On trouve en Eu­rope des fos­siles de ca­ni­dés res­sem­blant à des chiens re­mon­tant à plus de 30 000 ans.

Books - - 19 FAITS & IDÉES À GLANER DANS CE NUMÉRO -

Mal­gré les nom­breux sé­quen­çages du gé­nome de chiens et de loups et de non moins nom­breux ef­fets d’an­nonce, l’ori­gine du chien conti­nue de se perdre dans la nuit des temps.

Que sa­vons-nous de ma­nière cer­taine ? Que le chien est le pre­mier ani­mal do­mes­tique et que le pro­ces­sus de do­mes­ti­ca­tion a eu lieu avant le néo­li­thique, donc avant que les po­pu­la­tions de chas­seurs-cueilleurs se sta­bi­lisent à proxi­mi­té de champs culti­vés. Les os­se­ments at­tri­buables de fa­çon cer­taine à des chiens re­montent en ef­fet à 15000 ans en Eu­rope et à 12500 ans en Asie de l’Est, à une époque où le cli­mat était en­core gla­ciaire.

On sait aus­si que les loups ac­tuels re­pré­sentent l’es­pèce la plus proche du chien, mais que ces es­pèces pré­ten­du­ment sé­pa­rées sont ca­pables d’hy­bri­da­tion. De même, une hy­bri­da­tion fé­conde est pos­sible entre chiens, loups et cha­cals (ou coyotes en Amé­rique du Nord). Plu­sieurs équipes de cher­cheurs pensent avoir éta­bli qu’il y avait dé­jà des chiens au pa­léo­li­thique, avant le der­nier maxi­mum gla­ciaire. On trouve en ef­fet en Eu­rope des fos­siles de ca­ni­dés res­sem­blant à des chiens re­mon­tant à plus de 30 000 ans. L’ana­lyse ré­cente du gé­nome d’un fos­sile de loup si­bé­rien de 35000 ans sug­gère que les an­cêtres du chien ont di­ver­gé des an­cêtres du loup avant 27000 ans, date du der­nier maxi­mum gla­ciaire. Cette étude montre aus­si une pa­ren­té entre ce très an­cien loup si­bé­rien et les races ac­tuelles de chiens arc­tiques, comme les hus­kies.

Quand on re­cherche l’ori­gine d’une es­pèce, une dif­fi­cul­té est de s’abs­traire des formes pré­sentes pour ten­ter de se re­pré­sen­ter les po­pu­la­tions d’ani­maux ap­pa­ren­tés exis­tant à une époque re­cu­lée. Si un an­cêtre du chien, mais dé­jà chien, exis­tait avant le der­nier maxi­mum gla­ciaire, ce­la si­gni­fie par exemple que la po­pu­la­tion de loups dont il était lui-même is­su était très dif­fé­rente des loups ac­tuels. Peut-être même, pensent cer­tains cher­cheurs, s’agis­sait-il d’une sous-es­pèce au­jourd’hui dis­pa­rue.

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