Deux pis­teurs tués par leurs ex­plo­sifs

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS -

est un drame ra­ris­sime qui reste pour l’ins­tant to­ta­le­ment in­ex­pli­qué. Deux pis­teurs ar­ti­fi­ciers de la sta­tion de Mo­rillon (Haute-sa­voie) sont morts hier ma­tin alors qu’ils ma­ni­pu­laient leurs ex­plo­sifs pour dé­clen­cher pré­ven­ti­ve­ment des ava­lanches afin de sé­cu­ri­ser les pistes avant l’ou­ver­ture du do­maine skiable.

« Les deux pis­teurs avaient dé­jà ef­fec­tué trois tirs. Lors du 4e, vers 8 h 30, il y a eu une ex­plo­sion et plus au­cun contact ra­dio. D’autres pis­teurs se

C’sont alors ren­dus sur place et ont dé­cou­vert leurs col­lègues dé­cé­dés. Ce­la a été un choc pour eux mais aus­si pour tout le per­son­nel du do­maine skiable », re­late Pas­cal Tour­nier, di­rec­teur gé­né­ral du do­maine skiable Grand Mas­sif.

UN CHOC ÉNORME

Les vic­times, âgées de 44 et 53 ans, étaient des pis­teurs ar­ti­fi­ciers ex­pé­ri­men­tés et aguer­ris. « On ne s’ex­plique pas ce drame. Avec les pro­cé­dures mises en place, un tel ac­ci­dent ne doit en théo­rie ja­mais ar­ri­ver. On ne com­prend pas ce qui a pu se pas­ser. Seule l’en­quête per­met­tra de le dé­ter­mi­ner. Mais pour nous, c’est un choc énorme. Perdre deux em­ployés dans de telles condi­tions, c’est dif­fi­cile à ad­mettre. Nous sommes tous dans l’in­com­pré­hen­sion to­tale », in­siste Pas­cal Tour­nier.

Une en­quête a été ou­verte par le par­quet de Bon­ne­ville. Elle a été confiée au pe­lo­ton de gen­dar­me­rie de haute mon­tagne de Cha­mo­nix. Une cel­lule psy­cho­lo­gique a éga­le­ment été mise en place pour les pis­teurs du do­maine skiable Grand Mas­sif, ter­ri­ble­ment af- fec­tés par la mort de leurs deux col­lègues. « Ce­la va être dur de re­tour­ner au bou­lot ce lun­di, et sur­tout de dé­clen­cher à nou­veau des tirs d’ex­plo­sifs après cet ac­ci­dent », a confié l’un d’eux. Le 26 fé­vrier 2010, deux pis­teurs ar­ti- fi­ciers de la sta­tion de La Tous­suire (Sa­voie), un homme et une femme de 39 et 33 ans, avaient trou­vé la mort dans des condi­tions si­mi­laires. L’ex-ac­ti­viste d’ex­trême gauche ita­lien Ce­sare Bat­tis­ti (pho­to), ar­rê­té sa­me­di en Bo­li­vie, a été re­mis hier après-mi­di aux au­to­ri­tés ita­liennes, à San­ta Cruz, dans l’est du pays. Son avion était at­ten­du ce ma­tin en Ita­lie. En 1993, Bat­tis­ti a été condam­né par contu­mace à la per­pé­tui­té pour son im­pli­ca­tion dans des crimes com­mis dans les an­nées 1970. L’ita­lien, qui a tou­jours cla­mé son in­no­cence, s’était ré­fu­gié en France où il a vé­cu de 1990 à 2004, an­née où la me­nace d’une ex­tra­di­tion l’a pous­sé à s’exi­ler au Bré­sil. L’ar­ri­vée au pou­voir du nou­veau pré­sident, Jair Bol­so­na­ro, a pré­ci­pi­té la ca­vale de l’an­cien ac­ti­viste, au­jourd’hui âgé de 64 ans. Une femme de 47 ans a été tuée par arme à feu dans la nuit de sa­me­di à di­manche dans un ap­par­te­ment à Cannes (Alpes-ma­ri­times). Le sus­pect âgé de 50 ans, en état d’ivresse au mo­ment des faits sur­ve­nus dans un quar­tier ré­si­den­tiel, a pré­ve­nu lui-même les se­cours et a été pla­cé en garde à vue. « Même s’il ap­pa­raît que les deux per­sonnes n’ha­bi­taient pas au même do­mi­cile et n’étaient pas ma­riées, nous avons re­te­nu la qua­li­fi­ca­tion de meurtre par conjoint dans la me­sure où ils en­tre­te­naient une re­la­tion stable et sen­ti­men­tale », a pré­ci­sé Fa­bienne At­zo­ri, pro­cu­reur de la Ré­pu­blique de Cannes.

DE NOTRE EN­VOYÉ SPÉ­CIAL SERGE PUEYO À MO­RILLON (HAUTE-SA­VOIE)

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