L’étude qui plombe

Avantages - - NUTRITION -

S’il est éta­bli qu’une ali­men­ta­tion char­gée en mau­vaises graisses (c’est-à-dire en acides gras trans pré­sents dans les plats pré­pa­rés, vien­noi­se­ries in­dus­trielles ou fast food) nuit à la san­té du coeur, les cher­cheurs ont éga­le­ment dé­cou­vert qu’elle était né­faste pour le mo­ral. Une étude eu­ro­péenne* a ob­ser­vé ré­gu­liè­re­ment pen­dant 6 ans le mode de vie, le ré­gime ali­men­taire et le risque de dé­pression sur 12 000 par­ti­ci­pants. Les conclu­sions sont édi­fiantes : chez les su­jets à l’ali­men­ta­tion riche en acides gras trans, ils ont ob­ser­vé jus­qu’à 48 % de ma­jo­ra­tion du risque de dé­pression. Au-de­là des ef­fets dus à ces com­po­sés pro-in­flam­ma­toires, une sur­con­som­ma­tion de junk food pro­voque aus­si un dé­fi­cit en nu­tri­ments es­sen­tiels (ma­gné­sium, vi­ta­mines B, tryp­to­phane…), et en acides gras ome­ga 3 bé­né­fiques au cer­veau. Se­lon les cher­cheurs, la hausse mon­diale de la dé­pression de ces der­nières an­nées pour­rait être im­pu­tée, au moins en par­tie, à ce chan­ge­ment ra­di­cal dans nos sources de graisses. * Pu­blic Health Nu­tri­tion, 2012.

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