LE FEUILLETON DE JACQUES HEN­RIC

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«Viens su­cer ma b... »

Jane Bir­kin Mun­key Dia­ries (1957-1982) Fayard, 352 p., 22,50 eu­ros Louise de Co­li­gny-Châ­tillon, dite Lou Lettres à Guillaume Apol­li­naire Gal­li­mard, 128 p., 12 eu­ros Ma­non Gar­cia On ne naît pas sou­mise, on le de­vient Cli­mats, 272 p., 19 eu­ros Fa­bienne Ja­cob Un homme aborde une femme Bu­chet-Chastel, 192 p., 15 eu­ros Joëlle Pa­pillon Dé­sir et in­sou­mis­sion. La pas­si­vi­té ac­tive chez Nel­ly Ar­can, Ca­the­rine Millet et An­nie Er­naux Hermann, 212 p., 22 eu­ros

Ce titre est une ci­ta­tion. Les trois points sont de moi. Je l’ai ex­traite d’un livre, un beau livre, le livre d’une femme, Fa­bienne Ja­cob: Un homme aborde une femme. J’y re­vien­drai. Plu­sieurs ou­vrages d’au­teurs femmes viennent de pa­raître. Pour ce qui est d’une pa­role « em­pê­chée », on est ser­vi. En vé­ri­té, elle ne l’a ja­mais été. Il faut l’in­cul­ture crasse de cer­taines pha­langes fé­mi­nistes d’au­jourd’hui pour ne rien sa­voir de ce que la lit­té­ra­ture uni­ver­selle doit aux femmes. Aux ad­mi­rables poé­tesses du Moyen Âge, aux mys­tiques ins­pi­rées, aux grandes ro­man­cières des siècles pas­sés…

SOU­MIS­SION DÉ­SI­RÉE ?

On ne naît pas sou­mise, on le de­vient. L’au­teur de cet es­sai, doc­teur en phi­lo­so­phie, Ma­non Gar­cia, en­seigne aux États-Unis, là où le mou­ve­ment #Me­Too a pris son en­vol, trou­vant aus­si­tôt une ample chambre d’écho dans les uni­ver­si­tés et la presse amé­ri­caines, puis fran­çaises. Le titre an­nonce d’en­trée ce que ce livre doit à Si­mone de Beau­voir. Le Deuxième Sexe sert de bous­sole à Ma­non Gar­cia tout au long de sa pé­ré­gri­na­tion phi­lo­so­phique. Un via­tique pour ne pas trop s’éga­rer dans les eaux bour­beuses où pa­taugent les grou­pus­cules d’in­tel­lec­tuelles néo-fé­mi­nistes. C’est ain­si que Ma­non Gar­cia, dès les pre­mières pages, pré­cise que cette sou­mis­sion des femmes, qui est l’ob­jet de ses ana­lyses, peut être consen­tie, voire dé­si­rée (ré­fé­rence op­por­tune au Dis­cours de la ser­vi­tude vo­lon­taire de La Boé­tie). Mais ques­tion: y a-t-il vrai­ment sou­mis­sion? Sa ré­fé­rence, dans une note en fin de vo­lume, à « l’ex­cellent ou­vrage de Joëlle Pa­pillon, Dé­sir et in­sou­mis­sion. La pas­si­vi­té ac­tive chez Nel­ly Ar­can, Ca­the­rine Millet et An­nie Er­naux, prouve qu’elle ne l’élude pas tout à fait. Dom­mage qu’elle en reste là. Dom­mage aus­si qu’elle ne s’ap­puie, pour sa dé­mons­tra­tion, que sur un seul au­teur et un seul de ses livres. D’où cette las­sante li­ta­nie se­lon la­quelle la do­mi­na­tion des hommes a tou­jours ré­duit les femmes au si­lence. Ma­dame de La Fayette, An­na Akh­ma­to­va, Ma­ri­na Ts­ve­taïe­va, les soeurs Brontë, George Sand, Co­lette, Anaïs Nin, Na­tha­lie Sar­raute, Fran­çoise Sa­gan, Mar­gue­rite Du­ras, Mar­gue­rite Your­ce­nar, Vir­gi­nia Woolf, Vio­lette Le­duc, Syl­via Plath, etc., etc.? In­exis­tantes. Fâ­cheuse pra­tique de beau­coup d’uni­ver­si­taires de ne fon­der leurs tra­vaux que sur ceux de leurs pairs (ma­jo­ri­tai­re­ment amé­ri­cains). On se cite, se congra­tule, se ren­voie la balle. C’est un monde qui vit en vase clos. Les écri­vains ? Aux abon­nés ab­sents. Que Ma­non Gar­cia ne s’est-elle au moins in­té­res­sée à d’autres écrits de Si­mone de Beau­voir sus­cep­tibles, si­non de contre­dire, de nuan­cer son très da­té Deuxième Sexe! Par exemple, à son pas­sion­nant texte sur le mar­quis de Sade (grand hé­ros de la cause des femmes, comme cha­cun sait)! Que ne s’est-elle pen­chée sur la vie de Si­mone de Beau­voir, sur son com­pa­gnon­nage de sept ans avec Claude Lanz­mann, sur sa brû­lante liai­son amou­reuse et sexuelle avec l’amant amé­ri­cain, Nel­son Al­gren! Quel étrange dés­in­té­rêt pour le réel! On ai­me­rait bien en sa­voir un peu plus sur celles, no­tam­ment, qui tranchent du bien et du mal, se montrent très sou­cieuses des mal­heurs des femmes do­mi­nées et très oc­cu­pées à dé­non­cer les mé­faits des mâles do­mi­nants. D’où jugent-elles, com­ment vivent-elles, quelle est leur sexua­li­té? « La peau sur la table », exi­geait Cé­line de ceux qui écrivent. Oui, en l’oc­cur­rence seule­ment la peau des femmes écri­vains mises à la ques­tion.

LE BAL DU DÉ­SIR

Re­tour au livre de Joëlle Pa­pillon, Dé­sir et in­sou­mis­sion. La pas­si­vi­té ac­tive chez Nel­ly Ar­can, Ca­the­rine Millet et An­nie Er­naux. Si, dans les pre­mières pages, ce pro­fes­seur dans une uni­ver­si­té ca­na­dienne sa­cri­fie au jar­gon des théo­ri­ciennes en études fé­mi­nines (ce concept ré­bar­ba­tif d’agen­ti­vi­té), si elle fait al­lé­geance à plu­sieurs de celles-ci, elle s’en li­bère vite pour s’af­fron­ter, avec une belle in­tel­li­gence cri­tique et un es­prit fron­deur, à des ro­mans et des ré­cits au­to­bio­gra­phiques de femmes: Folle de Nel­ly Ar­can, la Vie sexuelle de Ca­the­rine M. de Ca­the­rine Millet, Se perdre d’An­nie Er­naux. Sa thèse, ô com­bien pa­ra­doxale par les temps qui courent, est que tout ce qui dans l’exis­tence et les livres de ces trois au­teurs ten­drait à prou­ver qu’elles sont des femmes sou­mises, des vic­times du pou­voir mâle (pros­ti­tu­tion et fo­lie pour Ar­can, vie sexuelle hors norme pour Millet, ma­so­chisme, ja­lou­sie, pas­sion amou­reuse alié­nante pour Er­naux), re­lè­ve­rait en vé­ri­té d’une lec­ture fau­tive. Leur pas­si­vi­té, écrit-elle, est une « pas­si­vi­té ac­tive » et ce sont elles, ces femmes, qui, si je puis dire, mènent le bal, le bal du dé­sir. Et comme les voies du dé­sir, à l’image de celles du Sei­gneur, sont im­pé­né­trables… Ils se­raient bien mar­ris les fa­meux mâles do­mi­nants mis en scène par ces femmes dé­si­rantes d’ap­prendre qu’ils n’ont été que de gros nou­nours ma­ni­pu­lés par elles. Ne se­rait-ce, dé­jà, pour la simple et bonne rai­son, et in­dé­pen­dam- ment de la stra­té­gie des jeux sexuels eux-mêmes, que ce sont elles, les femmes, qui par l’écri­ture ont pris le pou­voir. Et eux, les mal­heu­reux ma­ni­pu­la­teurs mâles, que sont-ils de­ve­nus? Éva­po­rés. Des sans-noms, des fan­tômes. Il fal­lait une autre femme, Joëlle Pa­pillon, pour com­prendre ce­la. Et oser le dire.

CEN­SU­RER, RÉ­ÉCRIRE

Cette le­çon pour­rait-elle être en­ten­due par les nou­velles idéo­logues d’un fé­mi­nisme vic­ti­maire, ven­geur et culpa­bi­li­sant ? La ques­tion a sa per­ti­nence quand on sait qu’un cer­tain nombre, par­mi celles qui sont le plus in­ter­ve­nues dans le dé­bat, sont ho­mo­sexuelles. À par­tir de quelle connais­sance des hommes, de leur sexua­li­té, des guerres amou­reuses entre les sexes, des mille pièges du dé­sir, bâ­tissent-elles leurs théo­ries ? Comme, ma­ni­fes­te­ment, elles ne lisent qua­si­ment rien de la lit­té­ra­ture fé­mi­nine, et rien, bien en­ten­du, de la lit­té­ra­ture mas­cu­line – elles au­raient pour­tant beau­coup à ap­prendre sur les femmes, sur elles-mêmes, et pour­quoi pas sur les hommes, en li­sant Ra­cine, Sha­kes­peare, Ca­sa­no­va, Sten­dhal, Rim­baud, Proust, Joyce, D.H. La­wrence, Faulk­ner, Clau­del, Mu­sil… ajou­tons qu’une (re)lec­ture de Freud et La­can ne se­rait pas mal­ve­nue –, elles peuvent conti­nuer en toute bonne conscience leur chasse aux porcs, de­man­der l’in­ter­dic­tion d’ex­po­si­tions de ta­bleaux, de ré­tros­pec­tives de films, ré­écrire les chef­sd’oeuvre de la lit­té­ra­ture, tra­fi­co­ter le conte­nu des opé­ras et des pièces de théâtre, cen­su­rer, au nom de la « li­bé­ra­tion de la pa­role des femmes », les pa­roles de femmes ju­gées in­ap­pro­priées, voire scan­da­leuses (exemples à l’ap­pui, s’il le faut).

UNE OMBRE DANS LA NUIT

Osons es­pé­rer que le ré­cit de Fa­bienne Ja­cob, Un homme aborde une femme, échap­pe­ra à leurs po­li­cières en­quêtes. Les très belles pre­mières pages du livre sont faites

de la ren­contre, sur un pont, d’une femme, la nar­ra­trice, avec un in­con­nu. La scène est brève, « dix se­condes au plus ». À l’ins­tant du croi­se­ment au-des­sus de la ri­vière, la femme a le re­gard de l’homme pro­fon­dé­ment « plan­té » dans le sien. Cette ex­pé­rience, ap­pa­rem­ment ano­dine, au­ra pour elle va­leur d’un acte fon­da­teur » à l’ori­gine de ses « choix de vie ul­té­rieurs ». Le livre de Fa­bienne Ja­cob est ain­si fait d’évo­ca­tions lé­gères, joyeuses, drôles, fortes, trou­blantes, des mille ma­nières dont un homme peut abor­der une femme dans la rue. Ai-je be­soin de pré­ci­ser que toutes, y com­pris l e simple r egard de l’homme ren­con­tré sur le pont, se­raient pas­sibles au­jourd’hui d’une condam­na­tion pour « har­cè­le­ment ». Et que dire, quand c’est une « ombre » dans la nuit qui s’ap­proche de la nar­ra­trice et qu’une voix mas­cu­line lui glisse « sa­lope, vient su­cer ma bite » (la dite ombre dis­pa­rais­sant aus­si­tôt dans la rue du vil­lage) ! Ima­gi­nons la même scène vé­cue par mes­dames Laure Mu­rat, Ca­ro­line De Haas, San­dra Mul­ler… La nar­ra­trice, elle, s’af­fole-t-elle, s’in­di­gnet- elle, court- elle éplo­rée por­ter plainte dans un com­mis­sa­riat ? La pro­po­si­tion n’ayant été ac­com­pa­gnée d’au­cune vio­lence phy­sique, elle se contente de consta­ter qu’elle re­le­vait « de ce qui lie les hommes aux femmes ». Et de se sou­ve­nir de son très digne pro­fes­seur avec le­quel, jeune élève, elle cou­chait, qui, à l’ac­mé du dé­sir, lui in­ti­mait d’une voix rauque de lui su­cer la queue. Fa­bienne Ja­cob, par le tru­che­ment de la nar­ra­trice, nous aver­tit : « Je dis la vé­ri­té […], elle n’est pas tou­jours bonne à dire, tant pis je la dis. » Être l ’ob­jet du dé­sir des hommes lui plaît et elle le dit. Cette re­marque : « C’est dans la rue avec des hommes vi­vants, qu’on risque. » En­ten­dons que seuls les hu­mains qui risquent, hommes ou femmes, sont vi­vants.

LA GUÉ­GUERRE, ÇA VA PAS VITE

S’il en est une, de femme, par­mi des mil­liers d’autres, qui s’est sen­tie vi­vante au dé­but du siècle pas­sé et a pris d’elle-même la pa­role sans avoir à y être en­cou­ra­gée par des #Me­Too de l’époque, c’est bien la comtesse Louise de Co­li­gny-Châ­tillon, dite Lou. La pa­role, elle l’a prise, et avec quel aplomb! Face à un homme, un grand poète fou de femmes, un so­lide guer­rier comme il le prou­ve­ra face aux « Boches » en 14-18, Guillaume Apol­li­naire. La des­cen­dante du pres­ti­gieux ami­ral de Co­li­gny fut en 1912 l’une des pre­mières avia­trices fran­çaises, une sorte de « fille de l’air » face aux hommes, à l’ins­tar de l’hé­roïne de Cal­derón. On connais­sait les ad­mi­rables lettres et poèmes qu’Apol­li­naire lui en­voya du front, on dé­couvre au­jourd’hui une cin­quan­taine de lettres de la sé­dui­sante li­ber­tine adres­sées à son pe­tit « chou ché­ri » de poète, lettres pleines de « conchons­se­tés » dans les­quelles elle rap­pelle à son « vieux la­pin » le plai­sir qu’elle pre­nait à avoir ses « grosses fesses » écar­tées par lui et « pro­fon­dé­ment pé­né­trées ». Mis- sives si­gnées : «Ton pe­tit sif­flet à deux trous. » Une « écri­ture sa­vante », un « sens de l’épique », écrit en­thou­siaste Pierre Mi­chon dans le Monde. Elle est, en ef­fet, bien « émou­vante » cette cor­res­pon­dance, mais il y va un peu fort Mi­chon. 7 juin 1915: « Je ne puis res­ter éter­nel­le­ment dans ton plu­mard […] À pro­pos, mon pauvre chou­chou, je pense qu’il y a peu de chance en ce mo­ment de ti­rer du po­gnon des poi­lus pour un bou­quin. » Fin août 1915: « Et toi, mon gros ? Quand prends-tu ta permission […]. À part ça, la gué­guerre, ça va pas vite. » Pour évi­ter la cen­sure mi­li­taire, « noc » est le mot qu’elle em­ploie pour par­ler de son con et trai­ter de con son « Gui ché­ri ». Nos pen­seuses fé­mi­nistes écri­ven­telles par­fois à leurs amants ou maî­tresses des lettres de cette ro­bo­ra­tive cru­di­té ? Non? Dom­mage.

UN HOMME EST FRA­GILE

Comme il se­rait dom­mage qu’à la lec­ture de tel nou­veau pen­sum sur les sem­pi­ter­nels ava­tars du Sexe et du Genre, elles ne pré­fé­rassent pas celle du jour­nal qu’a te­nu Jane Bir­kin de 1957 à 1982, Mun­key Dia­ries. Elles se fe­raient une idée sur ce qu’ont été les liens d’une femme libre avec les hommes qu’elle a épou­sés, ai­més, puis quit­tés, par­ti­cu­liè­re­ment avec l’un d’eux, Serge Gains­bourg. Une le­çon in vi­vo sur ce qu’est la pas­sion amou­reuse et sexuelle avec des per­sonnes du « sexe qu’on n’a pas », comme chan­tait Guy Béart. L’amour fou, l’al­cool, la ja­lou­sie, les vio­lences, les dé­pres­sions, la ten­ta­tion de la pros­ti­tu­tion, le rêve d’une vie com­mune avec trois hommes, au­tant de ces ma­ni­fes­ta­tions du mal – aux yeux des bien­pen­sant(e)s – qui nour­rissent la créa­tion et dont Jane Ber­kin a fait son miel, par­fois amer. À l’une de ses filles, Kate, Jane Bir­kin s’adresse ain­si : « Es­saie tout ce que tu penses de­voir es­sayer. Couche avec qui tu veux, mais reste fière. » Et plus loin : « N’ou­blie ja­mais qu’un homme est fra­gile. » Et c’est la femme de Serge Gains­bourg qui dit ce­la.

INDÉCENCE

Dans un ré­cente tri­bune pu­bliée dans le Monde, Éli­sa­beth Rou­di­nes­co, se fé­li­ci­tant du mou­ve­ment d’éman­ci­pa­tion des femmes dont a té­moi­gné le « grand pas­sage » à l’acte que fut à ses yeux #Me­Too (tout en en cri­ti­quant avec rai­son « cer­taines dé­rives »), écrit qu’il a per­mis « à des femmes vio­lées, la­pi­dées, tor­tu­rées sous di­verses dic­ta­tures de sor­tir de la honte et du si­lence ». Hé­las ! Je crains que les femmes chré­tiennes et yé­zi­dis vio­lées, tor­tu­rées, la­pi­dées, en Sy­rie et en Irak, au Ni­gé­ria, au Ca­me­roun, au Pa­kis­tan, non seule­ment n’aient ja­mais en­ten­du par­ler de #Me­Too mais n’aient eu l’oc­ca­sion, et pour cause, de prendre la pa­role. Celles qui l’ont prise, faut-il le rap­pe­ler, ce sont les stars et star­lettes d’Hol­ly­wood, sui­vies par des uni­ver­si­taires amé­ri­caines. Que ces dames pour­tant bien au chaud, bien pro­té­gées dans leur cam­pus, qu’une pleur­ni­cheuse comme San­dra Mul­ler parce qu’un homme l’a lour­de­ment com­pli­men­tée sur ses gros seins, que les pé­teuses de trouille de­vant la pos­sible pré­sence d’un frot­teur dans le mé­tro pa­ri­sien, ne se soient ja­mais mo­bi­li­sées pour mettre fin au vrai cal­vaire vé­cu par les femmes vic­times de Daëch ou de Bo­ko Ha­ram, et qu’elles puissent confondre dans le même mar­ty­ro­loge une Asia Ar­gen­to et une Asia Bi­bi, la jeune chré­tienne condam­née à mort au Pa­kis­tan, me semble tout sim­ple­ment in­dé­cent.

Jane Bir­kin (Ph. G. Craw­ford), Lou, Fa­bienne Ja­cob (Ph. M. Mel­ki), Nel­ly Ar­can, An­nie Er­naux et Ca­the­rine Millet

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