Ver­rières et bow-win­dows

Les ver­rières de façade et les bow-win­dows ont l’im­mense avan­tage d’ap­por­ter un bain de lu­mière à la mai­son, tout en lui don­nant du style. Sans par­ler de la vue pa­no­ra­mique qu’elles offrent sur l’ex­té­rieur.

Campagne Décoration - - CONTENTS - Texte et Sé­lec­tion : Vic­to­ria Guern

Ima­gi­nez une grande baie qui n’en se­rait pas vrai­ment une, faite d’un as­sem­blage de pan­neaux de verre, qui inon­de­rait de lu­mière l’in­té­rieur de la mai­son et of­fri­rait une vue plon­geante sur le jar­din. Ou en­core une bow-win­dow à l’an­glaise, ar­ron­die ou rec­tan­gu­laire, pour ac­cueillir une confor­table ban­quette où se pré­las­ser. Deux so­lu­tions, deux atouts charme in­dé­niables, qui amé­liorent le confort ther­mique et vi­suel de la mai­son grâce à un large ap­port de so­leil.

UNE VER­RIÈRE DE FAÇADE, UN ES­PRIT ATE­LIER

Une ver­rière de façade n’est pas seule­ment un moyen de pro­fi­ter d’une large vue sur l’ex­té­rieur, c’est un vé­ri­table élé­ment d’ar­chi­tec­ture qui ap­porte du ca­rac­tère à une vieille bâ­tisse. Ef­fet ga­ran­ti sur une vieille grange dont on rem­pla­ce­ra la grande porte cou­lis­sante par une ver­rière (la porte pou­vant être re­cy­clée en vo­let). L’ef­fet est en­core plus bluf­fant sur une bâ­tisse qui manque de per­son­na­li­té. « Mais le point délicat est de dé­ter­mi­ner où et com­ment im­plan­ter cette ver­rière sur une mai­son qui n’était pas des­ti­née à en re­ce­voir une à l’ori­gine, sou­ligne Phi­lippe De­mou­geot, ar­chi­tecte. Il faut prendre en compte la vue, bien sûr, mais aus­si l’orien­ta­tion, une orien­ta­tion sud étant idéale. » Mais at­ten­tion à la cha­leur en été. On équipe alors la ver­rière d’un store à pro­jec­tion (store banne) ou d’un brise-so­leil, voire on ins­talle une per­go­la bio­cli­ma­tique, plu­tôt qu’un vo­let rou­lant qui oc­cul­te­ra la vue. En gé­né­ral, pour créer une ver­rière, on réunit • • •

deux grandes fe­nêtres ou une porte et une fe­nêtre. At­ten­tion, il s’agit d’une mo­di­fi­ca­tion de façade, qui est donc sou­mise à une dé­cla­ra­tion préa­lable de tra­vaux en mai­rie. Ce sont des tra­vaux im­por­tants, qui touchent à la fois à la struc­ture de la mai­son et à son étan­chéi­té. Le ma­té­riau le plus ré­pan­du est l’aluminium, qui offre le meilleur rap­port qua­li­té-prix. L’acier pré­sente un ren­du plus au­then­tique mais est plus cher. Le bois né­ces­site une struc­ture épaisse. « Pour un plus bel ef­fet, mieux vaut choi­sir une ver­rière qui se dé­marque en termes de cou­leur et de style, pour­suit Phi­lippe De­mou­geot. Il est éga­le­ment conseillé de pré­voir des par­ties ou­vrantes, qui se­ront très ap­pré­ciées en été. »

UNE BOW-WIN­DOW PLEINE DE CHARME

La bow-win­dow per­met elle aus­si de pro­fi­ter de la vue sur le jar­din tout en fai­sant en­trer la lu­mière. Très ty­pée xixe siècle, elle offre un cô­té désuet tout à fait char­mant. Dans une mai­son de cam­pagne, elle per­met de faire en­trer de la clar­té si la mai­son est mal orien­tée ou si­tuée dans une ré­gion peu en­so­leillée. Si elle donne sur un cô­té pas­sant (la rue prin­ci­pale d’un vil­lage, par exemple), on peut en­vi­sa­ger l’uti­li­sa­tion de verre opale, dé­po­li ou co­lo­ré pour pro­té­ger l’in­ti­mi­té des ha­bi­tants. Au­tre­ment ap­pe­lée fe­nêtre saillante ou oriel, elle peut adop­ter dif­fé­rentes formes, de deux à six faces. On trouve trois grands types de bow-win­dows : ar­quée, en baie ou en ri­deau. C’est tra­di­tion­nel­le­ment la fe­nêtre ar­quée que l’on ap­pelle bow-win­dow (du mot bow, qui si­gni­fie « arc » en an­glais). L’oriel a aus­si pour avan­tage de créer de l’es­pace et de pro­té­ger la façade du ruis­sel­le­ment de l’eau. Un pro­jet de fe­nêtre saillante doit faire l’ob­jet d’une de­mande de per­mis de construire en mai­rie. Plus simple d’ins­tal­la­tion qu’une vé­ran­da mais plus com­pli­quée qu’une ver­rière, elle né­ces­site ab­so­lu­ment d’être po­sée par un pro­fes­sion­nel. Le point le plus délicat est l’étan­chéi­té, qui doit être par­faite.

QUEL VI­TRAGE?

On pri­vi­lé­gie au mi­ni­mum le double vi­trage, voire le triple. Plus l’épais­seur de l’in­ter­ca­laire est im­por­tante (de 4 à 25 mm pour du double vi­trage), plus la per­for­mance du vi­trage est éle­vée. L’in­ter­ca­laire peut être rem­pli d’un vide d’air ou, mieux en­core, de gaz ar­gon ou kryp­ton qui amé­liore l’iso­la­tion. Pour des ques­tions de sé­cu­ri­té, le verre doit être feuille­té à re­tar­da­teur d’ef­frac­tion. Et s’il est à faible émis­si­vi­té, il au­ra l’avan­tage de cap­ter les ap­ports so­laires en hi­ver et de li­mi­ter les en­trées de cha­leur en été. Pe­tit in­con­vé­nient : le verre ar­bore alors une teinte lé­gè­re­ment bleu­tée.

1.

5. AU­THEN­TIQUE Trois van­taux sur deux rails, avec im­post fixe plein cintre, co­lo­ris gris

mat. À par­tir de 450 € TTC le m² po­sé et 400 € l’im­post cin­tré. « Gamme Per­for­mance », Sa­pa.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.