Ney­mar dé­marre en dou­ceur

Aujourd'hui en France - - SPORTS - PAR BER­TRAND MÉTAYER

Près de six mois après l’avoir quit­tée en pleurs et bles­sé, Ney­mar a re­fou­lé la pe­louse du Parc des Princes. Il a ins­crit le pre­mier but contre Caen (3-0) et pas­sé une soi­rée tran­quille.

Chan­ge­ment de dé­cor pour Ney­mar. Près de six mois après sa grave bles­sure à la che­ville droite, le no 10 du PSG a re­fou­lé la pe­louse du Parc des Princes qu’il avait quit­tée sur une ci­vière et en pleurs le 25 fé­vrier pen­dant un match contre L’OM (3-0). Fi­ni les larmes, les sou­ve­nirs des longues se­maines de ré­édu­ca­tion et la Coupe du monde stop­pée en quart de fi­nale par la Bel­gique (2-1). Place aux sou­rires et aux gri­gris !

Der­nier des­cen­du du bus, le Bré­si­lien a pro­fi­té de l’ova­tion qui a ac­com­pa­gné sa tra­ver­sée du ta­pis rouge dé­rou­lé devant l’en­trée du Parc. Cas­quette à l’en­vers et clin d’oeil gé­né­reux, il a cha­leu­reu­se­ment sa­lué les têtes qu’il re­con­nais­sait au mo­ment de pé­né­trer dans un stade qu’il avait seule­ment fré­quen­té le 12 mai der­nier pour la cé­lé­bra­tion du titre. Ce soir-là, la crainte des sif­flets à son en­contre avait pré­ci­pi­té les chan­ge­ments dans l’or­ga­ni­sa­tion des fes­ti­vi­tés. Cer­tains sup­por­teurs s’aga­çaient alors de voir le meilleur joueur de la sai­son ef­fec­tuer sa conva­les­cence au pays et sa pro­pen­sion à ne pas cla­mer qu’il res­tait au PSG n’ar­ran­geait pas la si- tua­tion. Des ten­sions qui sem­blaient ou­bliées au mo­ment de re­dé­mar­rer un nou­veau cham­pion­nat. Avec Tho­mas Tu­chel, Ney­mar a été le plus ap­plau­di à l’annonce des équipes par un pu­blic chauf­fé à blanc par la pré­sen­ta­tion du tro­phée de la Coupe du monde par Mbap­pé, Kim­pembe et Areo­la. Une fer­veur qui a à peine eu le temps de re­tom­ber que Ney­mar ou­vrait le score. Sur un ser­vice de Nkun­ku, l’an­cien Bar­ce­lo­nais fixait Sam­ba pour le trom­per d’un plat du pied gauche im­pa­rable. Son 13e but en 12 matchs de Ligue 1 dis­pu­tés dans l’antre de la porte d’au­teuil. De quoi per­mettre à la tri­bune Au­teuil d’en­ton­ner un vi­brant chant à la gloire du no 10.

En l’ab­sence de Ca­va­ni et de Mbap­pé, Tho­mas Tu­chel avait choi­si d’ali­gner Ney­mar en pointe comme lors de son en­trée en jeu à Shenz­hen (Chine) face à Mo­na­co le 4 août lors du tro­phée des Cham­pions (4-0). Un poste où se­lon l’en­traî­neur al­le­mand, le Bré­si­lien a moins d’ef­forts à ef­fec­tuer alors qu’il a re­joint l’en­traî­ne­ment col­lec­tif seule­ment dix jours avant ce match face à Caen. Un manque de condi­tion qui s’est par­fois vu face aux Nor­mands même s’il a failli s’of­frir un dou­blé sur une tête plon­geante dé­tour­née par Sam­ba (63e). Ney­mar a gé­ré ses ef­forts et ses ac­cé­lé­ra­tions mais a aus­si ef­fec­tué cer­tains re­plis dé­fen­sifs comme pour mieux don­ner des gages à son en­traî­neur. Tho­mas Tu­chel a néan­moins dé­ci­dé de pré­ser­ver son joueur et de le sor­tir à la 80e mi­nute. Une pre­mière de­puis son ar­ri­vée au PSG qui n’a pas sem­blé l’en­thou­sias­mer à voir son re­gard fer­mé au mo­ment de re­joindre le banc de touche. Le tech­ni­cien pa­ri­sien l’a sa­lué d’une pe­tite tape dans la nuque à la­quelle il a ré­pon­du par une main aux fesses qui n’a pas pa­ru contra­rier l’al­le­mand. Ce­lui-ci sait bien qu’un Ney­mar sou­riant est la meilleure des choses qui puisse ar­ri­ver au PSG.

13 BUTS EN 12 MATCHS AU PARC !

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