Big Bike Magazine

SAINTE-ANNE-LA-CONDAMINE

L’ESPRIT DU PARPAILLON

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Au pied du superbe fort de Tournoux, cette grimpée vers la station de ski de Sainte-anne peut également mener au col du Parpaillon, option gravel.

Montée courte mais difficile, se hisser jusqu’à la station de ski de Sainte-anne-la-condamine donne toujours l’envie d’aller plus loin dans l’exploratio­n du vallon du Parpaillon, tant par son côté sauvage que par son mythe.

Restons d’abord sur le Parpaillon, dont le nom sonne comme un hymne, un mantra. Bref, ça sonne. Mieux, ça intrigue. Il faut dire que cette route, jamais goudronnée, se voulait une doublure stratégiqu­e de celle du col de Vars. Sauf qu’à son sommet, le long tunnel du Parpaillon (Papillon) (500 m quand même !), culmine à 2643 m d’altitude, le col physique étant à 2783 m, soit plus haut que l’iseran ! L’histoire a fait que depuis 1900, date où la route a été finie pour consolider la place forte du fort de Tournoux, il n’a jamais été ouvert à la circulatio­n à l’exception des convois militaires. Un film surréalist­e sur le cyclisme a aussi été tourné sur ces pentes en 1992 (Parpaillon de Luc Moullet), renforçant probableme­nt sa légende même si, il faut le reconnaîtr­e, cet OVNI du cinéma n’a pas eu droit à la même distributi­on que « La grande vadrouille. » Mais revenons à Sainte-anne. Dès la sortie du village, on s’engouffre dans un goulet étroit, pas vraiment engageant. Et tout de suite, la route se cabre. Un avantage : on prend tout de suite de l’altitude et le paysage s’ouvre. Un inconvénie­nt : la pente à 9% n’est pas rendue plus roulante par un revêtement parfait. Ça saute, ça secoue, bref, il faut lutter pour progresser de manière fluide. Il faut dire que sur les 6 km et des broutilles grimpant à la station, la moyenne de la pente s’affiche à presque 9%. Faut pas rêver, cela signifie des moments plus difficiles, renforcés par ce revêtement peu compatible avec la pratique du billard… Cet aller-retour se fait principale­ment pour repérer le paysage de ses prochaines vacances au ski, ou parce qu’on a déjà tout écumé autour. Il n’empêche que plus on monte, plus on domine la vallée et le panorama s’élargit, se bonifie, prend son ampleur jusqu’à arriver à ce kilomètre à 11%, puis à la station, sur un large plateau tout à fait bucolique, à 1830 m quand même pour 560 m de dénivelé. Les grimpeurs vont donc adorer, les rouleurs se contentero­nt du paysage pour se consoler…

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Au-dessus de la Condamine-châtelard, mais pas encore au Parpaillon !
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