Une fa­mille de bu­ra­listes de­puis quatre gé­né­ra­tions

A Tré­flez, Pa­trice Ab­grall et sa mère, Alice, viennent de rem­por­ter « un prix de la trans­mis­sion ».

Aujourd'hui en France - - EN RÉGIONS - NO­RA MO­REAU

PA­TRICE AB­GRALL, 56 ans, n’en re­vient tou­jours pas. Membre de la chambre syn­di­cale des bu­ra­listes du Fi­nis­tère, il a été ins­crit à un concours na­tio­nal et vient de rem­por­ter le prix de la trans­mis­sion, lors du con­grès an­nuel or­ga­ni­sé par la Con­fé­dé­ra­tion na­tio­nale des bu­ra­listes, à Pa­ris. Et pour cause, son com­merce, si­tué à Tré­flez, jo­lie pe­tite com­mune cô­tière du nord du Fi­nis­tère, est te­nu « de­puis quatre gé­né­ra­tions » par la même fa­mille. Soit près de cent ans au­jourd’hui. C’est dans la grande mai­son fa­mi­liale où se si­tue le bar-ta­bac Ar Me­nez que Pa­trice a pris la main, en 2007, lors du dé­part à la re­traite de sa mère, Alice. « C’est elle qui, à mon re­tour de la ca­pi­tale, a été la pre­mière à me fé­li­ci­ter. Mais pour­tant, c’est grâce à elle que notre en­seigne est ré­com­pen­sée de sa lon­gé­vi­té au­jourd’hui », glisse mo­des­te­ment le bu­ra­liste.

Chez les Ab­grall, comme dans d’autres com­merces ru­raux de ré­gion, on pro­pose une mul­ti­tude de ser­vices. « Ici, on dé­panne en per­ma­nence, ce qui de­mande une at­ten­tion toute par­ti­cu­lière ! On fait aus­si re­lais co­lis, re­lais ban­caire, de la vente à em­por­ter, des pho­to­co­pies, de la vente de ci­ga­rettes élec­tro­niques, de timbres-poste, de la presse… » Quand de nou­veaux ar­ri­vants s’ins­tallent dans la com­mune, c’est le pre­mier lieu où ils se rendent. Au bar-ta­bac Ar Me­nez, on fait « avant tout du lien so­cial », toute l’an­née.

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