti­fi­cia­li­sa­tion* des sols, qui conti­nue de pro­gres­ser à un rythme sou­te­nu. Entre 2006 et 2015, la France mé­tro­po­li­taine a per­du l’équi­va­lent de la Seine-et-Marne en terres agri­coles et es­paces na­tu­rels, in­dique l’Agence fran­çaise pour la biodiversité. A ce­la s’ajoute la pol­lu­tion chi­mique, so­nore ou lu­mi­neuse, et une fré­quen­ta­tion ex­ces­sive de cer­tains lieux ain­si que la pré­sence d’es­pèces in­va­sives, en par­ti­cu­lier dans les ter­ri­toires d’outre-mer, qui couvrent cinq points chauds* de la biodiversité mon­diale.

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