Croi­ser un ani­mal sau­vage

Le conduc­teur a tout in­té­rêt à an­ti­ci­per et sa­voir com­ment ré­agir s’il y a heurt avec la voi­ture.

Auto Moto - - Automenu - PAR FRÉDÉRICQUE AU­BRY

Ils sont im­pré­vi­sibles ! Quand, au ha­sard de leurs dé­pla­ce­ments, les ani­maux sau­vages s’ap­prochent de la route, ils peuvent sur­prendre dan­ge­reu­se­ment même le plus aguer­ri des conduc­teurs. Car, en zone ru­rale, à la tom­bée de la nuit, le risque de heur­ter un che­vreuil ou un san­glier guette les au­to­mo­bi­listes. Sur­tout, lorsque la chasse est ou­verte (de sep­tembre à fé­vrier), et que les dé­pla­ce­ments des ani­maux se mul­ti­plient.

Si la col­li­sion se pro­duit, pas de pa­nique ! Veillez à ga­rer votre vé­hi­cule de ma­nière à ne pas gê­ner la cir­cu­la­tion, sans ou­blier d’ins­tal­ler un tri­angle de pré-si­gna­li­sa­tion pour aler­ter les autres usa­gers et évi­ter un sur­ac­ci­dent. En­fi­lez votre gi­let ré­tro-ré­flé­chis­sant et in­ci­tez aus­si vos pas­sa­gers à s’équi­per. Ne vous ap­pro­chez pas de l’ani­mal, qui, bles­sé, pour­rait vous faire mal. Une fois le lieu “pro­té­gé”, pen­sez à pré­ve­nir les forces de l’ordre et le maire de la com­mune sur la­quelle a eu lieu la col­li­sion. Ce sont les au­to­ri­tés qui dé­ci­de­ront de la prise en charge de l’ani­mal bles­sé : il se­ra trans­por­té soit dans un centre de sau­ve­garde de la faune sau­vage, soit au­près d’une so­cié­té d’équar­ris­sage. Et seules les forces de l’ordre peuvent au­to­ri­ser le conduc­teur qui le sou­haite à em­por­ter du “grand” gi­bier chas­sable (san­glier, cerf, che­vreuil…). Dans le cas où votre vé­hi­cule au­rait été abî­mé, il vous reste à réunir un maxi­mum de preuves de la col­li­sion (pho­tos, té­moi­gnages…) puis à dé­cla­rer l’ac­ci­dent à votre as­su­reur dans les 5 jours. Pour que les voi­tures ne risquent pas de heur­ter un ani­mal sau­vage, mieux vaut com­men­cer par res­pec­ter quelques règles élé­men­taires de pru­dence (voir l’en­ca­dré). In­utile de comp­ter sur les aver­tis­seurs à ul­tra­sons, plu­tôt ine caces, “es­sen­tiel­le­ment parce que les ani­maux ci­blés par ces dis­po­si­tifs semblent ne pas bien per­ce­voir ces ondes à fré­quence éle­vée…”, rap­pelle Ch­ris­tophe Ra­mond, di­rec­teur des Études et Re­cherche à l’as­so­cia­tion “Pré­ven­tion Rou­tière”. En­fin, les conduc­teurs s’ac­com­modent fort bien des amé­na­ge­ments qui pré­servent les iti­né­raires na­tu­rels de la faune sau­vage : tun­nels sou­ter­rains pour les am­phi­biens, ron­geurs ou rep­tiles ; éco­ducs ou éco­ponts en­jam­bant cer­taines au­to­routes ou voies à grande cir­cu­la­tion pour les ani­maux plus im­po­sants. Reste que les ani­maux sau­vages sont par­tout : avec eux aus­si, il faut ap­prendre à par­ta­ger l’es­pace pu­blic. ●

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.