Auto Moto

DOUX PIMENT DE CAYENNE

- PAR J. JODRY, PHOTO DR

Si le Nissan Juke fut précurseur dans le domaine des SUV urbains sportifs, avec sa version Nismo apparue en 2013, force est de constater qu’aucun autre constructe­ur n’avait osé, jusqu’à présent, lui emboîter le pas. Sept ans plus tard, alors que la seconde génération de Juke semble avoir définitive­ment fait le deuil d’une variante hautes performanc­es, Ford tente sa chance sur ce créneau. Sûr de son coup, le constructe­ur américain n’a pas estimé nécessaire de recourir à l’électrific­ation pour booster son Puma, tout bonnement animé par la cavalerie de la renommée Fiesta ST. Le jeune félin mise sur l’excellent 3-cylindres 1.5 de 200 ch, maintes fois primé. Délivrant 320 Nm de couple, il abat le 0 à 100 km/h en 6,7 s, jusqu’à culminer à 220 km/h en pointe. Se refusant délibéréme­nt à l’automatism­e, il jouit d’une boîte mécanique à 6 rapports et de multiples modes de conduite, mais bénéficie surtout d’un di érentiel mécanique à glissement limité. Son look sportif, parfois apparenté à celui d’un Porsche Cayenne en réduction, intègre un déflecteur à la proue pour augmenter la force d’appui du train avant de près de 80 %, afin d’améliorer la stabilité et la motricité. À l’intérieur, l’ambiance racing est assurée par des sièges sport Recaro chau ants, des plaques de seuil Ford Performanc­e, un volant à méplat en cuir et un pommeau de levier de vitesse ST. ■

Ne l’appelez plus Crossland X. Comme le nouveau Mokka, il abandonne sa particule et adopte une nouvelle identité pour relancer ses ventes, trois ans après son lancement. Il n’était pas le plus

LE CROSSLAND PROFITE D’UN IMPORTANT QUI LUI PERMET DE RACCROCHER LES WAGONS AVEC LES THÈMES STYLISTIQU­ES DU RÉCENT MOKKA.

sexy du genre, face aux Renault Captur, Peugeot 2008 ou Citroën C3 Aircross. Mais le vent de fraîcheur qui sou e sur le design Opel depuis quelques temps tombe à point nommé pour ajouter un supplément d’âme au Crossland. Alors que la gamme du constructe­ur allemand procède généraleme­nt par menues évolutions esthétique­s, les modificati­ons apportées ici sont particuliè­rement profondes. À l’exception des ailes et des optiques avant, toutes les pièces voisines évoluent. Rares sont les facelifts bénéfician­t d’un nouveau capot. C’est pourtant la faveur que lui ont accordée ses designers, par souci d’harmonie avec l’une des pièces maîtresses du nouveau design Opel : ce bandeau en plexiglas, nommé Vizor, remplaçant avantageus­ement la précédente calandre. D’un noir laqué brillant, il relie les deux phares et s’orne, en son centre, du nouveau logo Opel. À cette occasion, la proue s’o re un nouveau bouclier mettant en scène une immense entrée d’air, faisant également o ce de protection de bas de caisse. Elle est encadrée par des déflecteur­s chromés verticaux accueillan­t des antibrouil­lards à LED. Au niveau de la poupe, les évolutions se concentren­t sur le dessin du sabot, intégré au bouclier. Plus haut, les feux s’assombriss­ent et sont artificiel­lement reliés par un bandeau noir appliqué à la carrosseri­e. Toutes ces évolutions ne révolution­nent pas la silhouette du Crossland, toujours très typée monospace, comparée à la concurrenc­e de SUV urbains. Mais elles ont le mérite de dynamiser l’ensemble. L’habitacle, lui, est loin d’avoir fait l’objet d’autant d’attentions. On retrouve une planche de bord identique, mais les sièges adoptent le fameux label AGR, cher aux Opel et garant d’un excellent confort outre-Rhin. ■

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