LA CHASSE AUX SORCIERS RE­PREND DE PLUS BELLE

Des mil­liers de per­sonnes ac­cu­sées de sor­cel­le­rie, sur­tout des femmes et des en­fants, sont as­sas­si­nées chaque an­née dans nombre de pays. Les Églises de Ré­veil, is­sues du pen­te­cô­tisme, at­tisent cette pa­ra­noïa qui in­quiète les or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales.

Books - - ÉDITO - MITCH HOROWITZ. The New York Times.

Des mil­liers de per­sonnes ac­cu­sées de sor­cel­le­rie, sur­tout des femmes et des en­fants, sont as­sas­si­nées chaque an­née dans nombre de pays.

Les Églises de Ré­veil, is­sues du pen­te­cô­tisme, at­tisent cette pa­ra­noïa qui in­quiète les or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales.

Les Amé­ri­cains sont pour la plu­part convain­cus que la per­sé­cu­tion des « sor­cières » a pris fin dans les an­nées 1690, avec le pro­cès de Sa­lem, dans le Mas­sa­chu­setts 1. Or c’est mal­heu­reu­se­ment en­core une réa­li­té au xxie siècle. Loin de dis­pa­raître à la fa­veur de l’in­ter­con­nexion nu­mé­rique et du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, la chasse aux sor­cières est au­jourd’hui un phé­no­mène mon­dial et un pro­blème gran­dis­sant.

On a as­sis­té ces der­nières an­nées à une flam­bée de vio­lence contre des per­sonnes ac­cu­sées de sor­cel­le­rie en Afrique, dans le Pa­ci­fique et en Amé­rique la­tine, et même au sein des com­mu­nau­tés im­mi­grées aux États-Unis et en Eu­rope oc­ci­den­tale. Se­lon les es­ti­ma­tions du Haut-Com­mis­sa­riat des Na­tions unies pour les ré­fu­giés (HCR) et du Haut-Com­mis­sa­riat des Na­tions unies aux droits de l’homme (HCDH), plu­sieurs mil­liers de per­sonnes ac­cu­sées de sor­cel­le­rie sont as­sas­si­nées chaque an­née, et des mil­lions d’autres sont vic­times de sé­vices ou ex­pul­sés de leur vil­lage. « Ce­la de­vient un pro­blème mon­dial. Ce type de persécutions et de vio­lences se ré­pand par­tout », confiait Jeff Crisp, an­cien fonc­tion­naire du HCR, lors d’un sé­mi­naire or­ga­ni­sé en 2009 – c’est la der­nière fois qu’une or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale a ana­ly­sé tous les as­pects du pro­blème. Un rap­port du HCR da­tant de cette an­née-là et une étude de l’Uni­cef de 2010 ar­ri­vaient à la même conclu­sion : de plus en plus de per­sonnes, no­tam­ment en Afrique, sont vic­times de vio­lences et de mal­trai­tances liées aux ac­cu­sa­tions de sor­cel­le­rie.

De­puis lors, les mé­dias font état d’une mul­ti­pli­ca­tion pré­oc­cu­pante des meurtres et des mu­ti­la­tions. En 2013, en Pa­poua­sie-Nou­velle-Gui­née, une jeune mère de fa­mille de 20 ans, Ke­pa­ri Le­nia­ta, a été brû­lée vive pour sor­cel­le­rie par des vil­la­geois. Ce fait di­vers abon­dam­ment re­layé n’était que le der­nier en date d’une longue sé­rie d’actes de vio­lence meur­trière per­pé­trés contre des hommes et des femmes ac­cu­sés de se li­vrer à la ma­gie noire. « Les meurtres bar­bares pour de pré­ten­dus actes de sor­cel­le­rie se mul­ti­plient dans cer­taines par­ties du pays », avait dé­plo­ré le Pre­mier mi­nistre Pe­ter O’Neill. La Pa­poua­sieNou­velle-Gui­née a fi­ni par abro­ger une loi de 1971 qui pré­voyait des peines moins lourdes pour les agres­seurs s’ils ac­cu­saient leur vic­time d’actes de sor­cel­le­rie. Mais les pro­grès sont lents. Un homme et une femme ont bien été in­cul­pés pour le meurtre de Ke­pa­ri Le­nia­ta, mais au­cun d’eux n’a été tra­duit en jus­tice, ce qui a sus­ci­té des pro­tes­ta­tions d’Am­nes­ty In­ter­na­tio­nal.

L’un des as­pects les plus ab­jects de ces crimes est leur bru­ta­li­té. Les vic­times sont sou­vent brû­lées vives, comme Ke­pa­ri Le­nia­ta et une autre femme au Né­pal en 2012, et par­fois bat­tues à mort, comme ce fut le cas la même an­née à San­ta Bár­ba­ra, en Co­lom­bie. Des cas de la­pi­da­tion et de dé­ca­pi­ta­tion ont éga­le­ment été si­gna­lés en In­do­né­sie et dans des pays d’Afrique sub­sa­ha­rienne.

Il est ten­tant d’im­pu­ter ces agres­sions à la pau­vre­té des pays en dé­ve­lop­pe­ment et à la re­cherche de boucs émis­saires – des fac­teurs qui jouent in­dé­nia­ble­ment un rôle. Or la pau­vre­té n’est pas

nou­velle en Afrique et dans le Pa­ci­fique Sud-Ouest, alors que les vio­lences, en par­ti­cu­lier contre les en­fants, se sont in­ten­si­fiées de­puis 2000. Cette re­cru­des­cence laisse pen­ser que d’autres fac­teurs que le res­sen­ti­ment et les vieilles su­per­sti­tions entrent en ligne de compte.

Dans cer­taines so­cié­tés, ce sont sur­tout les jeunes hommes qui en­dossent le rôle de chas­seurs de sorciers, ce qui porte à croire qu’ils y voient un moyen d’ac­qué­rir du pres­tige en fai­sant du net­toyage so­cial et en fai­sant res­pec­ter les bonnes moeurs. Le fait qu’une grande par­tie de ces chas­seurs de sorciers au­to­pro­cla­més soient des hommes met en évi­dence un autre as­pect par­ti­cu­liè­re­ment si­nistre du phé­no­mène : les vic­times sont ma­jo­ri­tai­re­ment des femmes. Se­lon le pas­teur Jack Urame, membre de l’Ins­ti­tut mé­la­né­sien – une or­ga­ni­sa­tion pa­poua­sienne de dé­fense des droits de l’homme –, la vio­lence liée à la sor­cel­le­rie s’acharne cinq fois plus sou­vent sur les femmes, ce qui fait pen­ser que les ac­cu­sa­tions de sor­cel­le­rie dis­si­mulent en fait des vio­lences sexistes.

Autre fac­teur, sur­tout dans les pays d’Afrique cen­trale et dans leurs dia­spo­ras : la mon­tée des Églises de Ré­veil is­sues du pen­te­cô­tisme, au sein des­quelles des pas­teurs-pro­phètes au­to­pro­cla­més se dé­chaînent contre la sor­cel­le­rie et la pos­ses­sion sa­ta­nique. Ceux-ci pro­posent sou­vent, en échange d’une somme d’ar­gent, des séances de dé­li­vrance des forces ma­lé­fiques. Beau­coup de ces mou­ve­ments re­li­gieux sont ap­pa­rus à la suite des cam­pagnes d’évan­gé­li­sa­tion me­nées par les pro­tes­tants et les ca­tho­liques oc­ci­den­taux.

« Si un en­fant de moins de 2 ans hurle la nuit, qu’il a sou­vent de la fièvre et que sa san­té se dé­té­riore, c’est qu’il est un sup­pôt de Satan», as­sure He­len Uk­pa­bio, l’une des pré­di­ca­trices pen­te­cô­tistes les plus cé­lèbres du Ni­ge­ria. Au­tant dire que tous les en­fants ou presque le sont. Se­lon le HCDH, la plu­part des 25000 à 50000 en­fants des rues de Kin­sha­sa, la ca­pi­tale de la Ré­pu­blique dé­mo­cra­tique du Con­go, ont été aban­don­nés par leurs fa­milles qui les ac­cu­saient d’être des sorciers ou d’être pos­sé­dés par le dé­mon.

Les causes de cette épi­dé­mie sont com­plexes, mais les ob­ser­va­teurs évoquent la sur­po­pu­la­tion, l’ur­ba­ni­sa­tion ra­pide, les dif­fi­cul­tés des pa­rents contraints de mi­grer pour trou­ver du tra­vail et la charge que re­pré­sentent les en­fants. Les su­per­sti­tions sont en­tre­te­nues par des «gué­ris­seurs» prompts à ré­cla­mer de l’ar­gent aux pa­rents pour exor­ci­ser les es­prits ma­lé­fiques.

La chasse aux sor­cières est loin de se li­mi­ter tou­te­fois à des actes d’au­to­dé­fense ou de mer­can­ti­lisme sa­dique. Dans cer­tains pays, la jus­tice au­to­rise l’exé­cu­tion de per­sonnes ac­cu­sées de sor­cel­le­rie. En 2011, dans le cadre de deux af­faires dis­tinctes, les tri­bu­naux saou­diens ont condam­né un homme et une femme à la dé­ca­pi­ta­tion après les avoir re­con­nus cou­pables de sor­cel­le­rie. En 2013, ils ont éga­le­ment condam­né deux em­ployées de mai­son asia­tiques à 1000 coups de fouet ain­si qu’à une peine de dix ans d’em­pri­son­ne­ment, au

mo­tif qu’elles avaient je­té des sorts à leurs em­ployeurs.

En 2008, le pré­sen­ta­teur de té­lé­vi­sion li­ba­nais Ali Hus­sain Si­bat, qui pré­di­sait l’ave­nir sur une chaîne sa­tel­li­taire de son pays, a été ar­rê­té par la po­lice re­li­gieuse saou­dienne pour sor­cel­le­rie alors qu’il ef­fec­tuait un pè­le­ri­nage à Mé­dine. À la suite de vives pro­tes­ta­tions d’Am­nes­ty In­ter­na­tio­nal et d’autres or­ga­ni­sa­tions, la jus­tice saou­dienne a fi­na­le­ment com­mué sa condam­na­tion à mort par dé­ca­pi­ta­tion en une peine de quinze an­nées de pri­son.

Comme en Afrique, la vague d’actes an­ti-sor­cel­le­rie est as­sez ré­cente en Ara­bie saou­dite. La po­lice re­li­gieuse saou­dienne a créé en 2009 une « bri­gade an­ti-sor­cel­le­rie» qui pro­cède tous les ans à l’ar­res­ta­tion de plu­sieurs cen­taines de «ma­gi­ciens». Cer­tains ob­ser­va­teurs at­tri­buent cet in­té­rêt sou­dain pour la sor­cel­le­rie à la vo­lon­té de la fa­mille royale de cal­mer les ar­deurs de la po­lice re­li­gieuse en lui fai­sant prendre pour cible une poi­gnée d’in­di­vi­dus vul­né­rables.

La chasse aux sor­cières contem­po­raine peut être aus­si mo­ti­vée par des rai­sons plus vé­nales que spi­ri­tuelles. En In­do­né­sie, où l’on dé­nom­brait en l’an 2000 une cen­taine d’ho­mi­cides liés à la sor­cel­le­rie, la po­lice dé­nonce le sort ré­ser­vé à cer­taines femmes vul­né­rables. Dé­pour­vues de pro­tec­tion fa­mi­liale ou com­mu­nau­taire, elles se font ex­pul­ser ou as­sas­si­ner sous un pré­texte fu­tile, et leurs ac­cu­sa­teurs ac­ca­parent leur mai­son et leurs biens.

Avec la mon­dia­li­sa­tion, la pa­ra­noïa à l’égard de la ma­gie noire et de la pos­ses­sion ne se can­tonne plus aux pays en dé­ve­lop­pe­ment. En 2014, un homme a été ar­rê­té à New York pour avoir tué à coups de mar­teau sa com­pagne, Es­trel­la Cas­tañe­da, 56 ans, et sa fille, Li­na Cas­tañe­da, 25 ans. Car­los Al­ber­to Ama­rillo a dé­cla­ré à la po­lice que les deux femmes étaient des « sor­cières » qui « pra­ti­quaient le vau­dou et [lui] avaient je­té des sorts ». Très ré­pan­du dans les Amé­riques et les Ca­raïbes, le vau­dou est une re­li­gion d’ori­gine afri­caine qui re­pose sur le culte de di­vi­ni­tés. Il est pra­ti­qué à New York et dans beau­coup d’autres villes des États-Unis. On ignore si les deux vic­times avaient un quel­conque lien avec le vau­dou. Du reste, ni elles ni le sus­pect n’étaient d’ori­gine afro-ca­ri­béenne. Des ac­cu­sa­tions comme celles qu’a for­mu­lées Car­los Al­ber­to Ama­rillo, qui a été condam­né à la ré­clu­sion à la per­pé­tui­té, sont sou­vent su­jettes à cau­tion ou mon­tées en épingle par des mé­dias sen­sa­tion­na­listes. Ce­pen­dant, le su­jet re­vient avec une fré­quence pré­oc­cu­pante dans les mé­dias oc­ci­den­taux.

Entre 2002 et 2012, se­lon le quo­ti­dien bri­tan­nique The Guar­dian, la po­lice lon­do­nienne a en­quê­té sur 81 af­faires de «mal­trai­tance ri­tuelle» com­mises contre des en­fants ac­cu­sés de pos­ses­sion ou de sor­cel­le­rie, un phé­no­mène que les ser­vices so­ciaux bri­tan­niques es­timent être en aug­men­ta­tion, no­tam­ment dans les com­mu­nau­tés mi­grantes afri­caines. En 2010, à Londres, Kris­ty Ba­mu, un jeune Fran­çais de 15 ans, a été tor­tu­ré à mort par sa soeur aî­née et le com­pa­gnon de celle-ci, tous deux ori­gi­naires de Ré­pu­blique dé­mo­cra­tique du Con­go. Ils l’avaient ac­cu­sé de sor­cel­le­rie parce qu’il avait uri­né pen­dant son som­meil. De­puis lors, la po­lice bri­tan­nique se voit dis­pen­ser une for­ma­tion sur les mal­trai­tances de ce type.

La vio­lence an­ti-sor­cières étant liée à des croyances re­li­gieuses dans des so­cié­tés tra­di­tion­nelles, il est fa­cile de cé­der au fa­ta­lisme et de voir dans cette crise une re­pro­duc­tion d’agres­sions an­ces­trales. Mais, là où les su­per­sti­tions lo­cales se trans­forment en vio­lence ou migrent d’une so­cié­té ou d’un contexte à un autre, nous avons la pos­si­bi­li­té et le de­voir d’agir.

Les Églises pen­te­cô­tistes et cha­ris­ma­tiques oc­ci­den­tales doivent tra­vailler en étroite col­la­bo­ra­tion avec les plus fer­vents re­pré­sen­tants de leurs mou­ve­ments en Afrique et dans les com­mu­nau­tés des migrants, afin de les sen­si­bi­li­ser au fait que l’exor­cisme peut dé­gé­né­rer en mau­vais trai­te­ments. Au­cune Église afri­caine n’a en­vie de se faire dic­ter sa conduite par les Oc­ci­den­taux, mais on peut user du dia­logue et de moyens de pres­sion. Les ins­tances ec­clé­sias­tiques oc­ci­den­tales peuvent dé­cré­ter par exemple l’in­ter­dic­tion des exor­cismes à but lu­cra­tif.

Les pays d’Afrique et du Pa­ci­fique Sud-Ouest de­vraient pro­mul­guer des lois in­ter­di­sant d’ac­cu­ser des en­fants de sor­cel­le­rie, comme c’est dé­jà le cas dans un État du Ni­ge­ria. Et des pays comme les îles Sa­lo­mon, où la sor­cel­le­rie est en­core éri­gée en dé­lit, de­vraient abro­ger ces dis­po­si­tions. Il faut aus­si s’em­ployer à com­battre l’in­dif­fé­rence de la po­lice à l’égard des crimes liés à la chasse aux sor­cières, sur­tout dans les so­cié­tés où les po­li­ciers eux-mêmes sont sus­cep­tibles de par­ta­ger les croyances tra­di­tion­nelles sur la « ma­gie noire ». Un rap­port du gou­ver­ne­ment bri­tan­nique de 2012 consa­cré à la lutte contre les vio­lences in­fli­gées aux en­fants pour des rai­sons re­li­gieuses four­nit des pistes utiles pour ai­der les agents à iden­ti­fier les signes de mal­trai­tance, de­man­der aux lea­ders re­li­gieux de condam­ner les vio­lences et pro­té­ger les té­moins vul­né­rables.

Les me­sures ju­ri­diques doivent al­ler de pair avec des ac­tions de sen­si­bi­li­sa­tion. Un rap­port de l’ONG Ox­fam In­ter­na­tio­nal de 2010 cite l’exemple en­cou­ra­geant de cer­taines pa­roisses ca­tho­liques de Pa­poua­sie-Nou­velle-Gui­née qui en­seignent aux fi­dèles les causes na­tu­relles de mort et de ma­la­die (deux élé­ments dé­clen­chants de la pa­ra­noïa an­ti-sor­cières), offrent un abri aux per­sonnes ac­cu­sées de sor­cel­le­rie et re­fusent les sa­cre­ments à leurs ac­cu­sa­teurs. Il convient aus­si que les Na­tions unies et les or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales de dé­fense de droits de l’homme pu­blient chaque an­née des don­nées sta­tis­tiques sur ces pra­tiques. Comment ap­pré­hen­der l’éten­due du pro­blème si les der­niers chiffres re­montent à 2009? Plus pri­mor­dial en­core, la vio­lence liée à la sor­cel­le­rie doit être consi­dé­rée comme un crime de haine par les cours in­ter­na­tio­nales ain­si que par tous les États do­tés de lois ré­pri­mant l’in­ci­ta­tion à la haine. C’est es­sen­tiel pour faire mieux re­con­naître cette cri­mi­na­li­té et la pré­ve­nir. L’ac­cu­sa­tion de sor­cel­le­rie est de­ve­nue une in­ci­ta­tion à la vio­lence col­lec­tive dans trop de pays du monde. Il est temps de lais­ser re­po­ser en paix les fan­tômes de Sa­lem.

LE LIVRELes en­fants ac­cu­sés de sor­cel­le­rie. Étude an­thro­po­lo­gique des pra­tiques contem­po­raines re­la­tives aux en­fants en Afrique, Uni­cef, 2010, 66 p.L’AU­TEUREAlek­san­dra Cim­pric est une an­thro­po­logue spé­cia­liste de la sor­cel­le­rie mo­derne en Afrique. Elle a col­la­bo­ré avec l’Uni­cef et tra­vaille ac­tuel­le­ment au Tchad pour l‘ONG In­ter­na­tio­nal Res­cue Com­mit­tee.

Femme ac­cu­sée de sor­cel­le­rie dans un vil­lage de Pa­poua­sie-Nou­velle-Gui­née, en 2012. Le pho­to­graphe Vlad So­khin a consa­cré tout un tra­vail aux vio­lences faites aux femmes dans ce pays.

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