Ré­ha­bi­li­tons le pique-nique !

Camping-Car Magazine - - Sommaire -

La Fête Eu­ro­péenne du Cam­ping- Car, dont la 19e édi­tion s’est dé­rou­lée sous un ra­dieux so­leil al­bi­geois, du 18 au 20 mai, est un évé­ne­ment ma­jeur de notre sec­teur. Nous n’écri­vons pas ce­la parce que sa pa­ter­ni­té et son or­ga­ni­sa­tion en re­viennent à Cam­ping- Car Ma­ga­zine (quoique, nous en soyons très ers), mais plus par ce que ce grand et beau ras­sem­ble­ment nous ap­porte. A la FECC, les mots es­sen­tiels aux­quels nous te­nons plus que tout sont : convi­via­li­té, ami­tié et… échanges. Au cours de la Fête, l’équipe de Cam­ping- Car Ma­ga­zine est en­core plus à votre écoute. Les dia­logues qui s’éta­blissent entre les par­ti­ci­pants et les membres de la ré­dac­tion sont gé­né­ra­le­ment confra­ter­nels, cor­diaux et sou­vent com­plices. Il ar­rive évi­dem­ment que cer­taines cri­tiques soient émises, mais peu im­porte. Sa­chez que nous écou­tons tous les pro­pos. Et nous nous pré­oc­cu­pons sans cesse de cher­cher à ré­gler au mieux les pro­blèmes, dans la me­sure de nos ca­pa­ci­tés. Mais ce que nous ap­pré­cions le plus, ce sont les cri­tiques construc­tives. Un exemple avec ce cam­ping-ca­riste qui s’est pré­sen­té au stand de la ré­dac­tion de Cam­ping- Car Ma­ga­zine, pour évo­quer une si­tua­tion qui lui tient à coeur. Ce mon­sieur, en plus d’être cam­ping-ca­riste, est éga­le­ment mo­tard. Et de toute évi­dence, si l’on en croit la pas­sion de ses pro­pos, il pra­tique ces deux ac­ti­vi­tés avec le même en­goue­ment. « Voyez-vous, nous an­non­ça-t-il, je com­prends que la ré­gle­men­ta­tion nous in­ter­dise de dé­bal­ler notre ma­té­riel de cam­ping sur la voie pu­blique, lorsque nous fai­sons étape, mais il ne faut pas exa­gé­rer. Moi qui suis mo­tard, pour­sui­vit-il, il m’est ar­ri­vé à plu­sieurs re­prises de m’ar­rê­ter à mo­to aux en­vi­rons de mi­di pour, tout sim­ple­ment, pique-ni­quer. Et je n’ai ja­mais ren­con­tré le moindre pro­blème. Pour­quoi alors in­ter­dire aux cam­ping- ca­ristes de faire la même chose ? »

Cha­cun au­ra bien sai­si la pro­blé­ma­tique : sor­tir une pe­tite table et des chaises pliantes ou une cou­ver­ture, du coffre d’une voi­ture ou du top case d’une mo­to, au mo­ment du dé­jeu­ner est au­to­ri­sé. Réa­li­ser la même opé­ra­tion lors­qu’on voyage en cam­ping-car est pro­hi­bé ! Nous pour­rions alors évi­dem­ment crier à la sé­gré­ga­tion. Mais il nous faut rai­son gar­der. Nous com­pre­nons fort bien que des com­munes n’aient pas en­vie de voir leurs aires se trans­for­mer en cam­ping “clan­des­tin”, bar­dé de vé­hi­cules toutes toiles de store ti­rées, en­ca­drés de tables, chaises, bar­be­cue et autres éten­doirs à linge. Ce type de scène, cha­cun d’entre nous y a for­cé­ment as­sis­té au moins une fois dans sa vie de cam­ping-ca­riste. Et nous sa­vons tous que ce type de com­por­te­ment est, certes, le fait d’une pe­tite mi­no­ri­té. Mais celle-ci contri­bue hé­las à dé­gra­der notre image.

Alors, faut-il ré­ha­bi­li­ter le pique-nique pour les cam­ping-ca­ristes, comme le ré­clame notre lec­teur bi­ker ? Nous sommes évi­dem­ment pour. Car ce mo­ment de plai­sir qu’est le dé­jeu­ner, au beau mi­lieu des herbes grasses, est ir­rem­pla­çable. Mais il faut s’y prendre rai­son­na­ble­ment. Etre sûr de ne gê­ner per­sonne. Ne rien lais­ser traî­ner der­rière soi. De­man­der l’au­to­ri­sa­tion aux pro­prié­taires des lieux ou aux ri­ve­rains. Bref, faire preuve de lo­gique, d’in­tel­li­gence, de cour­toi­sie et de po­li­tesse. Bref, tout sim­ple­ment d’hu­ma­ni­té. C’est ain­si et pas au­tre­ment que nous pour­rons nous faire ac­cep­ter là où nous fai­sons une courte étape. C’est ain­si que nous col­lec­tion­ne­rons de bons sou­ve­nirs…

JEAN-MI­CHEL GALÈS RÉ­DAC­TEUR EN CHEF

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.