La che­mi­née met les gaz

Jo­lies flammes dan­santes, cha­leur ins­tan­ta­née, de­si­gn du plus simple au plus so­phis­ti­qué et pi­lo­tage à dis­tance sont quelques-uns des atouts des che­mi­nées à gaz, qui ne de­mandent qu’à s’in­té­grer au sein des vieilles de­meures.

Campagne Décoration - - SOMMAIRE - TEXTE ET SÉ­LEC­TION : VIC­TO­RIA GUERN

Outre les che­mi­nées et poêles à bois et à pel­lets, il existe au­jourd’hui une al­ter­na­tive : la che­mi­née à gaz, au de­si­gn élé­gant et à la fa­ci­li­té d’uti­li­sa­tion in­éga­lable. On s’en sert vo­lon­tiers comme moyen de chauf­fage prin­ci­pal tant elle chauffe bien, ou en­core en ap­point, en com­plé­ment d’un chauf­fage exis­tant. Elle est idéale pour chauf­fer une vé­ran­da, par exemple, qui de­vient alors un es­pace par­ti­cu­liè­re­ment confor­table à vivre pen­dant les mois d’hi­ver.

UNE INS­TAL­LA­TION ADAP­TABLE

Pour ins­tal­ler une che­mi­née à gaz, il faut être rac­cor­dé au ré­seau. C’est le cas de 80 % des ha­bi­ta­tions. On prend le gaz au plus près de l’en­droit où se­ra po­si­tion­née la che­mi­née, soit par un tuyau de cuivre, soit par un flexible an­gu­leux. Ce der­nier est un tuyau mé­tal­lique qui peut être tor­du au gré des be­soins, un sys­tème très pra­tique pour suivre la forme pas tou­jours li­néaire des murs d’une vieille bâ­tisse. L’ap­pa­reil peut prendre la forme d’un in­sert que l’on place à l’in­té­rieur d’un an­cien âtre. Si le conduit est en bon état, le che­mi­niste de­vra le tu­ber et ef­fec­tuer les tra­vaux né­ces­saires pour mettre l’ins­tal­la­tion aux normes. Si le conduit exis­tant est in­uti­li­sable ou dans le cas de la créa­tion d’une nou­velle che­mi­née, il convient d’ins­tal­ler une ven­touse (ho­ri­zon­tale ou ver­ti­cale) qui ser­vi­ra à la fois d’en­trée d’air et d’éva­cua­tion des fu­mées. La com­bus­tion est donc étanche (on ne prend pas l’air à l’in­té­rieur du lo­ge­ment). Si l’on sou­haite ins­tal­ler sa che­mi­née

SIM­PLI­CI­TÉ ET CONFORT

Les che­mi­nées à gaz chauffent aus­si bien que les poêles à pel­lets et leur coût est à peu près iden­tique. Elles sont très ré­ac­tives car elles chauffent ins­tan­ta­né­ment. Leur ren­de­ment peut at­teindre 80 % et elles per­mettent de chauf­fer jus­qu’à 200 m². De plus, elles sont très fa­ciles à al­lu­mer (il suf­fit d’ap­puyer sur un bou­ton) et à pi­lo­ter : un ther­mo­stat d’am­biance per­met de ré­gler la tem­pé­ra­ture. On peut aus­si ré­gu­ler la hau­teur des flammes (ce qui fe­ra va­rier la tem­pé­ra­ture de la pièce) grâce à une té­lé­com­mande, ou sur un smart­phone pour les ap­pa­reils connec­tés. Au­jourd’hui, la plu­part des fa­bri­cants pro­posent des sys­tèmes connec­tés qui per­mettent de mettre la che­mi­née en route à dis­tance afin d’avoir une mai­son bien chaude en ar­ri­vant, et de ré­gu­ler la hau­teur des flammes d’un simple mou­ve­ment des doigts sur l’écran. Cô­té en­tre­tien, il doit être ef­fec­tué par une en­tre­prise agréée, tout comme pour les chau­dières à gaz.

DE­SI­GN ET IN­NO­VA­TION

au mi­lieu d’une pièce, il fau­dra créer un sys­tème d’as­pi­ra­tion des fu­mées par le sol. Il existe des so­lu­tions pour chaque cas. L’un des grands atouts des che­mi­nées au gaz est leur de­si­gn. Le foyer peut être très long (jus­qu’à 10 mètres) ou, au contraire, étroit et haut, avec des flammes tout en hau­teur (jus­qu’à 1,80 m), une so­lu­tion pra­tique dans les es­paces bis­cor­nus. Quant aux brû­leurs, ils peuvent être pla­cés au mi­lieu de fausses bûches, fausses braises, ga­lets, etc. se­lon le style dé­si­ré. Au fil des an­nées, les mo­dèles se font de plus en plus so­phis­ti­qués. Des jeux de mi­roirs dé­mul­ti­plient les ef­fets de flammes. Les en­ca­dre­ments de foyers peuvent être très luxueux. Il est pos­sible d’in­té­grer to­ta­le­ment la che­mi­née dans le mur, au même titre que la té­lé­vi­sion. La che­mi­née peut aus­si être ins­tal­lée entre deux pièces, avec deux ou trois faces vi­trées, ou en hau­teur, au même ni­veau que la table à man­ger, par exemple. Il existe éga­le­ment des in­serts ronds en forme de hu­blot. On trouve même des mo­dèles pour l’ex­té­rieur, re­vê­tus d’acier Cor­ten, pour ré­chauf­fer une ter­rasse en hi­ver.

QUELQUES IN­CON­VÉ­NIENTS

Pas de che­mi­née à gaz sans connexion au ré­seau de gaz. Il est tou­jours pos­sible d’uti­li­ser du gaz en bou­teille, mais c’est net­te­ment moins pra­tique et moins es­thé­tique. On ne peut pas faire de grillades avec une che­mi­née à gaz, d’au­tant que la plu­part du temps, le foyer est fer­mé. Tou­te­fois, avec un ha­billage en pierre ol­laire, par exemple, il est pos­sible de po­ser une bouilloire des­sus. Ces che­mi­nées n’offrent ni l’odeur, ni le cré­pi­te­ment du bois. Les per­sonnes ai­mant ra­mas­ser ou cou­per leur bois se­ront pri­vées de ce plai­sir. En­fin, les che­mi­nées à gaz ne bé­né­fi­cient pas de cré­dit d’im­pôt.

DES AIDES FI­NAN­CIÈRES À L’ACHAT

GRDF pro­pose des prêts bo­ni­fiés à 0 % pour ai­der à l’achat d’une che­mi­née, d’un poêle ou d’un in­sert gaz jus­qu’à 4000 €. Au-de­là, le taux évo­lue tout en res­tant in­fé­rieur aux taux du mar­ché. Tout le monde peut en bé­né­fi­cier. Pour en sa­voir plus : pro­jet-gaz.grdf.fr

4. ÉCO­NOME Pos­si­bi­li­té de cou­per un ou deux brû­leurs sans perdre en puis­sance ni en hau­teur de flammes pour une uti­li­sa­tion éco­no­mique, ren­de­ment 83 %, à par­tir de 5880 € HT, « Lu­na Dia­mond 1900 H », M-De­si­gn, chez Fla­mi­ro.

5. IN­TÉ­GRÉE Pro­fil de com­pen­sa­tion dis­cret pour s’adap­ter par­fai­te­ment à l’ar­chi­tec­ture de la mai­son. Peut être com­bi­née à un sys­tème de ca­na­li­sa­tion d’air chaud vers d’autres pièces, ren­de­ment 70 %, à par­tir de 3460 €, « For­ma 95 G », MCZ.

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