« La loi donne le cou­rage aux femmes de ré­cla­mer un sa­laire plus éle­vé »

Aujourd'hui en France - - ÉCONOMIE -

« C’EST LA PRE­MIÈRE FOIS en treize ans de car­rière que j’ob­tiens ce que j’ai de­man­dé », lance Eli­za­beth, 35 ans, tout juste em­bau­chée comme di­rec­trice ad­jointe de la stra­té­gie mé­dia dans un grand groupe de com­mu­ni­ca­tion.

« Lors de mes pré­cé­dents en­tre­tiens, les em­ployeurs me de­man­daient à chaque fois mon an­cien sa­laire et, vu que je n’ai ja­mais osé men­tir, j’étais tout le temps moins bien payée que mes col­lègues mas­cu­lins », se sou­vient-elle.

Pas cette fois puisque, de­puis l’an der­nier, New York in­ter­dit aux re­cru­teurs de de­man­der l’his­to­rique sa­la­rial des can­di­dats en en­tre­tien d’em­bauche. « Lors de mon en­tre­tien, j’ai don­né un chiffre, en ayant bien en tête ma va­leur sur le mar­ché, les ré­mu­né­ra­tions à des postes si­mi­laires. Mon em­ployeur a ac­cep­té et mon nou­veau sa­laire est bien plus éle­vé que l’an­cien ! » se ré­jouit celle qui dit avoir sou­vent eu, en tant que « femme et mère de fa­mille », le sen­ti­ment de ne pas être payée « à sa juste va­leur ». En plus du nou­veau cadre lé­gis­la­tif, son « état d’es­prit » est de­ve­nu « plus com­ba­tif ». « Je pense que la loi donne le cou­rage aux femmes de de­man­der une ré­mu­né­ra­tion plus éle­vée. C’est un pre­mier pas, mais les men­ta­li­tés doivent en­core évo­luer », es­time la nou­velle di­rec­trice.

C.C.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.