Les Bleues ratent leur en­trée

Aujourd'hui en France - - SPORTS - DE NOTRE ENVOYÉ SPÉ­CIAL STÉ­PHANE BIANCHI À NAN­CY (MEURTHE-ET-MO­SELLE)

L’équipe de France s’est in­cli­née 26-23 face à la Rus­sie, hier soir, en ou­ver­ture du Cham­pion­nat d’eu­rope qu’elle ac­cueille jus­qu’au 16 dé­cembre.

ELLES RÊ­VAIENT d’ou­vrir le bal comme dans un rêve, en don­nant le rythme et en jouant leur par­ti­tion sans la moindre fausse note. Hier soir à Nan­cy, les joueuses de l’équipe de France ont lan­cé l’eu­ro, « leur » Eu­ro, à la ma­nière d’un maître du sus­pense hol­ly­woo­dien : en tor­tu­rant les nerfs des 5 200 spec­ta­teurs ve­nus les en­cou­ra­ger. Seule dif­fé­rence no­table avec l’ouest amé­ri­cain, le Grand-est fran­çais, lui, ne dé­livre pas tou­jours de hap­py-end.

« ON S’EST FAIT TUER AU DÉ­BUT, ON ÉTAIT TROP INHIBÉES » ALEXAN­DRA LACRABÈRE, AR­RIÈRE DE L’ÉQUIPE DE FRANCE

Après avoir pri­vé les Bleues d’une sor­tie en or lors de la fi­nale des Jeux de Rio, la Rus­sie est cette fois ve­nue lui sac­ca­ger son en­trée en ma­tière. La France, qui n’avait pas per­du son pre­mier match dans un Eu­ro de­puis le 7 dé­cembre 2010 (33-22 contre a Nor­vège), n’a ja­mais su trou­vé, hier, l’as­su­rance qui lui avait va­lu de de­ve­nir cham­pionne du monde l’hi­ver der­nier.

« C’est un match im­por­tant, on est aus­si stres­sés que les filles », nous avait confié Ma­rie-ange, la ma­man d’al­li­son Pi­neau, avant le coup d’en­voi. Un signe pré­mo­ni­toire. Hur­lée à tue-tête avec le pu­blic, « la Mar­seillaise » cen­sée leur don­ner des ailes a au contraire sem­blé cou­per les pattes des Bleues. Six pos­ses­sions de balle et sept longues mi­nutes de jeu, c’est l’éter­ni­té qu’il au­ra fal­lu pour voir Béa­trice Ed­wige ins­crire le pre­mier but tri­co­lore. Et der­rière, si elles sont res­tées au contact grâce aux pa­rades de Ley­naud et pas­sées de­vant grâce aux grands coups de Ka­nor, les Fran­çaises au­ront été trop courtes pour te­nir la dis­tance.

« On s’est fait tuer au dé­but, on était trop inhibées, sou­rit une Alexan­dra Lacrabère qui veut re­la­ti­vi­ser. Mais la com­pé­ti­tion n’est pas jouée. » « On peut très bien battre la Rus­sie et se faire sor­tir au pre­mier tour comme perdre ce match d’ou­ver­ture et ter­mi­ner cham­pionnes d’eu­rope », avait pré­ve­nu Oli­vier Krumb­holz avant le match. A ses troupes de mon­trer qu’elles peuvent suivre la deuxième op­tion en s’im­po­sant di­manche (15 h 30) face à la Slo­vé­nie.

Pa­lais des sports Jean­weille (Nan­cy), hier soir. Al­li­son Pi­neau n’ar­rive pas à fran­chir le ri­deau dé­fen­sif russe.

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