On es­time à 200 mil­lions le nombre de femmes ayant su­bi une ex­ci­sion.

Books - - 18 FAITS & IDÉES À GLANER DANS CE NUMÉRO -

En dé­pit d’une « ab­sence de preuve ab­so­lue, il existe une forte pro­ba­bi­li­té sta­tis­tique de l’uni­ver­sa­li­té de la su­pré­ma­tie mas­cu­line », écrit Fran­çoise Hé­ri­tier *. Il y a des so­cié­tés ma­tri­li­néaires, mais ce­la « ne veut pas dire que le pou­voir ap­par­tient aux femmes. Elles ont des frères, qui exercent leur au­to­ri­té ».

La no­tion de do­mi­na­tion mas­cu­line vaut tou­te­fois d’être nuan­cée. Elle est beau­coup plus mar­quée dans cer­taines so­cié­tés, et son in­ten­si­té a va­rié dans le temps. La po­ly­ga­mie de­meure une ins­ti­tu­tion dans plu­sieurs so­cié­tés d’Afrique sub­sa­ha­rienne et reste fré­quente dans le monde arabe et en Asie du Sud­Est. Par ailleurs, l’Uni­cef es­time à 200 mil­lions le nombre de femmes ayant fait l’ob­jet d’une ex­ci­sion, dans 30 pays. D’autres so­cié­tés tra­di­tion­nelles ont plus ou moins échap­pé au pa­triar­cat, au point d’ap­pro­cher le ma­triar­cat. Fran­çoise Hé­ri­tier évoque en par­ti­cu­lier les peuples iro­quois, chez qui « les femmes, ou tout au moins cer­taines d’entre elles, jouis­saient de pou­voirs ra­re­ment éga­lés ». Dar­win l’avait par ailleurs sug­gé­ré, le choix par une femme de son par­te­naire, moins sou­vent ré­pri­mé qu’on l’ima­gine, a joué un rôle cen­tral dans l’évo­lu­tion. Dans nombre de so­cié­tés pa­triar­cales, il était aus­si de tra­di­tion que l’au­to­ri­té du mâle s’ar­rête au seuil de la mai­son ou du gy­né­cée.

En­fin, si les hommes ont ten­dance à oc­cu­per l’es­pace au sommet de la hié­rar­chie, ils l’oc­cupent aus­si en bas de l’échelle. Té­moin l’écra­sante pro­por­tion de pri­son­niers de sexe mas­cu­lin.

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