Aujourd'hui en France

BÉ­BÉ SE­COUÉ

- Me FRANCESCA SATTA, AVO­CATE D E CINQ VIC­TIMES Crime

cadre de l’af­faire Cot­trez, du nom d’une aide-soi­gnante ju­gée cou­pable du meurtre de huit de ses nour­ris­sons.

« Ce choix du pro­cu­reur est cou­ra­geux et sal­va­teur, abonde Me Francesca Satta, avo­cate de cinq des 312 vic­times im­pli­quées dans l’ins­truc­tion ju­di­ciaire ou­verte jeu­di. Ce­la ne cou­lait pas de source. Cette dé­ci­sion est for­cé­ment mo­ti­vée par le fait qu’un grand nombre de vic­times pou­vaient en bé­né­fi­cier. » Au to­tal, 55 per­sonnes, hommes et femmes confon­dus, ont été sor­ties de cette fa­çon des griffes de la pres­crip­tion.

Une prise à la dé­fense

Seul bé­mol, cette stra­té­gie peut aus­si of­frir une prise à la dé­fense de Joël Le Scouar­nec qui ne man­que­ra pas de rap­pe­ler, le jour ve­nu, que pour ces 55 dos­siers l’ac­cu­sa­tion ne re­pose que sur des écrits du mis en cause. En­fin, mal­gré la créa­ti­vi­té ju­ri­dique du par­quet de Lo­rient, 26 vic­times n’ont pu être in­té­grées dans la pro­cé­dure. Non seule­ment parce que les faits étaient trop an­ciens pour cer­taines, mais aus­si parce que les vic­times en ques­tion avaient des sou­ve­nirs de ce qu’elles avaient su­bi. Un pa­ra­doxe de plus dans cette af­faire dé­ci­dé­ment hors norme.

Un père de 35 ans a été condam­né à douze ans de ré­clu­sion cri­mi­nelle par la cour d’as­sises de Cha­rente, à An­gou­lême, pour avoir cau­sé la mort de sa fille de 2 mois, en 2018, en la frap­pant et en la se­couant. La mère du bé­bé, pour­sui­vie pour « non-as­sis­tance à per­sonne en dan­ger », a été re­laxée.

Ce choix du pro­cu­reur est cou­ra­geux et sal­va­teur

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