« Ar­ro­gant, le pré­sident ? Je ne le res­sens pas »

Aujourd'hui en France - - FAIT DU JOUR -

M. Ma­cron pour­rait-il en­fin re­con­naître la « gé­né­ra­tion Gi­lets jaunes » ? Je crois qu’il l’a dé­jà re­con­nue. Je sais que ce n’est pas for­cé­ment per­çu comme ce­la par cer­tains Gi­lets jaunes. Et, fi­na­le­ment, ça ali­mente la co­lère plus que ça ne la calme. Si c’est le cas, ce­la si­gni­fie qu’il faut que l’on s’ex­prime plus clai­re­ment. Il n’y a rien de tel que les échanges di­rects. Moi­même, j’ai dit au pré­sident mar­di ma­tin que puisque les Gi­lets jaunes ont dé­sor­mais des porte-pa­role dé­si­gnés, on peut les ren­con­trer. Il m’y a en­cou­ra­gé et au plus vite. Le Pre­mier mi­nistre a ac­cep­té de ren­con­trer une dé­lé­ga­tion (NDLR : ce ma­tin). On est cons­cient qu’émerge là quelque chose de nou­veau, de par­ti­cu­lier et qui mé­rite d’être re­con­nu.

Quand M. Ma­cron va-t-il nous ren­con­trer ? Je veux bien lui trans­mettre la de­mande !

L’ar­ro­gance de M. Ma­cron n’ag­grave-t-elle pas le conflit ? Moi, je ne le res­sens pas ain­si. Je le vois presque au quo­ti­dien. C’est quel­qu’un d’ou­vert qui n’est pas en­fer­mé dans ses cer­ti­tudes. Il aime bien al­ler au contact des gens, ce qu’on lui a par­fois re­pro­ché, d’ailleurs. Ce­la dit, j’en­tends ce que vous dites. Il faut que nous, les po­li­tiques, y com­pris au plus haut ni­veau, on s’in­ter­roge sur nos fa­çons de faire et d’être. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas s’ar­rê­ter à ça. Nous, on pro­pose, dans les trois mois qui viennent, de prendre en compte toutes les pro­po­si­tions. Nous sou­hai­tons que la ten­sion re­tombe.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.