Bien au chaud avec les ra­dia­teurs de­si­gn

Si les mo­dèles en fonte à l’an­cienne s’ac­cordent bien aux mai­sons de cam­pagne, les ra­dia­teurs de­si­gn peuvent aus­si s’in­té­grer har­mo­nieu­se­ment. Sans ou­blier, bien sûr, d’être per­for­mants.

Campagne Décoration - - SOMMAIRE - Texte et Sé­lec­tion : Vic­to­ria Guern

Si se chauf­fer au bois dans une che­mi­née ou un poêle est un vrai plai­sir, tant ol­fac­tif que vi­suel, il n’en de­meure pas moins que les ra­dia­teurs nou­velle gé­né­ra­tion, fa­ciles à mettre en route et pro­cu­rant une cha­leur ho­mo­gène dans toute la mai­son, offrent un confort in­éga­lé. Et pas be­soin, pour au­tant, de sa­cri­fier le de­si­gn. Le choix est si vaste que l’on en trouve pour tous les goûts. Im­pos­sible de ne pas trou­ver son bon­heur par­mi la mul­ti­tude de mo­dèles ré­tro ou contem­po­rains, tous très doués pour jouer sur leur ma­tière, leur tex­ture et leur forme (en hau­teur, en lar­geur, fa­çon plinthe, bom­bés, striés…).

DE VRAIS OB­JETS DE DÉ­CO­RA­TION

Cer­tains ra­dia­teurs font du style leur che­val de ba­taille, avec des mo­dèles pous­sant l’au­dace dé­co­ra­tive jus­qu’à de­ve­nir des oeuvres d’art. On en trouve qui ar­borent des formes de sculp­tures abs­traites et d’autres qui se confondent avec des ta­bleaux d’ar­tistes peintres. D’ailleurs, les marques n’hé­sitent pas à nouer des par­te­na­riats avec des de­si­gners pour al­ler tou­jours plus loin dans l’ima­gi­na­tion : formes et cou­leurs ex­cep­tion­nelles, mo­dèles po­sés au sol, sus­pen­dus au pla­fond, fai­sant of­fice de sé­pa­ra­tion dans la pièce… Si l’acier et l’alu­mi­nium res­tent les ma­té­riaux de pré­di­lec­tion, l’ori­gi­na­li­té passe aus­si par l’uti­li­sa­tion de ma­tières plus rares comme la pierre, la lave, l’ar­doise, le verre, le mi­roir ou en­core le Co­rian et autres So­lid Sur­faces. Ces ap­pa­reils se po­si­tionnent dans le haut de gamme, voire le luxe.

ÉLEC­TRIQUES OU À EAU CHAUDE

La plu­part des ra­dia­teurs existent en ver­sion à eau chaude ou élec­trique, ce qui ne change pas leur es­thé­tique. Les pre­miers fonc­tionnent avec une chau­dière (fioul ou gaz), d’où un in­ves­tis­se­ment de dé­part im­por­tant, sur­tout si l’on opte pour une chau­dière à con­den­sa­tion, le must de la per­for­mance. Le gaz do­mes­tique est une éner­gie propre, mais son prix peut va­rier chaque mois. Il faut, en outre, que la mai­son soit rac­cor­dée au ré­seau. Dans le cas contraire, il est pos­sible de se chauf­fer au fioul (il faut alors une cuve de sto­ckage), une éner­gie plus pol­luante, dont le prix dé­pend de ce­lui du ba­ril de pé­trole. Les ra­dia­teurs élec­triques, quant à eux, offrent une plus grande in­dé­pen­dance. Ils se rac­cordent sim­ple­ment au ré­seau élec­trique de la mai­son, un gros avan­tage en ré­no­va­tion. C’est l’achat des ra­dia­teurs eux-mêmes qui fait le coût de l’ins­tal­la­tion. Leurs per­for­mances se sont beau­coup amé­lio­rées ces der­nières an­nées, jus­qu’à de­ve­nir au­jourd’hui égales à celles d’un chauf­fage cen­tral. Ils ne sont pas for­cé­ment plus éner­gi­vores et ne re­quièrent pas d’en­tre­tien par­ti­cu­lier.

DES RA­DIA­TEURS NOU­VELLE GÉ­NÉ­RA­TION

L’élé­gance ne doit pas faire ou­blier la per­for­mance. Si les convec­teurs élec­triques d’au­tre­fois peuvent suf­fire dans une salle de bains où l’on re­cherche une cha­leur im­mé­diate et ponc­tuelle, nom­breux sont les ra­dia­teurs, au­jourd’hui, qui fonc­tionnent avec la tech­nique de cha­leur rayon­nante basse consom­ma­tion : c’est le corps du ra­dia­teur lui-même qui chauffe la pièce en émet­tant sa cha­leur en di­rec­tion des corps so­lides (murs, sols, ob­jets, per­sonnes). Ces sur­faces ren­voient en­suite un rayon­ne­ment in­di­rec­te­ment. Grâce à cette tech­nique, la pous­sière n’est pas bras­sée. L’air est plus sain et moins sec, la cha­leur mieux ré­par­tie dans la pièce et la sen­sa­tion de confort net­te­ment su­pé­rieure. Quant aux éco­no­mies d’éner­gie par rap­port aux ra­dia­teurs an­cienne gé­né­ra­tion, elles sont de l’ordre de 25 %. Mieux en­core, cer­tains mo­dèles as­so­cient rayon­ne­ment et convec­tion : le ma­té­riau dont est fait le ra­dia­teur stocke la cha­leur et la res­ti­tue dou­ce­ment, même lors­qu’on éteint le ra­dia­teur, gé­né­rant en­core plus d’éco­no­mies d’éner­gie.

1. TON SUR TON Ra­dia­teur à eau chaude en tôle d’acier, com­pa­tible chau­dière clas­sique et basse tem­pé­ra­ture, 1868 W, 1017 € TTC, « Fa­ro V », Rad­son.

4. IN­TEL­LI­GENT Ra­dia­teur élec­trique à fluide ca­lo­por­teur dif­fu­sant une cha­leur douce à iner­tie, in­tel­li­gence em­bar­quée, pro­gram­mable, connec­té, à par­tir de 738 € en 700 W, « Bil­bao 3 », Ther­mor.

3. CLAS­SIQUE Ra­dia­teur à eau chaude en acier, gros rayon­ne­ment, puis­sance ther­mique éle­vée, foule de com­bi­nai­sons pos­sibles, 1200 W, 405 € HT, « Char­les­ton », Zehn­der.

2. RÉ­FLÉ­CHIS­SANT Ra­dia­teur grande hau­teur à eau chaude, corps en acier, fi­ni­tion inox mi­roir, 1170 W, 599 €, « Plate », Le­roy Mer­lin.

5. ES­THÉ­TIQUE Ra­dia­teur sèche-ser­viettes rayon­nant et souf­flant, verre mi­roir qui ac­cu­mule et res­ti­tue la cha­leur, 1060 € HT en 1000 W, « Cam­pa­ver Bains Ul­time », Cam­pa.

6. BRILLANT Sèche-ser­viettes Art Dé­co en fonte chro­mée (autres fi­ni­tions pos­sibles), 211 W en ver­sion eau chaude et 100 W en ver­sion élec­trique, 2199 € HT, « Belle Époque », Ci­nier.

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