CON­SO. Films, gym, sé­ries, mu­sique, poi­reaux et pois­sons frais à go­go… On s’abonne ou pas ?

CI­NÉ, MU­SIQUE, PA­NIERS DE FRUITS ET LÉ­GUMES… DANS LA JUNGLE DES OFFRES PRO­PO­SÉES, CE QU'IL FAUT SA­VOIR AVANT DE SE LAN­CER.

Avantages - - Sommaire - par MU­RIELLE GIORDAN

Films, sé­ries… à vo­lon­té

La pro­messe. L’ac­cès à un ca­ta­logue de mil­liers de films, sé­ries, do­cus, pro­grammes pour en­fants… pour 1 écran, à par­tir de 7,99 €/mois chez Net­flix (net­flix.fr) et 49 €/an chez Ama­zon Prime Vi­deo (pri­me­vi­deo.com).

On y ré­flé­chit à deux fois… si on pré­fère les films ré­cents. Car ces sites ne pro­posent pas ceux sor­tis dans l’an­née en salles. En France, la loi est stricte : il faut comp­ter en­vi­ron 3 ans après l’ex­ploi­ta­tion d’un film au ci­né­ma pour qu’il passe sur ces pla­te­formes. Autre bé­mol : le ca­ta­logue d’Ama­zon Prime Vi­deo reste en­core un peu pauvre, com­pa­ré à ce­lui de son concur­rent.

L’al­ter­na­tive. Par­ta­ger un abon­ne­ment à plu­sieurs. Par exemple, l’offre Pre­mium de Net­flix (13,99 €/mois pour 4 écrans, soit 3,50 €/ pers./mois). Si­non, il y a tou­jours la VOD clas­sique (lo­ca­tion de films à l’uni­té sans abon­ne­ment), les films et sé­ries y sont ré­cents (en­vi­ron 6 mois) : 4 € le film sur ca­nal-vod.fr, myTF1­vod.tf1.fr, vi­deo-a-la-de­mande.orange.frÉ

MU­SIQUE À GO­GO

La pro­messe. L’ac­cès à des mil­liers d’ar­tistes et de mor­ceaux en illi­mi­té sur smart­phone et/ou or­di­na­teur pour en­vi­ron 10 €/mois (soit le prix d’un CD). Par­mi les pla­te­formes de strea­ming les plus connues : Dee­zer, Spo­ti­fy, YouTu­beMu­sic, Apple Mu­sic, Google Play Mu­sic.

On craque… si on aime dé­cou­vrir de nou­veaux ar­tistes et qu’on a l’ha­bi­tude d’ache­ter 1 ou 2 CD par mois. Ou que l’on consomme en fa­mille : on peut en ef­fet re­grou­per sur un même compte plu­sieurs per­sonnes grâce aux offres « fa­mille » (env. 15 €/mois jus­qu’à 6 uti­li­sa­teurs, soit 2,50 €/pers.). En re­vanche, si on pré­fère écou­ter la ra­dio et que l’on reste fi­dèle à quelques al­bums trô­nant sur nos éta­gères, l’in­ves­tis­se­ment ne vaut pas le coup.

L’al­ter­na­tive. Se conten­ter de la gra­tui­té. Spo­ti­fy, Dee­zer, Mu­sicMe sont ac­ces­sibles en ver­sion gra­tuite, mais li­mi­tée, avec pubs entre les chan­sons. Un peu pé­nible mais pra­tique si on n’uti­lise le ser­vice que très ponc­tuel­le­ment. Si­non, il reste l’in­con­tour­nable youtube.com qui reste un ex­cellent moyen d’écou­ter ses mor­ceaux pré­fé­rés et per­met même de faire des play­lists (en cli­quant sur le « + » à cô­té de « Par­ta­ger », sous la vi­déo).

À moi les salles obs­cures

La pro­messe. Du ci­né en illi­mi­té moyen­nant un en­ga­ge­ment de 1 an (se­lon les offres) : 19,90 €/mois (Ci­nePass so­lo) et 33,90 €/mois (For­mule Duo) chez Pa­thé/Gau­mont (ci­ne­mas­pa­the­gau­mont.com), ou 21,90 €/mois chez UGC/MK2 ( mk2.com).

C’est ren­table… si on est ci­né­phile : on se fait une toile au moins 2 fois par mois et on ne re­chigne pas à s’en­ga­ger pour 12 mois. En re­vanche, la carte est inu­tile si on peut bé­né­fi­cier d’un ta­rif avan­ta­geux via un co­mi­té d’en­tre­prise, ou qu’on a un su­per home ci­né­ma. À no­ter aus­si que la nou­velle ver­sion du Ci­nePass Pa­thé/Gau­mont n’in­clut plus les séances en Imax et 3D. La bonne idée : s’ins­crire en pé­riodes de pro­mo (ren­trée, fêtes de Noël…), quand les frais de dos­sier (30 € quand même) sont of­ferts. On n’ou­blie pas de pas­ser en re­vue les avan­tages de chaque carte : celle d’UGC pro­pose, par exemple, des ré­duc­tions sur les séances « Vi­va l’opé­ra » (opé­ras dif­fu­sés en di­rect sur grand écran), tan­dis que, chez Pa­thé/Gau­mont, on peut an­nu­ler sans frais une séance ré­ser­vée, choi­sir sa place…

L’al­ter­na­tive. Les séances du ma­tin (c’est moi­tié moins cher à 11 h du ma­tin), les achats de places par lots (chèques ci­né­ma…), plus avan­ta­geux qu’un achat à l’uni­té, ou les ventes flash du mar­di pro­po­sées à 4,50 € sur ci­ne­mas­pa­the­gau­mont.com

POIS­SON FRAIS, FRUITS ET

LÉ­GUMES EN VENTE DI­RECTE CHAQUE SE­MAINE

La pro­messe. Ache­ter en ligne di­rec­te­ment au pro­duc­teur et re­ce­voir son co­lis dans un point re­lais se­lon la fré­quence choi­sie (une fois par se­maine, tous les 15 jours...). Chez pois­caille.fr, à par­tir de 19,90 €/ se­maine le ca­sier de la mer pour 2/3 pers. Pour les fruits et lé­gumes : au­tour de 16 € pour 3-4 kg sur po­ta­ger­ci­ty.fr, re­seau-amap.org…

On se laisse ten­ter… si on peut pla­ni­fier ses me­nus et si on a un em­ploi du temps flexible, car il faut pou­voir al­ler cher­cher le pa­nier chaque se­maine (jour fixe et cré­neau ho­raire pré­cis). At­ten­tion : mieux vaut un point re­lais près de chez soi, au risque de se ba­la­der avec 1 kg de pois­son ou de lé­gumes sous le bras. A no­ter aus­si : le conte­nu du pa­nier n’est pas for­cé­ment connu à l’avance (dans les Amap, par exemple). Pas en­vie de cui­si­ner des pro­duits mé­con­nus (cer­tains crus­ta­cés ou des lé­gumes ou­bliés) ? On passe son che­min. L’al­ter­na­tive. Com­man­der à l’uni­té et sans en­ga­ge­ment (pos­sible sur

run­gi­schez­vous.com ou le­cam­pa­nier.fr) en com­plé­tant sur son mar­ché.

La li­vrai­son ex­press Ama­zon Prime

La pro­messe. Pour 5,99 €/mois ou 49 €/an, la li­vrai­son gra­tuite de nos achats ef­fec­tués sur Ama­zon, en jour ou­vré, et d’autres avan­tages comme l’ac­cès en avant-pre­mière au Prime Day et au Black Fri­day, des sé­ries et de la mu­sique en strea­ming… Un mois d’abon­ne­ment of­fert pour toute pre­mière sous­crip­tion. ama­zon.fr/prime

On fonce si… on a be­soin de pro­duits cou­rants ra­pi­de­ment et si on aime pou­voir tout com­man­der en ligne. L’offre est sur­tout in­té­res­sante pour les fa­milles car, outre la li­vrai­son gra­tuite quel que soit le mon­tant de la com­mande, elle fait bé­né­fi­cier de 20 % de ré­duc­tion per­ma­nente sur les couches et la pué­ri­cul­ture, de 40 h of­fertes de mu­sique par mois en strea­ming (Prime Mu­sic), d’une sé­lec­tion d’e-books gra­tuits, de soldes avant les soldes... On peut même en faire pro­fi­ter les autres membres de la fa­mille. L’al­ter­na­tive. Res­ter un client clas­sique et es­sayer les abon­ne­ments aux pro­duits du quo­ti­dien. Par exemple, on re­çoit à la fré­quence dé­si­rée sham­pooing, gel-douche, cé­réales… Plus on cu­mule les abon­ne­ments, plus les ré­ducs aug­mentent (jus­qu’à 20 % au to­tal). Par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sant pour les couches pour bé­bé, sou­vent moins chères qu’en grandes sur­faces, et la lessive, à condi­tion de bien re­gar­der le prix au ki­lo ou au litre et de les com­pa­rer.

SPORT EN SALLES À VOS MARQUES

La pro­messe. À par­tir de 60 € par mois (voire plus si la salle de sport est haut de gamme), on a ac­cès aux équi­pe­ments spor­tifs et aux pe­tits plus : ser­viettes de bain, douches, hammam, sau­na, es­paces dé­tente…

On évite si… on n’a pas d’ob­jec­tif réel (une course, une com­pé­ti­tion à pré­pa­rer…) ou que l'on sait d’em­blée qu’on ne pour­ra pas s’y rendre au moins 2 fois par se­maine. Un con­seil aux dé­bu­tantes : mieux vaut dé­mar­rer en dou­ceur et at­tendre quelques mois avant d'en­vi­sa­ger un abon­ne­ment ferme.

L’al­ter­na­tive. Les séances à la carte sans en­ga­ge­ment sur gym­lib.com, à prix né­go­ciés (entre 5 et 10 € la séance), les for­mules des salles low cost, plus souples et moi­tié moins chères, ac­ces­sibles à tous (Fit­ness Park, Ba­sic Fit, Neo­ness…). Cer­taines pro­posent même des cré­neaux « heures creuses » pour payer en­core moins. fit­ness­park.fr, ba­sic-fit.com, neo­ness.fr

Le pense-bête pour évi­ter l’en­tour­loupe

Gare à la re­con­duc­tion ta­cite. Par exemple, un abon­ne­ment à un ma­ga­zine, à un jour­nal, à une chaîne té­lé… On garde en mé­moire les dates an­ni­ver­saire (ou on met un rap­pel dans son agen­da) et on ré­si­lie un mois avant l’échéance du contrat.

Offres trop al­lé­chantes ? Mé­fiance ! Elles cachent par­fois des frais de dos­sier ou d’ins­crip­tion éle­vés, une dif­fé­rence de prix entre le pre­mier mois et le deuxième (c’est le cas pour cer­tains jour­naux en ligne qui pro­posent un ta­rif bas les pre­miers mois et aug­mentent en­suite).

At­ten­tion aux abon­ne­ments ca­chés. On nous fait mi­roi­ter sur In­ter­net un smart­phone pour 1 €, des pro­duits de beau­té gra­tuits… Seuls les frais de port sont à ré­gler. Ou bien de grosses ré­duc­tions sur des vê­te­ments, par­fums ou chaus­sures en échange d’une ins­crip­tion à un club soi-di­sant VIP. Le hic : on com­mu­nique nos don­nées ban­caires et on se re­trouve abon­née à des ser­vices dou­teux fac­tu­rés par­fois jus­qu’à 70 € par mois.

L’ar­naque du cash-back payant. Cer­tains sites pseu­do­pu­bli­ci­taires nous im­posent un abon­ne­ment men­suel d’en­vi­ron 15 € pour nous faire ga­gner de l’ar­gent sur nos achats ef­fec­tués en ligne, le tout en em­ployant des mé­thodes qui manquent to­ta­le­ment de trans­pa­rence (un en­cart pub à la fin d’une com­mande pro­met­tant 20 € de bons d’achat…). Sur­tout, on évite de cli­quer des­sus.

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