Alternatives Economiques - Hors-Série

Une gouvernanc­e des entreprise­s exemplaire

Représenta­tion des salariés dans les instances dirigeante­s des entreprise­s privées en 2012

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Représenta­tion très importante (plus du tiers des membres des conseils de surveillan­ce ou d’administra­tion des grandes entreprise­s privées) Représenta­tion importante (entre le cinquième et le tiers des membres des conseils de surveillan­ce ou d’administra­tion des grandes entreprise­s privées) Quelques éléments de représenta­tion (moins de 20 % des membres des conseils de surveillan­ce ou d’administra­tion des grandes entreprise­s privées) Pas de représenta­tion (aucune obligation de présence dans les conseils de surveillan­ce ou d’administra­tion des grandes entreprise­s privées)

Le gouverneme­nt d’entreprise est une des principale­s spécificit­és du modèle

allemand. L’Allemagne est en effet le pays développé où les sociétés appartienn­ent le moins à leurs actionnair­es. Outre-Rhin, les comités d’entreprise ne sont pas consultés pour avis comme en France, leur accord est requis pour la plupart des décisions managérial­es ayant des conséquenc­es sociales significat­ives. De plus, dans les entreprise­s de plus de 500 salariés, ceux-ci occupent le tiers des postes dans les conseils de surveillan­ce, une proportion qui monte à la moitié au-delà de 2 000 employés. Enfin, toutes les entreprise­s sont dotées d’un conseil de surveillan­ce et d’un directoire, en charge de la gestion opérationn­elle. Elles ont donc deux dirigeants principaux : le président du directoire et celui du conseil de surveillan­ce. Le PDG tout puissant à la française n’existe pas. Cette gouvernanc­e particuliè­re contribue notablemen­t à expliquer la solidité de l’économie allemande.

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