NOTRE MONDE DE SCIENCE-FIC­TION

Pour ten­ter de com­prendre ce qui se passe dans nos têtes, il faut lire ou re­lire Ubik, le grand roman de Phi­lip K. Dick. Comme ses per­son­nages, nous avons per­du le sens du réel. Comme eux, nous nous pre­nons pour ce que nous ne sommes pas.

Books - - ÉDITO - EM­MA­NUEL TODD.

Pour ten­ter de com­prendre ce qui se passe dans nos têtes, il faut lire ou re­lire Ubik, de Phi­lip K. Dick. Au­jourd’hui, comme ses per­son­nages, nous avons per­du le sens du réel. Comme eux, nous nous pre­nons pour ce que nous ne sommes pas.

Tout cher­cheur et scien­ti­fique qui se res­pecte de­vrait connaître Phi­lip K. Dick. J’irai plus loin : toute per­sonne vou­lant com­prendre ce qui se passe au­jourd’hui dans le monde de­vrait au moins avoir lu Ubik, son chef-d’oeuvre. Qu’on me per­mette de m’ex­pli­quer par un pe­tit dé­tour.

J’ai ap­pris l’an­glais en li­sant de la science-fic­tion. Je pré­pa­rais une thèse d’his­toire outre-Manche, où les wee­kends peuvent être longs. L’ob­jec­tif de mes sa­me­dis était donc de me pro­cu­rer suf­fi­sam­ment de ro­mans de scien­ce­fic­tion pour te­nir jus­qu’au lun­di. Si je de­vais re­te­nir deux oeuvres cultes dé­cou­vertes pen­dant cette pé­riode – celles dont je ren­drais la lec­ture obli­ga­toire si j’étais­maî­tre­de­conf’àS­ciences-Po–, ce se­raient Quand les té­nèbres vien­dront, d’Isaac Asi­mov, et Je suis une lé­gende, de Ri­chard Ma­the­son 1. Le pre­mier, pour des rai­sons per­son­nelles. Je ne vais pas en ra­con­ter l’in­trigue, je pré­fère la lais­ser dé­cou­vrir. Je di­rai sim­ple­ment que j’y ai tou­jours vu une mé­ta­phore du des­tin du peuple juif. Un peuple qui fait par­tie de l’his­toire mais qui ne com­prend ja­mais l’his­toire ni les mal­heurs qui lui ar­rivent in­las­sa­ble­ment. C’est une nou­velle su­blime.

Dans Je suis une lé­gende, le hé­ros est seul dans un monde où tous les êtres hu­mains sauf lui ont été trans­for­més en vam­pires par un vi­rus. La nuit, il se bar­ri­cade chez lui. La jour­née, il se bat et tue le plus de vam­pires pos­sible. Le lec­teur est avec lui, tremble pour lui, mais à la fin on se rend compte que, certes, un vi­rus a mé­ta­mor­pho­sé les gens en vam­pires, mais qu’ils sont en train de se ré­or­ga­ni­ser comme une so­cié­té nor­male. Il n’y a plus qu’eux, en fait, et à cô­té, ce type abo­mi­nable qui, dans la jour­née, les mas­sacre. Le monstre, en réa­li­té, c’est lui ! On a ici af­faire à une mé­ta­phore très réus­sie de ce qu’est un bas­cu­le­ment idéo­lo­gique.

Au­jourd’hui, les par­ti­sans de La Ma­nif pour tous nous pa­raissent ri­di­cules. Ils sont trai­tés comme des anor­maux. Mais, il y a cin­quante ans, c’était les autres qui l’étaient, ceux qui dé­fen­daient l’avor­te­ment libre et gra­tuit, l’éga­li­té des femmes, le ma­riage ho­mo­sexuel. Émet­tons l’hy­po­thèse qu’un jour le Front na­tio­nal ar­rive au pou­voir (ce que je ne sou­haite pas) : l’his­toire pour­rait être ré­écrite de la même ma­nière. Quand une so­cié­té bas­cule idéo­lo­gi­que­ment, les ré­prou­vés d’hier de­viennent la norme, et in­ver­se­ment.

Le re­tour­ne­ment de la réa­li­té est l’une des pra­tiques ha­bi­tuelles de la scien­ce­fic­tion. Mais elle est aus­si – ou de­vrait l’être – de la science tout court. Qu’a fait d’autre Co­per­nic quand il a af­fir­mé que ce n’était pas le So­leil qui tour­nait au­tour de la Terre, mais l’in­verse ? Re­tour­ner la réa­li­té, pour un scien­ti­fique sé­rieux, c’est un mi­ni­mum.

Quand, en 1976, j’ai écrit mon pre­mier livre, La Chute fi­nale 2, sur la désa­gré­ga­tion de l’URSS, à un mo­ment où la plu­part des ana­lystes oc­ci­den­taux la dé­cri­vaient comme plus puis­sante et me­na­çante que ja­mais, j’étais plon­gé dans les ro­mans de science-fic­tion. Ce genre re­pré­sen­tait pour moi non seule­ment un jeu sur le fu­tur, mais le droit d’in­ven­ter ce qu’on vou­lait, de pen­ser au­tre­ment.

Par­mi les au­teurs de science-fic­tion, le grand maître du re­tour­ne­ment de

réa­li­té, ce­lui qui l’a por­té jus­qu’à des som­mets ver­ti­gi­neux, c’est sans nul doute Phi­lip K. Dick. Je l’ai dé­cou­vert tar­di­ve­ment. À Cam­bridge, je n’avais lu de lui que La Vé­ri­té avant-der­nière 3, roman dans le­quel la plus grande par­tie de l’hu­ma­ni­té vit ca­chée sous terre tan­dis qu’une guerre nu­cléaire est cen­sée faire rage au ni­veau du sol. En fait, la guerre est fi­nie de­puis long­temps et une pe­tite élite ma­ni­pu­la­trice s’est oc­troyé de vastes do­maines à la sur­face. Con­trai­re­ment à beau­coup d’ou­vrages de Dick, les gens sont ici sains d’es­prit, mais ils ne com­prennent pas leur en­vi­ron­ne­ment. C’est sans doute la rai­son pour la­quelle cet ou­vrage est l’un de ses moins réus­sis.

Car qu’est-ce qui dis­tingue une grande par­tie de la pro­duc­tion de Phi­lip K. Dick de celle d’autres au­teurs de science-fic­tion ? Qu’est-ce qui fait qu’il est en­core lu, que c’est lui qui sur­vit, qui est adap­té au ci­né­ma plus que qui­conque ? Je pense que la grande par­ti­cu­la­ri­té de Dick, c’est qu’il ne s’est pas conten­té de pla­cer des in­di­vi­dus sains de corps et d’es­prit dans des si­tua­tions ou des groupes so­ciaux in­vrai­sem­blables (ce que fait, en gé­né­ral, la science-fic­tion). Ses per­son­nages sont eux-mêmes dé­ran­gés. Ils doutent de leurs per­cep­tions, de leur lu­ci­di­té, et fi­nissent par ne plus savoir qui ils sont. Au coeur de l’oeuvre de Dick est po­sé le pro­blème fon­da­men­tal de l’iden­ti­té.

Pre­nons l’exemple du Temps désar­ti­cu­lé 4. Le per­son­nage cen­tral gagne sa vie en tom­bant tou­jours juste dans ses pré­dic­tions pour un jeu un peu abs­cons pro­po­sé par le jour­nal lo­cal. Il ha­bite chez sa soeur et son beau-frère, dans une pe­tite ville amé­ri­caine, reste chez lui l’es­sen­tiel de la jour­née, boit beau­coup de bière (tiède de pré­fé­rence) et drague sa voi­sine ma­riée. Une exis­tence de pe­tit­bour­geois glan­deur, en somme. Et c’est ain­si que lui-même se voit. Sim­ple­ment, tout d’un coup, des dys­fonc­tion­ne­ments ap­pa­raissent : l’in­ter­rup­teur n’est plus au bon en­droit, au­cun des nu­mé­ros d’un an­nuaire té­lé­pho­nique dé­ter­ré par ha­sard n’est at­tri­bué… En fait, on dé­couvre peu à peu qu’un uni­vers com­plè­te­ment fac­tice a été construit au­tour du hé­ros. Pour l’ins­tant, pas de dif­fé­rence fon­da­men­tale avec La Vé­ri­té avant-der­nière. Sauf que ce hé­ros se met à dé­railler de plus en plus, qu’il ne ques­tionne pas uni­que­ment ce qui l’en­toure mais se re­met lui-même en ques­tion, ce qui rend, bien sûr, l’ou­vrage bien plus in­té­res­sant.

Cet art du re­tour­ne­ment de réa­li­té et du trouble iden­ti­taire culmine dans Ubik, mon roman pré­fé­ré de Dick. Au dé­part, un at­ten­tat, le pa­tron d’une grande en­tre­prise qui meurt, ses em­ployés qui sur­vivent et qui s’échappent. Mais le monde au­tour d’eux com­mence à évo­luer de fa­çon bi­zarre, à ré­tro­gra­der vers le pas­sé. Au bout d’un mo­ment, ils dé­couvrent un mes­sage qui leur dit : « Je suis vi­vant et vous êtes morts.» Ain­si, ceux dont on croyait qu’ils avaient sur­vé­cu à l’at­ten­tat n’ont sur­vé­cu à rien du tout, ils sont dans des es­pèces de limbes où, de­puis leurs cer­cueils, ils ar­rivent à créer une forme de conscience col­lec­tive.

Cette idée me semble for­mi­dable pour ex­pli­quer ce qui se passe au­jourd’hui. Quand je vois tous ces po­li­ti­ciens qui s’agitent à la té­lé­vi­sion, qui donnent une cer­taine des­crip­tion du monde, j’ai sans arrêt à l’es­prit cette ci­ta­tion : «Je suis vi­vant et vous êtes morts» – qui a ser­vi de titre à la bio­gra­phie qu’Em­ma­nuel Car­rère a consa­crée à Dick 5.

En tant qu’his­to­rien, je me plie, au­tant que pos­sible, au prin­cipe de sou­mis­sion à la réa­li­té. Or ce prin­cipe me semble mal­heu­reu­se­ment de plus en plus ba­foué. Un nombre crois­sant de per­sonnes tiennent sur le monde des pro­pos dé­li­rants. Il est de bon ton de dé­non­cer le complotisme, et il est vrai que ça existe : qu’on songe aux élu­cu­bra­tions sur le 11-Sep­tembre et sur­tout au re­tour de l’an­ti­sé­mi­tisme, la forme la plus ba­nale du complotisme, si je puis dire. On ac­cuse sou­vent In­ter­net et les nou­veaux moyens de com­mu­ni­ca­tion. On tech­no­lo­gise tout, on ima­gine que c’est l’évo­lu­tion tech­nique qui a créé un cy­be­res­pace hal­lu­ci­né. Il se­rait donc ten­tant de croire que le cy­be­res­pace, c’est le monde de Dick. Mais, à mon avis, le pro­blème est ailleurs. Le pro­blème, ce n’est pas que des gens ra­content n’im­porte quoi dans le cy­be­res­pace, c’est que les gens qui ap­pa­raissent sur les chaînes de té­lé­vi­sion nor­males et tiennent le haut du pa­vé dans les jour­naux nor­maux ra­content eux-mêmes n’im­porte quoi.

Avant l’élec­tion de Trump, tous les ana­lystes des grands mé­dias do­mi­nants ont pas­sé leur temps à ex­pli­quer qu’il ne pou­vait pas l’em­por­ter. Au­jourd’hui, des éco­no­mistes de Har­vard et des plus pres­ti­gieuses uni­ver­si­tés amé­ri­caines signent des pé­ti­tions af­fir­mant que le pro­tec­tion­nisme de Trump est mons­trueux et que seul le libre-échange peut as­su­rer la pros­pé­ri­té du monde. Dans un pays – les États-Unis – où la mor­ta­li­té des Blancs de 45 à 55 ans aug­mente ! On ra­conte donc à des gens qui meurent de plus en plus jeunes que tout va de mieux en mieux. Et en­suite, on s’étonne que Trump, qui, lui, a écrit un livre fort lu­ci­de­ment in­ti­tu­lé Crip­pled Ame­ri­ca (« L’Amé­rique es­tro­piée »), soit élu 6.

Comment ex­pli­quer ce dé­ca­lage entre la réa­li­té et l’image qu’en ont les jour­na­listes, les éco­no­mistes et ceux qui nous gou­vernent ? Le pre­mier ré­flexe consiste à ren­voyer à l’idéo­lo­gie et à la fausse conscience telles que les a dé­fi­nies Marx. Ce­lui-ci dit que nous sommes in­ca­pables d’échap­per à notre en­vi­ron­ne­ment et à nos pri­vi­lèges de classe dans notre re­pré­sen­ta­tion du monde – ou avons de grandes dif­fi­cul­tés à le faire. Nous sommes cou­pés de la réa­li­té par notre ap­par­te­nance so­ciale. Il y a une part de vé­ri­té dans ce point de vue. Cette in­ter­pré­ta­tion, ce­pen­dant, ne suf­fit pas. Elle ne rend pas compte de l’énor­mi­té de l’illu­sion, ni de la va­rié­té du phé­no­mène, qui ne concerne pas seule­ment les ca­té­go­ries su­pé­rieures. Pre­nez le ter­ro­riste is­la­miste. Voi­là quel­qu’un qui était un pe­tit dé­lin­quant, qui a été mar­ty­ri­sé en pri­son, qui dé­couvre l’is­lam sans avoir lu le Co­ran, sort de pri­son et com­mence à as­sas­si­ner des gens en pen­sant qu’il est un bon mu­sul­man. En fait, c’est un type sui­ci­daire. Il se trompe sur lui-même. C’est un per­son­nage pour Dick.

Em­ma­nuel Ma­cron aus­si est un per­son­nage de Dick. Il croit vrai­ment qu’il est pré­sident. Il croit ce qui est écrit dans la Cons­ti­tu­tion, que, élu au suf­frage uni­ver­sel di­rect, dis­po­sant du

Em­ma­nuel Ma­cron est un per­son­nage de Dick : il croit vrai­ment qu'il est pré­sident.

droit de dis­soudre l’As­sem­blée et d’un Pre­mier mi­nistre qui peut uti­li­ser l’ar­ticle 49-3, il est tout-puis­sant. Plus in­té­res­sant en­core : les jour­na­listes eux-mêmes pensent qu’il est tout-puis­sant. Ce­pen­dant, si on est his­to­rien et qu’on a fait un peu d’éco­no­mie réelle, on a en­re­gis­tré le fait que le franc n’existe plus, que le gou­ver­ne­ment fran­çais ne contrôle donc plus son taux de change, que la France souffre d’un énorme dé­fi­cit com­mer­cial et d’un énorme dé­fi­cit bud­gé­taire, sans plus avoir de sou­ve­rai­ne­té mo­né­taire. Oui, le pré­sident de la Ré­pu­blique fran­çaise est consti­tu­tion­nel­le­ment le chef d’État le plus puis­sant du monde oc­ci­den­tal, mais il ne dis­pose dans les faits d’au­cun moyen d’ac­tion vé­ri­table.

Ma­cron a pré­ten­du vou­loir dé­pas­ser les idéo­lo­gies – tout en étant lui­même le re­pré­sen­tant d’une idéo­lo­gie dé­pas­sée, vieille de qua­rante ans : le néo­li­bé­ra­lisme. Il se trouve que, pour des rai­sons qui n’ont rien à voir avec celles qu’ima­gine Ma­cron, cette idée d’un au-de­là des idéo­lo­gies tra­di­tion­nelles n’est pas ab­surde. L’un des traits ca­rac­té­ris­tiques de notre so­cié­té, c’est de ne plus savoir ce qu’elle est. Bien en­ten­du, on ne sait ja­mais qui on est. Si les hommes le sa­vaient, ça se sau­rait de­puis long­temps. Mais au­pa­ra­vant exis­taient de grandes idéo­lo­gies d’en­ca­dre­ment qui sug­gé­raient des iden­ti­tés. On était ou­vrier ou pay­san, on était cadre, on était ca­tho­lique, on était com­mu­niste, on était fran­çais. Or, en l’es­pace de deux gé­né­ra­tions, ces iden­ti­tés pres­crites se sont ef­fon­drées : il n’y a plus de ca­tho­li­cisme, plus de com­mu­nisme, il n’y a plus de mé­tiers stables. Plus même d’iden­ti­té sexuelle stable. Je me sou­viens d’une émis­sion d’Arrêt sur images où Da­niel Sch­nei­der­mann in­ter­vie­wait un bar­bu qui sou­dain lui dit : «Qu’est-ce qui vous per­met de croire que je suis un homme ? » Nous sommes là en plein dans le monde de Dick, un monde où plus per­sonne ne sait qui il est et se prend pour ce qu’il n’est pas. Je ne dis pas que c’est mal, je ne tourne pas ce­la en ri­di­cule. Je le constate.

Plus une so­cié­té se com­plexi­fie, plus son rap­port à la réa­li­té de­vient pro­blé­ma­tique. Les pre­miers so­cio­logues, tels Tarde et Dur­kheim, l’avaient dé­jà com­pris. Ils avaient ob­ser­vé que pas­ser d’une so­cié­té ru­rale, où la vie est rou­ti­nière et où les âges de l’exis­tence suivent une évo­lu­tion claire et pré­vi­sible, à une so­cié­té ur­ba­ni­sée, plus chao­tique, s’ac­com­pa­gnait d’une mon­tée du taux de sui­cides et d’un dé­ve­lop­pe­ment mas­sif des psy­choses. À la fin du xixe siècle, Tarde, à pro­pos de la so­cié­té de son temps, a ain­si évo­qué «ce long rêve col­lec­tif, ce cau­che­mar col­lec­tif ».

Ce pro­ces­sus s’est au­jourd’hui ac­cé­lé­ré. Notre monde est in­fi­ni­ment plus frag­men­té et ato­mi­sé que ce­lui qu’ont connu aus­si bien Tarde et Dur­kheim que Marx. Et le trouble iden­ti­taire est par­tout. Pour le com­prendre, les ro­mans de Phi­lip K. Dick sont d’une uti­li­té ex­tra­or­di­naire. Je se­rais même ten­té de dire que le pro­blème de Marx, c’est qu’il n’avait pas lu Dick. Il croyait en­core à l’exis­tence de la réa­li­té, au sens so­cial. Or, si les so­cié­tés existent bel et bien, leur réa­li­té est conven­tion­nelle. Il n’y a pas de réa­li­té so­ciale ab­so­lue. La réa­li­té so­ciale, ce sont les conven­tions. Et, dans un monde où les conven­tions s’ef­fondrent, il n’y a plus de réa­li­té.

LE LIVREUbik, de Phi­lip K. Dick, tra­duit de l’an­glais par Alain Do­ré­mieux, 10/18, 288 p.L’AU­TEURPhi­lip K. Dick (1928-1982) est l’un des au­teurs de science-fic­tion les plus cé­lèbres et les plus pro­li­fiques du xxe siècle. On lui doit des di­zaines de ro­mans et nou­velles, tra­duits en fran­çais chez Ro­bert Laf­font. Beau­coup ont été adap­tés avec suc­cès au ci­né­ma.

« Je se­rais ten­té de dire que le pro­blème de Marx, c'est qu'il n'avait pas lu Phi­lip K. Dick. Il croyait en­core à l'exis­tence de la réa­li­té, au sens so­cial. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.