Re­tour aux sources, en Ko­diaq à Ko­diak Is­land

Un es­sai de Sko­da Ko­diaq, à Ko­diak, en Alas­ka, il fal­lait oser… Sko­da France l’a fait. Nous y étions. Bien­ve­nue sur cette île du bout du monde.

Auto Moto - - Auto Menu - PAR A. MATAL, PHO­TOS C. CHOULOT

Le Ko­diak, pour ceux qui l’ignorent, est un ours, mais pas n’im­porte le­quel. Dé­ri­vé d’ours brun, c’est le plus im­po­sant : de­bout sur ses pe­tites pattes ar­rière, un mâle peut at­teindre trois mètres de haut et pe­ser près de 850 kg. Face à un chep­tel d’en­vi­ron 3 000 in­di­vi­dus, Clé­ment, le pho­to­graphe, y re­garde à deux fois avant de prendre un cli­ché… même si, aux dires d’émi­nents spé­cia­listes, nos amis les bêtes pré­fèrent le sau­mon, ou l’élan, aux hommes. Après seule­ment dix mi­nutes de route, nous croi­sons notre pre­mier spe­ci­men, et nous plions vo­lon­tiers à la cou­tume lo­cale consis­tant à ad­mi­rer, à dis­tance rai­son­nable s’en­tend, ces fiers mam­mi­fères à la re­cherche de beaux pois­son­nets.

Notre pé­riple nous en­traîne vers le sud par la route prin­ci­pale de l’île de Ko­diak, la Chi­niak High­way. Ce nom, à conso­nance so­vié­tique, té­moigne en­core de l’his­toire pas­sée de l’île. An­cienne co­lo­nie russe avant d’être ven­due aux États-Unis, en 1867, l’Alas­ka est au­jourd’hui l’État le plus éten­du du pays, mais aus­si l’un des moins peu­plés. Les im­menses fo­rêts qui nous en­tourent laissent en ef­fet peu de place au tra­fic rou­tier. Et les condi­tions cli­ma­tiques, dignes d’un mois de no­vembre – nous sommes pour­tant en juillet… – li­mitent la vi­si­bi­li­té, nous pri­vant par­fois de pa­no­ra­mas ex­cep­tion­nels. Rien de rédhi­bi­toire, ce­pen­dant. La côte vol­ca­nique nous ap­pa­raît, au­then­tique, ma­jes­tueuse et ex­tra­or­di­nai­re­ment pré­ser­vée. Sous l’im­pul­sion de sa sym­pa­thique maire, Pat Bran­son, la ville de Ko­diak mul­ti­plie en ef­fet les ini­tia­tives des­ti­nées à pro­té­ger l’en­vi­ron­ne­ment.

Après une halte au com­plexe spa­tial de l’Alas­ka, nous re­pre­nons la route. Quelques pistes (très rou­lantes), nous donnent l’oc­ca­sion de mieux cer­ner notre Ko­diaq équi­pé du mo­teur 1.5 TSI de 150 ch, dé­jà étren­né par le Ka­roq. Souple et si­len­cieuse, cette mé­ca­nique dé­place cou­ra­geu­se­ment notre im­po­sant SUV 7 places, par­ti­cu­liè­re­ment ha­bi­table. Au rythme “crui­sing” im­po­sé par les sé­vères li­mi­ta­tions de vi­tesse d’Amé­rique du Nord, la sus­pen­sion fait mer­veille. Équi­pé d’une nou­velle boîte de vi­tesses DSG à 7 rap­ports, qui rem­place avan­ta­geu­se­ment l’an­cienne double em­brayage à 6 rap­ports par­fois hé­si­tante, notre fi­ni­tion Scout, plus ba­rou­deuse, s’offre des ex­ten­sions d’ailes et des sou­bas­se­ments ren­for­cés, très ap­pré­ciés lors de notre ba­lade. Les adeptes de la trans­mis­sion intégrale de­vront s’en re­mettre au 2.0 TSI 190, plus oné­reux et, sur­tout, ma­lus­sé. Dans ces condi­tions peu fa­vo­rables, notre Ko­diaq deux roues mo­trices s’en sort néan­moins avec les hon­neurs, grâce à des pneus mixtes ef­fi­caces. Im­pres­sion­nés lors de notre pas­sage, les ha­bi­tants, cha­leu­reux, se de­mandent d’où vient ce SUV, qui porte le nom de leur île. Les plus cu­rieux s’ap­prochent, ob­servent, ap­pré­cient une pré­sen­ta­tion in­té­rieure très sé­rieuse et flat­teuse, dont seuls les Eu­ro­péens pour­ront pro­fi­ter, le Ko­diaq n’étant pas com­mer­cia­li­sé dans ces plus loin­taines contrées. Dom­mage… car cet im­po­sant com­pa­gnon de voyage (4,70 m de long) af­fiche une bon­ho­mie cer­taine, qui n’est pas sans rap­pe­ler celle d’un bon gros nou­nours des an­ti­podes. ●

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