An­gou­lême ho­nore en­fin ses sol­dats

Aujourd'hui en France - - EN RÉGIONS - FA­BIEN PAILLOT

NOU­VELLE-AQUI­TAINE. Cent ans après la fin de la Grande Guerre, les noms des 1 336 An­gou­moi­sins morts pour la France viennent en­fin d’être gra­vés dans la pierre du mo­nu­ment d’an­gou­lême (Cha­rente) et se­ront dé­voi­lés de­main, jour de com­mé­mo­ra­tion de l’ar­mis­tice du 11 no­vembre 1918. Inau­gu­ré en 1926, ce même mo­nu­ment dé­dié « à nos chers pa­pas » avait fait l’im­passe sur les pa­tro­nymes des en­fants du pays. Pour­quoi ? « La liste consti­tuée cette an­née-là était in­com­plète », ex­plique Syl­vie Blaise-bos­suet. Mé­dia­trice cultu­relle des ar­chives mu­ni­ci­pales, c’est elle qui s’est at­te­lée à ce tra­vail ti­ta­nesque : re­trou­ver toutes les vic­times. Voi­là deux ans qu’elle col­lecte, trie et com­pare les do­cu­ments dis­po­nibles : re­gistres des ma­tri­cules et des en­ga­gés vo­lon­taires, listes élec­to­rales de 1914, an­nuaires et re­cen­se­ments avant de fi­nir par l’état ci­vil, « pour vé­ri­fier les pa­tro­nymes ». Et grâce à elle, plus de 800 sol­dats an­gou­moi­sins morts sur les champs de ba­taille ou dans les hô­pi­taux sont ain­si sor­tis de l’ou­bli. Par­mi eux, des Mal­gaches et des In­do­chi­nois ve­nus tra­vailler un temps à An­gou­lême. Et même une femme _ la seule _ , une in­fir­mière vo­lon­taire dé­cé­dée en ser­vice en juin 1915.

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