« J’ai pas­sé le plus dur »

Sus­pen­du jus­qu’en juillet pour trois man­que­ments aux règles an­ti­do­page, évoque pour la pre­mière fois son an­née sans com­bat.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR ÉRIC MI­CHEL

TO­NY YO­KA est un boxeur qui ne boxe plus. De­puis dé­but juillet, le cham­pion olym­pique des poids lourds, qui vise tou­jours à terme le titre mon­dial, purge une sus­pen­sion d’un an pour trois man­que­ments (« no show ») aux règles de la lutte an­ti­do­page. « Je purge ma peine sans dis­cu­ter car je pense au fond de moi que je n’ai rien à me re­pro­cher. J’ai d’ailleurs dit à mes avo­cats d’ar­rê­ter tous les re­cours en­core pos­sibles. Ces der­niers temps, j’ai eu des pro­mo­teurs qui m’ont pro­po­sé d’al­ler faire des com­bats aux Etats-unis. J’au­rais pu le faire avec une li­cence amé­ri­caine, quelque part en Ca­li­for­nie, bien plan­qué. Mais j’ai dit non parce que je suis un homme de pa­role, et je l’avais don­née. J’ai dit que je vou­lais boxer en France parce que je suis Fran­çais. J’en as­sume donc les consé­quences. » pour la réus­site de mon plan­ning ! De­puis ma sus­pen­sion, j’ai été contrô­lé au moins cinq fois, dont deux fois ces deux der­nières se­maines, alors que je ne boxe plus. Aux Etats-unis aus­si, je se­rais contrô­lé. Dans le fond, je trouve ça bien mais, dans la forme, c’est mal gé­ré. Quand tu es un jeune ama­teur qui se dé­brouille tout seul, c’est com­pli­qué de s’or­ga­ni­ser. » j’avais une grave bles­sure. Ma vraie crainte était fi­nan­cière. Je suis comme tout le monde. J’ai une fa­mille, une mai­son et des im­pôts à payer. Heu­reu­se­ment, j’ai conser­vé le sou­tien de mes par­te­naires : Ca­nal +, le Coq spor­tif et les autres. » mon­dial des poids lourds. Les autres boxeurs me le disent. Je suis pres­sé d’y ar­ri­ver. Il faut juste at­tendre un pe­tit peu. Je n’ai que 26 ans. Je suis su­per jeune pour un poids lourd, on l’ou­blie sou­vent. C’est pour ça qu’il y a tel­le­ment d’at­tente au­tour de moi. J’ai été cham­pion olym­pique à 24 ans, mon ad­ver­saire en avait 30. Tout le monde s’est af­fo­lé parce que j’avais de l’avance par rap­port à mon âge. Je l’ai tou­jours. »

Bou­lo­gnebillan­court (Hauts-de-seine), lun­di. Le cham­pion olym­pique de Rio 2016 a hâte de re­tour­ner aux Etats-unis par­faire son en­traî­ne­ment.

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