F50

1995 PRE­MIÈRE MO­NO­COQUE

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En 1995, la F50 fai­sait fi­gure de F1 rou­tière avec 520 ch. au­jourd’hui, une 599 gTB Fio­ra­no dé­ve­loppe 100 ch de plus, et im­pose da­van­tage de re­te­nue dans sa dé­si­gna­tion. pour­tant, la F50 était presque une voi­ture de course, il n’y avait au­cun doute là-des­sus. im­mé­dia­te­ment com­pa­rée à la F40 qu’elle rem­pla­çait, elle fut ra­pi­de­ment mise à l’écart de ce genre de re­la­tions. La F50 n’avait au­cun rap­port avec elle, à com­men­cer par son v12 at­mo­sphé­rique moins sau­vage qu’un v8 tur­bo­com­pres­sé. et ac­ces­soi­re­ment plus puis­sant de 42 che­vaux. sor­tant un ren­de­ment de 111 ch/litre, ce noble v12 ou­vert à 65° dé­ve­lop­pait dé­jà 350 ch à 6 000 tr/mn, à plus de 2 000 tours de son ré­gime maxi ! La boîte mé­ca­nique était une 6 vi­tesses clas­sique à syn­chros, l’al­ter­na­tive à cra­bots pro­po­sée sur la F40 ayant été aban­don­née. À la fois ber­li­nette et bar­quette avec pan­neau de toit amo­vible, la F50 fut tes­tée prés de 2 000 heures dans la souf­fle­rie pi­nin­fa­ri­na. elle peut s’en­or­gueillir d’avoir été la pre­mière Fer­ra­ri de route à châs­sis mo­no­coque. Con­trai­re­ment à la F40 dont le châs­sis tu­bu­laire re­ce­vait des ren­forts de car­bone, ce­lui de la F50 était en­tiè­re­ment en car­bone/kev­lar, ren­for­cé de fibres ara­mides et no­mex. il dé­ri­vait de la 330 sp de la sé­rie im­sa 1994, avec mo­teur por­teur et sus­pen­sions di­rec­te­ment an­crées des­sus. La struc­ture était donc iden­tique à celle d’une For­mule 1. amor­tis­se­ment Bil­stein pi­lo­té élec­tro­ni­que­ment, sus­pen­sion à pous­soirs et bas­cu­leurs avec com­bi­nés in-board, disques acier de 355 mm à l’avant, rien n’était trop beau pour en faire un pro­to­type de route. Le v12 4,7 litres ac­cep­tait d’être pous­sé à 8 750 tr/mn maxi, et per­sonne à l’ex­té­rieur ne res­tait in­sen­sible lors­qu’une F50 pas­sait à proxi­mi­té. on l’en­ten­dait de loin… il fal­lait re­lâ­cher dou­ce­ment l’em­brayage en 1ère, pas trop quand même, au­tre­ment quelques à-coups désa­gréables vous rap­pe­laient que vous n’étiez pas dans une porsche 911…À cause de l’ins­tru­men­ta­tion élec­tro­nique, le compte-tours n’était pas très li­sible et il était fa­cile de se re­trou­ver à 8 000 tr/mn, lar­ge­ment au-des­sus de 200 km/h, alors que vous ve­niez à peine d’en­clen­cher la 3e. pro­duite jus­qu’en 1997 en trois co­lo­ris (rouge, noire ou jaune), la F50 est un mo­dèle très re­cher­ché du fait de sa pro­duc­tion li­mi­tée à 349 exem­plaires. ne comp­tez pas moins de 450 000 €. À condi­tion d’en trou­ver une.

12 cy­lindres en V à 65° at­mo­sphé­rique – 4 698 cc - 4 ACT/48 sou­papes – 520 ch à 8 500 tr/mn – Ges­tion élec­tro­nique Bosch Mo­tro­nic 2.7– Boîte 6 rap­ports – Struc­ture mo­no­coque en com­po­sites – 4 freins à disques ven­ti­lés – 1 350 kg – 327,3 km/h – 400 mètres D.A en 11“7 – 1 000 mètres D.A en 21“2 – 0 à 100 km/h en 4“02 – 0 à 260 km/h en 16“20.

La pre­mière Fer­ra­ri de route à chNs­sis mo­no­coque. Moins dif­fi­cile à pi­lo­ter qu’une F40 au plan phy­sique, elle dé­cou­lait d’une phi­lo­so­phie dif­fé­rente avec son V12 4,7 litres at­mo­sphé­rique. La pro­duc­tion an­non­cée de 349 exem­plaires ne fut pas dé­pas­sée....

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