« Le VT­TAE est une dis­ci­pline comme l’en­du­ro, la des­cente ou le cross-coun­try »

Bike (France) - - Coup Gueule De -

«Ce que j’ai vou­lu ex­pli­quer sur mon site et ma chaîne You­tube, c’est qu’il fal­lait peut- être se po­ser les bonnes ques­tions plu­tôt que de res­ter sur des pré­ju­gés. J’ai trop lu sur les fo­rums et en­ten­du sur le vé­lo que le vt­tae n’était pas phy­sique, mais avant de te­nir de tels pro­pos, il fau­drait peut-être es­sayer, ce qui n’est pas le cas de la plu­part des dé­trac­teurs. Je pré­cise que je n’ai moi­même ja­mais es­sayé le vt­tae, mais j’ai­me­rais le faire un jour car je trouve ce­la très in­té­res­sant. Mon mes­sage, mon coup de gueule, porte donc sur le fait qu’il faut peut-être es­sayer de com­prendre pour­quoi les gens qui pra­tiquent le vtt as­sis­té ont fait ce choix ? Le vtt, c’est pour tout le monde, et ceux qui ont des sou­cis de san­té, un âge avan­cé, peu de temps pour s’en­traî­ner ou aus­si ceux qui gardent la no­tion d’ef­fort, mais qui sou­haitent dé­ve­lop­per da­van­tage la no­tion de plai­sir sont les grandes ca­té­go­ries de pra­ti­quants du vt­tae. Pour cer­tains, si le vt­tae n’exis­tait pas, la pra­tique du vé­lo tout­ter­rain se­rait sim­ple­ment im­pos­sible, alors pour­quoi cri­ti­quer et por­ter des ju­ge­ments de va­leur ? Sur le ter­rain, il y a sou­vent des pe­tites re­marques, une forme d’ani­mo­si­té, même si heu­reu­se­ment le cas contraire existe aus­si. Mais là où les gens se lâchent le plus, c’est sur les fo­rums, à l’abri der­rière leur cla­vier ! Dans la très grande ma­jo­ri­té des cas, les vé­té­tistes en élec­trique nous si­gnalent leur ar­ri­vée, sur­tout dans les mon­tées, il n’y a pas de pro­blèmes.

Une dis­ci­pline à part en­tière

Je me suis po­sé la ques­tion de sa­voir s’il fal­lait « for­cer » la co­ha­bi­ta­tion vtt/vt­tae sur les évé­ne­ments. Sur les grosses épreuves, type Roc d’Azur, avec beau­coup de par­ti­ci­pants, des che­mins par­fois étroits, je pense que c’est une bonne chose de sé­pa­rer pour que cha­cun puisse pro­fi­ter se­rei­ne­ment de son épreuve, d’au­tant plus qu’il y a aus­si par­fois une his­toire de chro­no. Sur les plus pe­tites ran­dos, la to­lé­rance et l’uti­li­sa­tion com­mune des che­mins doit être de ri­gueur. Pour re­ve­nir au coeur du su­jet, je ne com­prends pas ce dis­cours qui consiste à dire que le vt­tae n’est pas du vtt. Bien sûr, que c’est du vtt ! Avec ses spé­ci­fi­ci­tés, ses par­ti­cu­la­ri­tés, mais au même titre que le cross-coun­try n’est pas la DH ou que l’en­du­ro n’est pas le trial ! Ja­mais per­sonne n’a dit que l’une de ces dis­ci­plines n’était pas du vtt ? ! Pour­quoi le faire au su­jet du vt­tae alors ? C’est de­ve­nu une dis­ci­pline à part en­tière et il faut le voir comme tel. Tout ce qui est nou­veau fait peur. À tel point qu’on peut lire sur In­ter­net que le vtt à as­sis­tance élec­trique, c’est la fin du vtt mus­cu­laire. Pas du tout. J’avais fait une vi­déo sur ma chaîne You­tube sur le su­jet en pre­nant comme exemple le fait que lorsque la té­lé­vi­sion est ap­pa­rue, lorsque In­ter­net est ap­pa­ru, les livres n’ont pas ces­sé d’être pu­bliés pour au­tant ! Le vt­tae re­pré­sente un autre mar­ché, pas un mar­ché concur­rent, le vtt mus­cu­laire exis­te­ra tou­jours ! Et même si le vt­tae de­vait se gé­né­ra­li­ser, quel se­rait le pro­blème d’avoir un vé­lo qui nous per­mette de faire des par­cours plus longs, d’al­ler plus loin, de faire des par­cours plus tech­niques ou in­fran­chis­sables en mus­cu­laires ? Pour­quoi pas !

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