Ces astres qui nous en­tourent

Aujourd'hui en France - - LA UNE - PAR NI­CO­LAS BERROD ET JOFFREY VOVOS

au ciel ! Après l’éclipse to­tale de Lune la plus longue du siècle, fin juillet, une nou­velle sur­prise vous at­tend cette nuit : une pluie d’étoiles fi­lantes. Ce phé­no­mène, que l’on pour­ra ob­ser­ver par­tout en France si la mé­téo est clé­mente, dure plu­sieurs jours mais il se­ra à son maxi­mum cette nuit. Il sur­vient chaque an­née au coeur de l’été lorsque la Terre tra­verse un nuage de dé­bris is­sus de la co­mète Swift-tuttle. Les pous­sières se trans­forment alors au contact de l’at­mo­sphère en étoiles fi­lantes, bap­ti­sées les Per­séides.

Le pic se­ra at­teint entre 3 heures du ma­tin et le le­ver du So­leil. Et, se­lon les spé­cia­listes, le spec­tacle de­vrait être par­ti­cu­liè­re­ment beau cette an­née. Les condi­tions sont en ef­fet op­ti­males. « Nous avons une nou­velle Lune. Le ciel se­ra donc plus sombre et l’ob­ser­va­tion plus fa­cile », ex­plique Oli­vier Las Ver­gnas, pré­sident de l’as­so­cia­tion fran­çaise d’as­tro­no­mie.

L’idéal pour en pro­fi­ter plei­ne­ment est de s’éloi­gner des grandes villes et de leurs éclai­rages qui pa­ra­sitent le ciel. « Mais, même à Pa­ris, on peut voir le phé­no­mène », s’en­thou­siasme le scien­ti­fique, qui a lui­même fait le test de­puis son bal­con, au dixième étage d’un im­meuble de la ca­pi­tale. Pas be­soin de té­les­cope ou de lu­nettes spé­ciales comme pour une éclipse, l’ob­ser­va­tion se fait à l’oeil nu. « Il faut sim­ple­ment s’ins­tal­ler confor­ta­ble­ment dans une chaise longue pen­dant au moins une de­mi-heure et faire preuve d’un peu de pa­tience », conseille Oli­vier Las Ver­gnas. Pour être sûr de vi­ser au bon en­droit, orien­tez vos pieds vers le nord-est et cher­chez dans le ciel la constel­la­tion de Cas­sio­pée, re­con­nais­sable à sa forme en W. Les étoiles fi­lantes de­vraient ap­pa­raître dans la constel­la­tion voi­sine de Per­sée, d’où leur nom de Per­séides. Et, si cha­cune ne brille qu’une poi­gnée de se­condes, leur grand nombre — jus­qu’à 60 par heure — de­vrait vous per­mettre de faire plu­sieurs voeux, comme le veut la tra­di­tion.

Cette pluie d’étoiles fi­lantes n’est pas la seule de l’an­née. Si vous ne pou­vez pas as­sis­ter au spec­tacle cette nuit et que vous n’êtes pas fri­leux, une séance de rat­tra­page est pos­sible. Les Léo­nides et les Gé­mi­nides sont, elles, ob­ser­vables en no­vembre et dé­cembre.

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