Aujourd'hui en France

Et si « To­to » Tra­vers tou­chait le gros lot

- Crédit Agricole

SARLAT et son vieux quar­tier mé­dié­val où il aime flâ­ner, sa Fête de la truffe où il se rend par­fois pour le plai­sir des pa­pilles… Laurent Tra­vers pour­rait par­ler pen­dant des heures de sa terre na­tale du Pé­ri­gord qu’il ché­rit tant. Au point d’y avoir gar­dé une mai­son se­con­daire, car « c’est le bie­nêtre à tout point de vue, mes at­taches sont là-bas, mes deux soeurs et mon frère y ha­bitent en­core ».

A Sarlat, comme au Ra­cing, le ma­na­geur, qui dis­pute ce soir sa 3e fi­nale de Coupe d’eu­rope contre le club an­glais d’exe­ter, est toujours ap­pe­lé To­to. Le so­bri­quet que son oncle Fer­nand lui avait trou­vé « parce que j’avais ten­dance à faire rire tout le monde par mes bê­tises, jeune ».

On le consi­dère aus­si comme un exemple de réus­site, « la preuve vi­vante que tout le monde peut y ar­ri­ver avec le tra­vail et la per­sé­vé­rance, quand on s’en donne les moyens », dit sa femme, Ch­ris­telle, qu’il a ren­con­trée au ly­cée à… Sarlat.

Rien n’était écrit d’avance, en ef­fet, pour Laurent Tra­vers, 52 ans mer­cre­di pro­chain, fils d’un ar­ti­san me­nui­sier- charpentie­r-cou­vreur et d’une em­ployée com­mu­nale. Il y a une tren­taine d’an­nées, il jouait au rugby à Brive et tra­vaillait dans le mi­lieu ban­caire, jus­qu’à di­ri­ger douze agences du Cré­dit agri­cole.

« Il fai­sait deux al­lers-re­tours par jour, avec trois quarts d’heure de route à chaque fois de­puis Sarlat, je me sou­viens de ses mi­ni-siestes après l’en­traî­ne­ment du ma­tin dans sa ba­gnole avant de re­par­tir au bou­lot », confie Di­dier Ca­sa­déi, son an­cien co­équi­pier et ami.

Dé­jà cham­pion d’eu­rope avec Brive en 1997

« En 1995-1996, To­to était rem­pla­çant au poste de ta­lon­neur, pour­suite ce der­nier . Il a sû­re­ment été dé­çu par mo­ments, il au­rait pu se dire : Al­lez, je mets le rugby un peu de cô­té. Cer­tains au­raient bais­sé les bras à sa place mais lui n’a ja­mais re­chi­gné, a fer­mé sa gueule, et la roue a tour­né en sa fa­veur. Il est de­ve­nu cham­pion d’eu­rope en 1997 (NDLR : ti­tu­laire contre les An­glais de Lei­ces­ter). »

Trois ans plus tard, le Pé­ri­gour­din met fin à sa car­rière, et dé­cide de s’in­ves­tir à 100 % dans l’ova­lie, de­ve­nant en­traî

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