« Des dé­bats dès dé­cembre »

Aujourd'hui en France - - FAIT DU JOUR -

Les états gé­né­raux de l’éco­lo­gie an­non­cés par Em­ma­nuel Ma­cron ne sont-ils pas une simple câ­li­no­thé­ra­pie ? N’est-ce pas des­ti­né à en­dor­mir le mou­ve­ment ? C’est tout l’in­verse. Et à mon avis, ça va même plu­tôt chauf­fer. Je suis pour le prin­cipe que les mi­nistres, les dé­pu­tés de la ma­jo­ri­té échangent en di­rect avec les Gi­lets jaunes. Ces dis­cus­sions ne doivent sur­tout pas fi­nir dans des ca­hiers de do­léances que nous li­rions en­suite bien tran­quille­ment dans nos bu­reaux, avant d’al­ler à la té­lé­vi­sion an­non­cer des dé­ci­sions sans concer­ta­tion. Nous consi­dé­rons que les syn­di­cats, les as­so­cia­tions, les élus lo­caux, les en­tre­prises ont leur mot à dire. Je suis fa­vo­rable à ce que même des in­di­vi­dus qui ne sont pas des re­pré­sen­tants of­fi­ciels puissent dis­cu­ter. D’après ce que je com­prends, les Gi­lets jaunes veulent par­ler de su­jets très vastes. Ça va du car­bu­rant au ni­veau de vie en gé­né­ral ou à la ques­tion de la dé­mo­cra­tie : le ré­fé­ren­dum, la dé­mis­sion du Sé­nat, les pé­ti­tions…

Quand vont-ils com­men­cer ? On ne re­porte pas aux ca­lendes grecques. Je sou­haite que ça com­mence dès le mois de dé­cembre, qu’on puisse avoir quelques ren­contres avant Noël. On fe­ra peut-être une trêve des confi­seurs, si toutes les par­ties en conviennent, pour re­prendre en­suite nos dis­cus­sions dès jan­vier et fé­vrier. Tout n’est pas en­core fixé, mais je peux vous dire qu’il ne s’agi­ra pas d’un dé­bat au ni­veau na­tio­nal, ni même ré­gio­nal. Il faut que ce­la parte du ter­rain, au ni­veau lo­cal. L’or­ga­ni­sa­tion ne se­ra pro­ba­ble­ment pas la même dans tous les ter­ri­toires.

Pa­ris (XVE), hier. Fran­çois de Ru­gy s’est en­ga­gé à trans­mettre à Em­ma­nuel Ma­cron la de­mande d’en­tre­vue des Gi­lets jaunes.

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