Avantages

Ça co­gite pas mal

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L’au­dace, le rire, la ren­contre, l’ac­cé­lé­ra­tion du temps… Dans ses pod­casts*, Ma­rie Ro­bert dé­sa­cra­lise la philo pour qu’elle nous serve au quo­ti­dien. Avec hu­mour et poé­sie, cette prof de lettres nous avait dé­jà ai­dé à re­la­ti­vi­ser nos pe­tits tra­cas dans ses livres à suc­cès Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philo et Des­cartes pour les jours de doute (éd. Flam­ma­rion). Là, épi­sode après épi­sode, elle nous livre les clés de la sa­gesse ou, du moins, de quoi se chan­ger les idées sur un tran­sat ou ailleurs. Et ar­rê­ter de se po­ser la ques­tion : « Dans quel état j’erre ? »

* « Phi­lo­so­phy is sexy », à écou­ter sur Spo­ti­fy, Acast, Apple Pod­casts…

étu­diante en gem­mo­lo­gie

« Grâce à mon as­tro­logue, j’ai chan­gé de voie pro­fes­sion­nelle »

« L’as­tro­lo­gie, pour moi, se ré­su­mait à l’ho­ro­scope d’Eli­za­beth Teis­sier dans le jour­nal té­lé. Mais ces his­toires de pla­nètes m’avaient tou­jours in­tri­guée et j’ai fi­ni par prendre ren­dez-vous avec l’as­tro­logue d’une amie. Je lui ai juste don­né la date, le lieu et l’heure de ma nais­sance. Elle m’a re­çue à son ca­bi­net, mon thème as­tral et son gros an­nuaire des éphé­mé­rides po­sés sur son bu­reau. Sa lec­ture de ma vie et de ma per­son­na­li­té m’a bluf­fée. Tout était juste. Et avec mon mé­tier dans la ges­tion de crise, à Pa­ris, je sais ne rien lais­ser trans­pa­raître. La seule ques­tion que j’ai po­sée concer­nait mon job : il me pas­sion­nait mais, à 25 ans, je dou­tais de mes ca­pa­ci­tés dans ce mi­lieu très mas­cu­lin. Elle m’a as­su­ré que j’étais à ma place et que je se­rais à l’apo­gée de ma car­rière à 40 ans. C’est avec cette confiance nou­velle que j’ai bos­sé à fond, jus­qu’à ma dé­mis­sion, il y a 4 ans, pour res­ter au­près de mes filles (en­tre­temps, on avait dé­mé­na­gé à Aix). Le hic, je n’ai pas re­trou­vé ce job pas­sion­nant dans ma ré­gion et je ne me voyais pas faire autre chose. Avoir tant don­né dans la ges­tion de crise pen­dant tant d’an­nées… là, j’étais pau­mée. Lors de la consul­ta­tion, sur­prise ! Elle voit chez moi une fibre ar­tis­tique à ex­ploi­ter. Nous par­lons no­tam­ment d’une éven­tuelle re­con­ver­sion. La bi­jou­te­rie re­vient sou­vent sur le ta­pis. Bof, ce sec­teur ne me parle pas vrai­ment. Mais l’été der­nier, après avoir vi­si­té une coo­pé­ra­tive mi­nière de pierres pré­cieuses au Sri Lan­ka, j’ai eu une ré­vé­la­tion : la joaille­rie éthique pou­vait me pas­sion­ner. C’est avec cette in­tui­tion (et beau­coup de doutes) que j’ai à nou­veau consul­té. Mon thème in­di­quait que j’avais be­soin de mettre de “la conscience dans la ma­tière“. Là, les mots ont fait tilt : j’ai iden­ti­fié des pro­duc­teurs éthiques, des­si­né des mo­dèles, éta­bli des de­vis au­près de fa­bri­cants, dé­po­sé mon nom* à l’INPI. Je suis une for­ma­tion de gem­mo­logue car je vais devoir ac­qué­rir des com­pé­tences scien­ti­fiques et tech­niques. Pour l’anec­dote, j’ai dé­ci­dé de me lan­cer le jour de mes 40 ans, l’âge de l’apo­gée pro dont me par­lait l’as­tro­logue il y a quinze ans… »

* cos­mos­circle.org

pro­fes­seur de Pi­lates* « J’ai in­ves­ti grâce à la nu­mé­ro­lo­gie »

« J’avais envie d’ache­ter un pe­tit ap­par­te­ment, pour avoir des re­ve­nus à ma re­traite. Le hic, c’est que je n’avais au­cun sou de cô­té, il fal­lait que j’em­prunte à la banque. C’était trop ris­qué, je n’osais pas sau­ter le pas. Un de mes clients m’a par­lé d’une nu­mé­ro­logue. J’ai pris ren­dez-vous seule­ment par cu­rio­si­té. C’est fou tout ce qu’elle m’a dit avec sim­ple­ment mes nom, pré­nom et date de nais­sance ! Elle m’a ac­cueillie avec une feuille pleine de cal­culs et ces mots em­bal­lés : “Je vous at­ten­dais, vous êtes un so­leil, je vous vois en te­nue spor­tive, vous connec­tez les gens entre eux…” Sa des­crip­tion me res­sem­blait et, en plus, me ren­voyait une image très po­si­tive. En­suite elle m’a dit que ce n’était pas un ap­par­te­ment que j’al­lais ache­ter, mais deux. Et qu’il fal­lait at­tendre le prin­temps. Je me suis lan­cée en juin. Un vieux mon­sieur ven­dait tous ses biens et m’a fait vi­si­ter deux lo­ge­ments, côte à côte, su­per bien pla­cés, avec des bal­cons. Je n’ai même pas hé­si­té. Je les ai pris tout de suite, sans en vi­si­ter d’autres. Avec mon sa­laire en dents de scie, j’ai eu du mal à ob­te­nir le prêt, mais je n’ai pas lâ­ché. J’avais confiance, convain­cue de ma dé­marche grâce à la nu­mé­ro­logue. Je l’ai re­con­tac­tée pen­dant le confi­ne­ment. J’en avais marre de mes cours de Pi­lates, trop rou­ti­niers. Je vou­lais les faire évo­luer. Mais com­ment ? Là en­core, elle a été une aide pré­cieuse. Elle m’a dit que j’étais en ce mo­ment to­ta­le­ment dans la com­mu­ni­ca­tion et que j’al­lais me­ner deux ac­ti­vi­tés en pa­ral­lèle. Ses confidence­s ont fait tilt : je pro­pose des cours de Pi­lates en vi­sio­con­fé­rences alors que la tech­no­lo­gie me re­bute à la base. Et j’ai aus­si créé un compte Ins­ta­gram pour mon­trer mes pein­tures, ce que je n’avais ja­mais osé faire jusque-là. J’ai des re­tours tel­le­ment po­si­tifs que j’ai le pro­jet d’étendre mes cours en live à toute la France et d’or­ga­ni­ser une ex­po. La nu­mé­ro­logue m’a ouvert de nouveaux ho­ri­zons et don­né l’au­dace d’en­tre­prendre. Les ap­par­te­ments ? Un su­per in­ves­tis­se­ment, tou­jours quatre ans après ! »

* Fa­ce­book/L’étoile de mer Mal­mousque

chan­teuse* « Ma mé­dium m’a re­don­né goût à la vie »

« En per­dant ma grand-mère, j’ai per­du ma joie de vivre. Tout s’est ef­fon­dré au­tour de moi.

La vie était de­ve­nue triste, terre à terre, noire. Je ne croyais plus en rien, j’étais de­ve­nue pes­si­miste. Ma grand-mère re­pré­sen­tait beau­coup pour moi, c’était ma deuxième ma­man. Pas un jour sans que je pense à elle. Ce pas­sage à vide a du­ré trois ans, jus­qu’à ce que je ren­contre Fran­ca**. C’est un ami qui, tou­ché par mon deuil, m’a conseillé cette mé­dium. Il était sûr que je se­rais entre de bonnes mains. Et il avait rai­son. Fran­ca est une belle per­sonne, je l’ai sen­ti tout de suite. Avec dou­ceur et bien­veillance, elle m’a de­man­dé le nom et la date de nais­sance de ma grand-mère. Et la ma­gie a opé­ré. Elle l’a “fait par­ler”. Pen­dant deux heures, des ex­pres­sions dans le dia­lecte na­po­li­tain de ma grand-mère sor­taient de sa bouche, qu’elle ne com­pre­nait pas. Moi non plus… je les avais ou­bliées, c’est dire. Au début, mon sang s’est gla­cé. Com­ment fai­sait-elle ce­la ? Mais la stu­pé­fac­tion a lais­sé place à un bon­heur im­mense. Je me suis aper­çue que ma grand-mère était tou­jours là en fait, si près de moi ! J’ai beau­coup pleu­ré, de tris­tesse mais de joie aus­si et, sur­tout, d’es­poir. Cette séance m’a per­mis de re­prendre confiance en la vie et d’ac­cep­ter ce décès. Je peux le dire : Fran­ca m’a ré­ani­mée. Je suis re­de­ve­nue so­laire et po­si­tive. Tout s’est éclai­ré, beau­coup de pro­jets et d’op­por­tu­ni­tés se sont pré­sen­tés. Bon, ça ne s’est pas fait en une séance… Je suis re­tour­née voir Fran­ca pour me li­bé­rer de mes peurs… de dé­ce­voir, de tout perdre, du len­de­main… Elle m’a fait une séance d’hyp­nose. C’était étrange, je me suis dit qu’elle était très forte pour par­ler aux âmes, mais que, là, rien ne se pas­sait en moi. Je m’étais trom­pée. Les choses ont fait leur che­min. J’ai consul­té à nou­veau Fran­ca après le décès de mon pa­pa en 2018. Elle m’a ai­dée à vivre ce deuil plus fa­ci­le­ment et à en­trer en contact avec lui deux mois plus tard. Grâce à elle, je sais qu’il veille sur nous. Fran­ca est mer­veilleuse, elle a trans­for­mé ma vie à ja­mais. »

* les­lie­no­ta­ran­to­nio.com ** fran­ces­ca-cos­tan­za.com

en­tre­pre­neuse*

« Le ta­rot a pré­dit ma gros­sesse »

« Dois-je ac­cep­ter mon plan de dé­part vo­lon­taire ou non ? Im­pos­sible de tran­cher. Fi­nan­ciè­re­ment, le li­cen­cie­ment était in­té­res­sant, mais quit­ter mon job m’at­tris­tait beau­coup. Pour m’ai­der à y voir clair, ma cou­sine me conseille d’al­ler voir une ta­ro­logue. Elle m’a tout de suite plu par sa sim­pli­ci­té. Pas de choses far­fe­lues chez elle, pas d’in­can­ta­tions, de dé­co­rum dé­li­rant, de mar­ke­ting éso­té­rique : elle avait les pieds sur terre et la voix po­sée. Alors, quand elle a “lu” dans les cartes que je de­vais gar­der mon job car j’al­lais tom­ber en­ceinte deux mois plus tard, je suis tom­bée des nues. Ce­la fai­sait quatre ans que mon com­pa­gnon et moi ten­tions d’avoir un en­fant… Nous étions ar­ri­vés au bout d’un pro­ces­sus mé­di­cal dou­lou­reux et contrai­gnant, et rien ne fonc­tion­nait. Je suis sor­tie de chez elle for­cé­ment du­bi­ta­tive. Com­ment y croire ?

Pour­tant, j’ai quand même re­fu­sé mon li­cen­cie­ment. J’avais dé­jà consul­té avant, et une dame avait pré­dit que l’homme de ma vie se­rait un spor­tif pro­fes­sion­nel, vi­vant à Cas­sis, et que son pré­nom com­men­ce­rait par un D. Et bin­go, c’est mon ché­ri ! Alors pour­quoi pas cette fois-ci en­core… J’ai bien fait. La ta­ro­logue avait rai­son : deux mois plus tard, je suis tom­bée en­ceinte na­tu­rel­le­ment. Je me de­mande même si elle n’avait pas vu que j’al­lais avoir une fille. Elle m’avait dit aus­si qu’il ne fal­lait pas que je m’in­quiète pour ma vie pro­fes­sion­nelle, que j’al­lais mon­ter une en­tre­prise à suc­cès… dans la dé­co. Et ce fut le cas ! Nous avons créé avec mon amou­reux “J’ai vu la Vierge”, des bon­dieu­se­ries dé­ca­lées qui car­tonnent. Notre fille ? Un ado­rable ‘‘pe­tit diable’’ de 5 ans. »

* jai­vu­la­vierge.com

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