BONNE AL­LE­MAGNE, MAU­VAISE AL­LE­MAGNE

Books - - ÉDITO | SOMMAIRE - EM­MA­NUEL TODD.

Le mi­li­ta­risme prus­sien, le na­zisme, la Sta­si et, au­jourd’hui, le par­ti an­ti-mi­grants AfD : toutes ces dé­rives trouvent leur source dans les ter­ri­toires à l’est de l’Elbe, rat­ta­chés tar­di­ve­ment à l’Al­le­magne. Telle est la thèse d’un his­to­rien bri­tan­nique qui en­tend ré­ha­bi­li­ter le reste du pays.

Le mi­li­ta­risme prus­sien, le na­zisme, la Sta­si et, au­jourd’hui, le par­ti an­ti-mi­grants AfD : toutes ces dé­rives trouvent leur source dans les ter­ri­toires à l’est de l’Elbe. Telle est la thèse d’un écri­vain bri­tan­nique qui en­tend ré­ha­bi­li­ter le reste du pays.

Je suis tom­bé sur ce livre par ha­sard à l’aéroport de Ham­bourg. Son titre m’a in­tri­gué : The Shor­test His­to­ry of Ger­ma­ny. L’ac­croche était al­lé­chante : « On le lit en un après-mi­di. On s’en sou­vient toute sa vie.» Je l’ai feuille­té, j’ai vu qu’il com­pre­nait des pe­tits sché­mas ex­pli­ca­tifs très clairs et très drôles, des cartes tou­jours in­té­res­santes, une ico­no­gra­phie tou­jours bien­ve­nue. Mais ce qui m’a convain­cu de l’ache­ter, c’est le cha­pitre sur le na­zisme. Une carte des re­li­gions en Al­le­magne mon­trait la coïn­ci­dence entre le vote en fa­veur d’Hit­ler et les ré­gions pro­tes­tantes. On peut ex­pli­quer le na­zisme de mille fa­çons, mais, s’il y a un fac­teur à retenir, c’est bien ce­lui-là. Je me suis dit : voi­là un type qui pense juste.

Le reste était à l’ave­nant. Dès le pre­mier cha­pitre, j’ai pu vé­ri­fier de nou­veau que James Hawes avait un bon coup d’oeil. Il y parle des ra­cines ro­maines de l’Al­le­magne – un aspect de l’iden­ti­té al­le­mande trop né­gli­gé, quand il n’est pas tout sim­ple­ment nié. Hawes rap­pelle que ce sont les Ro­mains qui ont in­ven­té le concept même d’Al­le­magne (Ger­ma­nia) et ap­por­té au-de­là du Rhin les bases de la ci­vi­li­sa­tion: l’écri­ture, la ville. La plu­part des ci­tés rhé­nanes – Co­logne, Bonn, Mayence, mais aus­si Trèves, Franc­fort, Stutt­gart, Mu­nich, Ra­tis­bonne et Vienne, c’est-àdire, comme le ré­sume Hawes, « toutes les grandes villes de la fu­ture Au­triche et de la fu­ture Al­le­magne de l’Ouest, à l’ex­cep­tion de Ham­bourg » – ont « éclos à l’in­té­rieur de l’Em­pire ro­main ou dans son ombre im­mé­diate ».

La thèse cen­trale du livre peut être ré­su­mée ain­si : les trois quarts de l’Al­le­magne ap­par­tiennent à l’Oc­ci­dent. C’est la bonne Al­le­magne, celle sur la­quelle s’est exer­cée l’in­fluence cultu­relle romaine puis catholique, celle des min­ne­sin­gers 1, du ca­pi­ta­lisme rhé­nan, d’Ade­nauer. Mais il y a aus­si le quart mau­dit, conquis sur les Slaves à l’est de l’Elbe, qui cor­res­pond à la Prusse et, en grande par­tie, à l’ex-RDA. C’est la terre des jun­kers 2, du mi­li­ta­risme, du na­zisme, de la Sta­si et, dé­sor­mais, du par­ti xé­no­phobe Al­ter­na­tive pour l’Al­le­magne (AfD), bref, le mau­vais gé­nie de l’Al­le­magne, qui a eu ten­dance à en­traî­ner le reste du pays dans des aven­tures ca­tas­tro­phiques.

Di­sons-le d’em­blée : je ne suis pas du tout d’ac­cord avec cette thèse. Ce qui ne m’em­pêche de trou­ver l’ou­vrage de Hawes for­mi­dable. D’or­di­naire, je ne m’in­té­resse aux livres que pour leur conte­nu, je me fiche du style. Mais ce­lui de Hawes ne peut lais­ser in­dif­fé­rent : il a l’air de ne rien res­pec­ter. Il qua­li­fie Max We­ber de « gou­rou ». Il se moque de He­gel, qui « est sou­vent im­pos­sible à com­prendre ». Mais cette dé­sin­vol­ture n’est qu’ap­pa­rente, elle cache des connais­sances sans faille et une maî­trise du su­jet in­croyable. C’est la dé­sin­vol­ture du très grand pro.

Chaque cha­pitre pro­pose des in­ter­pré­ta­tions ori­gi­nales et sti­mu­lantes – des idées que je n’avais ja­mais lues ailleurs. J’avais, par exemple, la vi­sion d’un Bis­marck très rai­son­nable, quoique un peu bru­tal. Hawes montre qu’il n’en est rien, en abor­dant en par­ti­cu­lier

le pro­blème de son al­liance de 1879 avec l’Au­triche-Hon­grie. Pour re­si­tuer le contexte, jusque-là Bis­marck s’est mon­tré un en­ne­mi achar­né de cette puis­sance tra­di­tion­nel­le­ment ri­vale de la Prusse. Il l’a hu­mi­liée sur le champ de ba­taille en 1866 et a pris soin de réa­li­ser l’uni­té al­le­mande en l’ex­cluant. Mais, en 1879, il prend tout le monde à contre­pied en concluant cette al­liance dont on voit mal le bé­né­fice que l’Al­le­magne peut en ti­rer : elle la lie contre la Rus­sie, à la­quelle elle n’a pour­tant au­cune rai­son de s’op­po­ser – ce qui, à terme, la pré­ci­pi­te­ra dans la Pre­mière Guerre mon­diale. « Bis­marck n’était pas fou. Mais il n’était pas vrai­ment al­le­mand non plus. Il était prus­sien », ex­plique Hawes. Ce qui, se­lon lui, a pous­sé Bis­marck à vou­loir ce rap­pro­che­ment, c’est la peur que, si l’Em­pire aus­tro-hon­grois se dés­in­té­grait, ses 8mil­lions de ca­tho­liques ger­ma­no­phones re­join­draient le Reich et fe­raient perdre aux pro­tes­tants leur su­pré­ma­tie. Hon­nê­te­ment, je ne sais pas si c’est vrai. Mais c’est une idée très jo­lie. Sur le « mi­racle éco­no­mique » de l’après-Se­conde Guerre mon­diale aus­si, il est très in­té­res­sant : il le dé­my­thi­fie en re­mar­quant que le po­ten­tiel in­dus­triel du pays a été en grande par­tie épar­gné par les bom­bar­de­ments (la pro­duc­tion de guerre al­le­mande at­teint même son ni­veau maxi­mal en 1944, au plus fort des raids aé­riens). J’ai beau­coup ai­mé en­fin ce qu’il dit d’Ade­nauer. Ce­lui-ci, ap­prend-on, pen­sait que l’Al­le­magne, pour vrai­ment s’ar­ri­mer à l’Oc­ci­dent, de­vait se dé­bar­ras­ser de Ber­lin. Et lors de la construc­tion du Mur, en 1961, il fait une pro­po­si­tion secrète aux Amé­ri­cains: pour­quoi ne lais­se­raient-ils pas Ber­lin-Ouest aux So­vié­tiques en échange des ter­ri­toires de la RDA si­tués à l’ouest de l’Elbe ?

D’une ma­nière gé­né­rale, Hawes sait, à chaque étape, retenir le fait ca­rac­té­ris­tique es­sen­tiel. Mais, mal­gré cette grande lu­ci­di­té dans le dé­tail, sa thèse gé­né­rale, comme je l’ai dit, ne m’a pas convain­cu. Elle l’amène à mi­ni­mi­ser sys­té­ma­ti­que­ment la contri­bu­tion de l’Ouest à l’émer­gence du né­ga­tif dans l’his­toire al­le­mande. Pre­nons le cas du na­zisme. Hawes a rai­son de mettre en rap­port na­zisme et pro­tes­tan­tisme. Il au­rait pu pré­ci­ser qu’il s’agit d’un pro­tes­tan­tisme par­ti­cu­lier, le lu­thé­ra­nisme, et qu’il est alors à l’ago­nie puisque, entre 1870 et 1930, le pro­tes­tan­tisme s’ef­fondre dans toute l’Eu­rope. Quand on re­garde la carte du vote na­zi en 1932, on voit ef­fec­ti­ve­ment ap­pa­raître la carte du pro­tes­tan­tisme. Et il est vrai que le par­ti na­zi est au-des­sous de 30 % dans les ré­gions ca­tho­liques. Mais deux re­marques : d’abord, au-des­sous de 30 %, il y a tout de même de la place pour pas mal de votes na­zis. En­suite, si l’élec­to­rat na­zi était ma­jo­ri­tai­re­ment pro­tes­tant, les cadres du par­ti ve­naient sou­vent de ré­gions ca­tho­liques. À com­men­cer par Hit­ler lui-même.

Comme je l’ai no­té dans Le Fou et le Pro­lé­taire 3, c’est une er­reur de croire que toutes les syn­thèses cultu­relles sont bonnes. L’un des drames de l’Al­le­magne

a peut-être été de mettre en­semble des ca­tho­liques ex­tra­ver­tis et créa­tifs et des pro­tes­tants in­tro­ver­tis et dé­bous­so­lés.

Avant ce­la, Hawes ne voit pas que l’Al­le­magne uni­fiée d’après 1870 ne l’était pas sim­ple­ment par la force des jun­kers. Certes, les ré­gions ca­tho­liques ont ré­sis­té au Kul­tur­kampf, à la vo­lon­té de Bis­marck de ré­duire l’Église catholique, mais dans le même temps elles étaient fas­ci­nées par le mo­dèle prus­sien. Hawes passe com­plè­te­ment à cô­té de cet at­trait qu’a exer­cé la Prusse sur le reste de l’Al­le­magne. Il a rai­son de se mo­quer de Max We­ber comme il le fait. Mais Max We­ber était mal­gré tout un grand sa­vant, et, dans un texte post­hume pa­ru en 1921, il ex­plique très bien que le pro­blème fon­da­men­tal de l’Al­le­magne, ce n’est pas tant les jun­kers que la ca­pa­ci­té des bourgeois de l’Ouest à s’iden­ti­fier à eux : « Les jun­kers sont fré­quem­ment (et sou­vent à tort) dia­bo­li­sés, écrit-il. Ils sont tout aus­si fré­quem­ment (et sou­vent à tort) idéa­li­sés.»

Par ailleurs, l’op­po­si­tion entre les trois quarts oc­ci­den­taux et le quart orien­tal ne re­coupe pas très bien l’op­po­si­tion entre Al­le­magne catholique et Al­le­magne pro­tes­tante. Si l’Est est très ho­mo­gène dans son pro­tes­tan­tisme, à l’ouest on trouve au­tant de pro­tes­tants que de ca­tho­liques. Hawes pré­sente la Prusse, qui est ef­fec­ti­ve­ment à l’est et in­con­tes­ta­ble­ment pro­tes­tante, comme le mau­vais gé­nie de l’Al­le­magne. C’est convain­cant parce que tout le monde connaît la Prusse et seule­ment la Prusse. Mais, quand on connaît aus­si la Hesse, on sait que cette so­cié­té, qui était pro­tes­tante et à l’ouest, avait, au xviiie siècle, un taux de mi­li­ta­ri­sa­tion égal ou su­pé­rieur à ce­lui de la Prusse. La dif­fé­rence tient à ce que la Hesse four­nis­sait des mer­ce­naires à l’An­gle­terre et qu’elle fai­sait donc moins peur. Son mi­li­ta­risme n’était pas tour­né vers les conquêtes à la gloire de l’État, il ser­vait à cons­ti­tuer une tré­so­re­rie. Ce­pen­dant, en termes de so­cié­té au­to­ri­taire dé­viante, la Hesse va­lait lar­ge­ment la Prusse.

Hawes émet l’hy­po­thèse que l’Al­le­magne n’au­rait vrai­ment été elle-même qu’entre 1945 et 1990, quand elle était ré­duite à la RFA et dé­bar­ras­sée de son quart mau­dit. C’est une idée in­té­res­sante, mais qui ne tient pas. Le fait est que toutes les ten­ta­tives de créer cette Al­le­magne oc­ci­den­tale ont échoué : avant la RFA, il y avait eu la Con­fé­dé­ra­tion du Rhin conçue par Na­po­léon, aux fron­tières éton­nam­ment proches de celles de la fu­ture RFA et à l’exis­tence bien plus éphé­mère en­core. Le ré­ta­blis­se­ment de Ber­lin comme ca­pi­tale, après la réuni­fi­ca­tion de 1990, confirme et in­firme à la fois la théo­rie de Hawes. Oui, c’est un mau­vais choix. Mais l’ex­pli­ca­tion qu’il en donne reste trop su­per­fi­cielle : il pré­tend que ce choix est dû à la di­vi­sion des Al­le­mands de l’Ouest, qui a confé­ré à ceux de l’Est, beau­coup plus unis sur la ques­tion, un poids dis­pro­por­tion­né. Or, si l’Al­le­magne oc­ci­den­tale avait eu un mi­ni­mum de conscience de soi, elle au­rait trou­vé le nombre de dé­pu­tés qu’il fal­lait pour gar­der la ca­pi­tale à Bonn. La vé­ri­té est que cette Al­le­magne pu­re­ment oc­ci­den­tale dans la­quelle Hawes voit la bonne, la vraie Al­le­magne n’existe pas dans la psy­ché al­le­mande.

En fait, ce livre va, se­lon moi, aus­si loin qu’on peut al­ler quand on ne dis­pose pas de la clé de lec­ture qu’offrent les sys­tèmes fa­mi­liaux. Hawes ne voit pas que la plu­ra­li­té re­li­gieuse de l’Al­le­magne re­couvre une uni­té plus pro­fonde, celle de la fa­mille souche. Mal­gré son uni­fi­ca­tion tar­dive, la large au­to­no­mie des Län­der et son folk­lore ré­gio­nal, l’Al­le­magne est un pays in­fi­ni­ment moins di­vers que la France. Par­tout, on y trouve le même mo­dèle hié­rar­chique hé­ri­té de ce type de fa­mille pay­sanne très par­ti­cu­lier qu’est la fa­mille souche, dont le sys­tème de pri­mo­gé­ni­ture pré­dis­pose à l’obéis­sance et à l’ac­cep­ta­tion de l’in­éga­li­té d’abord entre les en­fants puis entre les hommes. Ces va­leurs au­to­ri­taires et in­éga­li­taires sont com­munes à toute l’Al­le­magne, à l’est comme à l’ouest de l’Elbe. Et elles per­mettent de com­prendre pour­quoi l’Al­le­magne oc­ci­den­tale, qu’elle soit catholique ou pro­tes­tante, s’est lais­sé fas­ci­ner par le mo­dèle de domination des jun­kers.

De la même ma­nière, la clé des struc­tures fa­mi­liales ap­porte un éclai­rage en pro­fon­deur sur le na­zisme. On ne peut pas se conten­ter de dire: «Les Al­le­mands ont été na­zis parce qu’ils sont al­le­mands.» Ce se­rait un es­sen­tia­lisme qui tourne à vide. On ne peut pas non plus se conten­ter de dire, comme Hawes, qu’ils ont été na­zis parce qu’ils étaient pro­tes­tants, même si c’est un élé­ment décisif. J’ai pré­ci­sé plus haut que le pro­tes­tan­tisme au­quel on avait af­faire était dans une phase d’ef­fon­dre­ment (avec tout ce que ce­la si­gni­fie de perte de re­pères pour les in­di­vi­dus). J’ai no­té aus­si la contri­bu­tion fon­da­men­tale des ca­tho­liques au na­zisme. J’ajoute main­te­nant ce ter­rain fa­mi­lial in­éga­li­taire et au­to­ri­taire si par­ti­cu­lier, com­mun aux pro­tes­tants et aux ca­tho­liques al­le­mands. À ma connais­sance, l’ef­fon­dre­ment du pro­tes­tan­tisme au Da­ne­mark, au Royau­meU­ni ou en­core aux États-Unis n’a pas pro­duit quelque chose de com­pa­rable au na­zisme. C’est que, dans au­cun de ces pays, on ne trouve cette pré­dis­po­si­tion au­to­ri­taire et in­éga­li­taire.

Hawes reste pri­son­nier du mo­dèle Est-Ouest hé­ri­té de la Guerre froide. Dans mon mo­dèle, qui tient compte des sys­tèmes fa­mi­liaux, l’Eu­rope est dé­cou­pée non plus en deux, mais en trois : les sys­tèmes li­bé­raux à l’ouest, qui vont en­glo­ber gros­so mo­do la Grande-Bre­tagne et le nord de la France; à l’est, les sys­tèmes com­mu­nau­taires de type russe ; et, au mi­lieu, la fa­mille souche al­le­mande. Hawes n’ar­rive pas à voir que l’Al­le­magne n’est ni à l’est ni à l’ouest, elle est au mi­lieu.

Au dé­but de son livre, il pose une ques­tion : ce pays qui a pro­duit le mi­li­ta­risme prus­sien et Hit­ler peut-il vrai­ment être l’es­poir du monde oc­ci­den­tal ? Ce qui est sug­gé­ré dans l’in­tro­duc­tion, c’est que, à l’époque de Trump, la ré­ponse est oui. Mais à la fin du livre, ce n’est plus si clair que ce­la. Les dé­pu­tés du Bun­des­tag n’ont-ils pas, après tout, ré­ta­bli leur ca­pi­tale à Ber­lin ? Un hu­mo­riste un peu per­vers pour­rait se de­man­der si, au fond, l’ob­jet de l’ou­vrage n’est pas de lais­ser en­tendre que, pour son propre bien et ce­lui de l’Eu­rope, l’Al­le­magne de­vrait être par­ta­gée de nou­veau. Et l’Al­le­magne de l’Est ren­due aux Russes.

— Em­ma­nuel Todd est his­to­rien et an­thro­po­logue. Où en sommes-nous ? Une esquisse de l’his­toire hu­maine (Seuil, 2017) est son der­nier ou­vrage pu­blié. Nous l’in­vi­tons à ap­por­ter ré­gu­liè­re­ment son éclai­rage sur un su­jet du nu­mé­ro. Pro­pos re­cueillis par Bap­tiste Touverey.

LE LIVREThe Shor­test His­to­ry of Ger­ma­ny (« La plus brève his­toire de l’Al­le­magne »), Old Street Pu­bli­shing, 2017, 240 p.L’AU­TEURJames Hawes est un es­sayiste et ro­man­cier bri­tan­nique. On lui doit no­tam­ment un ou­vrage sur les re­la­tions ger­ma­no-bri­tan­niques auxixe siècle, En­glan­ders and Huns: The Culture-Clash which led to the First World War (Si­mon & Schus­ter, 2015).

« L'Al­le­magne aux Al­le­mands » : ma­ni­fes­ta­tion de par­ti­sans du par­ti d'ex­trême droite AfD à Ber­lin, en mai der­nier. James Hawes pré­sente la Prusse comme le mau­vais gé­nie de l'Al­le­magne.

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