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Aujourd'hui en France - - VIE QUOTIDIENNE -

par les pa­rents : jus­qu’à 15 ans, c’est d’ac­cord pour les pre­mières fies­tas, mais sans al­cool, et en pré­sence d’un membre de la fa­mille. « Plus le pre­mier contact avec l’al­cool est tar­dif, mieux c’est, as­sène le psy­chiatre, le rite fa­mi­lial consis­tant à ini­tier un en­fant au goût du cham­pagne lors d’un apé­ro ou d’un an­ni­ver­saire est ab­so­lu­ment à ban­nir. » A par­tir de 16 ans, on al­lège pro­gres­si­ve­ment l’in­ter­dic­tion. « Mais si on s’aper­çoit que toutes ses sor­ties sont al­coo­li­sées, on al­lume les war­nings. Les binge drin­kers ont un risque éle­vé, de se re­trou­ver adulte al­coo­lo­dé­pen­dant », alerte Laurent Ka­ri­la

FAUX

« Tous les pro­duits psy­choac­tifs com­portent un risque, rap­pelle le spé­cia­liste. Il est main­te­nant prou­vé que le can­na­bis, chez des su­jets souf­frant de troubles psy­chia­triques pré­exis­tants, peut ac­cé­lé­rer l’ap­pa­ri­tion de troubles bi­po­laires ou la schi­zo­phré­nie. » Car le can­na­bis n’a plus rien à voir avec ce­lui que fu­maient nos grands-pa­rents. Dans les an­nées 1960, sa te­neur moyenne en THC, sa sub­stance ac­tive, était de 1 % à 5 %. Au­jourd’hui, elle est de… 21 %. Votre ado est plus som­nolent ou ex­ci­té que d’ha­bi­tude, il prête moins at­ten­tion à son hy­giène, fait de longues siestes après l’école… vi­gi­lance ! Le chan­ge­ment de cercle d’amis, l’ar­rêt de cer­tains loi­sirs, du sport, des pro­blèmes de mé­moire… sont au­tant de si­gnaux qu’il ne faut pas né­gli­ger. « Si le can­na­bis est par­ti­cu­liè­re­ment dan­ge­reux à l’ado­les­cence, c’est parce qu’à cette pé­riode le cer­veau est en plein re­mo­de­lage neu­ro­nal et hor­mo­nal. » Sur ces cer­veaux, le THC peut faire l’ef­fet d’une mi­ni-bombe ! Alors, si on s’in­quiète, vite, on lui glisse l’adresse de l’une des quelque 500 consul­ta­tions jeunes consom­ma­teurs (CJC) pré­sentes au ni­veau de chaque dé­par­te­ment. Votre ado peut s’y rendre, seul ou ac­com­pa­gné. C’est ano­nyme et gra­tuit. Bi­lan de sa consom­ma­tion, sou­tien in­di­vi­duel ou en groupe, ces consul­ta­tions pri­vi­lé­gient avant tout l’écoute.

ont dé­jà été ivres et 10 % sont dé­jà dé­pen­dants au can­na­bis.

UNE PE­TITE CONSOM­MA­TION EST SANS DAN­GER :

Pour trou­ver le CJC le plus proche, ren­dez-vous sur Drogues-in­fo-ser­vice.fr ou contac­tez le 0.800.23.13.13 (ap­pel gra­tuit de­puis un poste fixe).

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