TENDRES POU­LETS

Ce sont d’an­ciens flics. Tous pen­saient avoir mis leur plaque et leur flingue au pla­card pour se la cou­ler douce en re­traite. Mais au­jourd’hui, tant pour pal­lier le manque d’ef­fec­tif que pour trans­mettre leur sa­voir-faire, une cen­taine d’entre eux sont re

Causette - - RETRAITE COMPLEMENTAIRE - par sophie bout­boul - pho­tos nan­da gon­zague pour cau­sette

Ce jour-là, Ber­nard Pra­del, 60 ans, vient vé­ri­fier que la fac­trice qu’il a ai­dée, suite à un pro­blème de har­cè­le­ment sexuel sur sa tour­née, a pu re­prendre son tra­vail sans en­combre. Bien qu’il soit à la re­traite de­puis 2013, le po­li­cier sillonne quatre jours par se­maine les quar­tiers clas­sés zones de sé­cu­ri­té prio­ri­taire (ZSP) de Mont­pel­lier (Hé­rault). En juin, aler­té par un res­pon­sable de l’en­tre­prise, il a pris en main le dos­sier de cette pos­tière ayant dé­po­sé plainte. « Je suis al­lé plu­sieurs fois frap­per à la porte du har­ce­leur. Je lui ai dit qu’il fal­lait qu’il stoppe ses agis­se­ments car, si­non, il y au­rait des consé­quences. Ça a fonc­tion­né », re­trace Ber­nard. Pe­tit gabarit aux faux airs de Fran­cis Hus­ter, ce père de deux en­fants vit dans le Lar­zac. Quand il ne s’adonne pas à l’équi­ta­tion, il part à la ren­contre des ha­bi­tants et des com­mer­çants mont­pel­lié­rains, chez eux ou entre deux barres d’im­meubles.

Ber­nard Pra­del à Mont­pel­lier, Agnès Tho­mas-Pi­rault à Rennes (Ille-et-Vi­laine), Émile Lain à Se­vran (Seine-Saint-De­nis), tous sont re­trai­tés. Ces flics, qui ont re­pris du ser­vice cinq à douze jours par mois en moyenne, s’ap­pellent des « dé­lé­gués à la co­hé­sion po­lice-po­pu­la­tion ». De jour comme de nuit, ils par­courent leur ville, à pied ou en voi­ture, avec un ob­jec­tif : écou­ter, pour dé­nouer des si­tua­tions pro­blé­ma­tiques al­lant du conflit de voi­si­nage aux vio­lences conju­gales. Pour ce­la, ils re­çoivent des in­dem­ni­tés jour­na­lières, de 50 à 203 eu­ros se­lon leur grade. La fonc­tion, dé­diée aux po­li­ciers re­trai­tés de moins de 65 ans, a été créée en 2008, dans le cadre du plan Es­poir ban­lieues, et re­lan­cée en 2012 avec les ZSP. Au­jourd’hui, ils sont cent soixante – dont une quin­zaine de femmes – à ten­ter de « re­tis­ser » les liens entre la po­pu­la­tion et la po­lice en Île-de-France (54 dont 31 dé­lé­gués rien que pour la Seine-Saint-De­nis) et en p­ro­vince. Dans une note de ser­vice de 2009, leur rôle était dé­fi­ni ain­si : « Le dé­lé­gué doit vi­ser à fa­vo­ri­ser un cli­mat de confiance dans son quar­tier d’af­fec­ta­tion, en per­son­na­li­sant et en mul­ti­pliant les con­tacts au­près de la po­pu­la­tion, des élus, des bailleurs so­ciaux, des gar­diens d’im­meubles, de l’Édu­ca­tion na­tio­nale, des pro­fes­sions de san­té, des as­so­cia­tions de ri­ve­rains. »

Un rôle de mé­dia­teur

Après avoir tra­vaillé à la sé­cu­ri­té des am­bas­sades au Li­ban et en Al­ba­nie, s’être fait ti­rer des­sus deux fois, avoir cha­peau­té le com­man­de­ment de nuit à Mont­pel­lier, Ber­nard s’épa­nouit dans ce job : « L’ex­pé­rience y est va­lo­ri­sée. Il faut être à l’aise aus­si bien avec le pré­fet qu’avec les jeunes. Vu le nombre d’ap­pels que je re­çois, il y avait un vrai be­soin. Les po­li­ciers ac­tifs n’ont pas le temps de faire ce tra­vail de ré­as­su­rance. » Quand Ka­der, agent de sé­cu­ri­té dans le quar­tier de La Paillade, contacte Ber­nard, c’est dans cet état d’es­prit, pour prendre

conseil : « C’est comme un mé­dia­teur. Lui, on l’ap­pelle pour sa­voir quelle so­lu­tion mettre en place. Ça per­met de com­prendre que la po­lice peut aus­si nous ai­der. »

Ber­nard ne compte pas ses heures. En ce jour de juin, il est res­té jus­qu’à mi­nuit sur une place pas­sante pour dis­cu­ter avec les ri­ve­rains. Il a re­pé­ré un homme ven­dant des ci­ga­rettes en contre­bande, et ap­pe­lé un de ses an­ciens col­lègues pour ve­nir l’ar­rê­ter. Le len­de­main ma­tin, en veste en lin mar­ron sur che­mise et pan­ta­lon blanc, il y re­tourne. Il re­monte en­suite à bord de son vé­hi­cule gris mé­tal­li­sé pour re­joindre la di­rec­trice de la Pro­tec­tion de l’en­fance, agres­sée ver­ba­le­ment par un in­con­nu qui uri­nait de­vant son bu­reau. Dans une salle où la dî­nette cô­toie des étoiles au pla­fond, Ber­nard, ses lu­nettes de so­leil à la bouche, prend des notes sur un pe­tit carnet noir. « On ne vou­drait pas qu’à cause de quelques per­sonnes, le ser­vice pu­blic en ar­rive à fer­mer », si­gnale la res­pon­sable. « Je vais faire re­mon­ter l’in­fo, et si ça conti­nue, vous n’hé­si­tez pas, vous avez mon por­table », lui lance-t-il.

L’après-mi­di, le po­li­cier aux che­veux gri­son­nants re­prend le vo­lant pour ren­con­trer une di­zaine de femmes de l’as­so­cia­tion Pa­cim (Pas­seurs de cultures, pas­seurs d’images), dans le cadre du pro­jet « des pa­roles ci­toyennes pour res­tau­rer la paix et la sé­cu­ri­té », me­né par l’an­thro­po­logue Catherine Bar­rière, ha­bi­tante de la ZSP des Hauts de Mas­sane.

Des points d’écoute men­suels

Toutes en cercle au­tour du po­li­cier, les femmes échangent sur ce que leur ont ap­por­té leurs pre­mières dis­cus­sions de jan­vier. « De­puis votre ve­nue, on a sen­ti qu’il y avait eu de vrais ef­forts de la po­lice pour plus de pré­sence ici, on se sent plus en sé­cu­ri­té et en li­ber­té », re­marque Fatima B. en arabe, alors que Zoh­ra Ben­cheikh, l’in­ter­prète de l’as­so­cia­tion, tra­duit. « Après vous avoir vues, j’ai fait pas­ser des écrits. C’est bien si ça a por­té ses fruits », se fé­li­cite Ber­nard, qui a ac­cep­té, sur de­mande de l’as­so­cia­tion, de réa­li­ser un point d’écoute men­suel dans le quar­tier. « Est-ce que vous don­nez la même va­leur à une agres­sion sexuelle dans une zone riche que chez nous ? » in­ter­roge l’ar­dente Bou­chra B., 46 ans. Du tac au tac, Ber­nard ré­plique : « J’en ac­corde plus ici, car c’est mon sec­teur. Pour­quoi ? Vous avez un sen­ti­ment de dis­cri­mi­na­tion par le quar­tier ? » Ne­zah B., cha­peau de paille po­sé sur un fou­lard vert, ré­pond : « Oui, on a l’im­pres­sion qu’ici, l’en­quête ne se­ra pas aus­si fouillée. Et puis on voit qu’en cas d’in­cen­die, les pom­piers ar­rivent tard ou pas du tout, car ils ont peur de se faire caillas­ser. » Ber­nard dé­crypte : « Il y a des en­droits où des points de ral­lie­ment existent pour les pom­piers, pour se faire es­cor­ter par la po­lice. » Bou­chra aborde un autre su­jet d’in­quié­tude : « Avec vos ex­pli­ca­tions, je com­prends mieux notre droit de nous dé­fendre si on est ar­rê­té pour rien par des po­li­ciers. Mais ils me font tou­jours aus­si peur, la crainte me vient peut-être de ceux du Ma­roc. » « Ceux

d’ici, ils tor­turent pas ! » s’ex­clame Ne­zah, pro­vo­quant un rire col­lec­tif. Elle pour­suit : « Avant de connaître m’sieur Pra­del, on ne pen­sait pas pou­voir par­ler à la po­lice, il y avait un mur entre les ci­toyens et eux. Mais, en fait, ils res­tent des hu­mains. »

Catherine, l’an­thro­po­logue, se per­met de cas­ser cette note po­si­tive : « Ici, des jeunes souffrent en­core de contrôles d’iden­ti­té les stig­ma­ti­sant comme dé­lin­quants po­ten­tiels. » Em­ma­nuelle Ama­ri, ani­ma­trice de l’as­so­cia­tion, em­braye d’une voix va­cillante : « Cer­tains ados nous ont re­la­té, en pleurs, que des po­li­ciers in­sul­taient leur fa­mille en les pla­quant au sol... Ce n’est plus pos­sible ! » Les yeux éba­his, Ber­nard ré­torque : « Vous avez en­ten­du ça vous-même ? Je suis très sur­pris, scot­ché, que ça se passe à Mont­pel­lier... Si je peux vrai­ment ai­der à ins­tau­rer un dia­logue, c’est le but. » La douce Imane E., 20 ans, mur­mure : « J’ai as­sis­té à une in­ter­pel­la­tion tel­le­ment vio­lente que l’homme était en sang, ça m’a pei­née. Ça sou­lage d’en par­ler, en es­pé­rant que les choses s’amé­liorent. » Après deux heures d’échanges, le dé­lé­gué s’en va gé­rer un pro­blème de nui­sance so­nore, puis passe dire bon­jour au com­mis­sa­riat. Le ma­jor Ha­kim Van­be­se­laere sa­lue son tra­vail : « Je suis per­sua­dé qu’on a be­soin de ce type d’in­ter­mé­diaires, qui font de la com­mu­ni­ca­tion et du so­cial, car les in­for­ma­tions qu’ils nous re­montent des ri­ve­rains sont in­dis­pen­sables. À la po­lice, on a fait trop long­temps du 100 % ré­pres­sif et on a per­du le contact avec la po­pu­la­tion. »

Un sas entre vie ac­tive et re­traite

À quelques cen­taines de ki­lo­mètres, à Rennes, Agnès Tho­mas-Pi­rault se penche sur un pro­blème de har­cè­le­ment mo­ral entre voi­sins. Cette élé­gante po­li­cière au car­ré blond cen­dré, qui pré­fère le jean slim à l’uni­forme, y a of­fi­cié vingt ans comme cheffe de la bri­gade des mi­neurs. À 62 ans, elle voit son poste comme un sas ap­pré­ciable entre la vie ac­tive et la re­traite. Ce­la lui per­met de par­ta­ger son ex­pé­rience avec ceux qui en ont moins : «À la bri­gade, j’avais fait ame­ner un pe­tit ta­bou­ret pour me mettre à la hau­teur des en­fants. L’in­ten­tion, c’est de po­ser les bonnes ques­tions sans in­fluen­cer le dis­cours. Et, au­jourd’hui, je mets ce­la en pra­tique à un ni­veau dif­fé­rent. » En cette chaude jour­née de juin, Agnès or­ga­nise au com­mis­sa­riat une for­ma­tion des­ti­née aux vi­giles sur la pré­ven­tion des agres­sions. Elle passe en­suite dans son an­cienne bri­gade. « Oh ! une sta­giaire... », « bon­jour, ma­man ! » s’amusent d’ex-col­lègues. Yann Bou­dant, en poste dans le ser­vice, lui sou­rit : « On ne se­rait pas ce qu’on est sans toi, sans ce que tu nous as trans­mis en termes de lec­ture d’un en­fant. »

Agnès comme Ber­nard sa­vourent la li­ber­té que leur laisse leur sta­tut, sans hié­rar­chie di­recte, avec peu de contraintes : un rap­port à re­mettre chaque mois à la Di­rec­tion dé­par­te­men­tale de la sé­cu­ri­té pu­blique et quelques réunions avec des élus et la po­lice mu­ni­ci­pale. Des chercheurs du CNRS et du Centre de re­cherches so­cio­lo­giques sur le droit et les ins­ti­tu­tions pé­nales (Ces­dip) se sont pen­chés sur ce poste par­ti­cu­lier avec deux en­quêtes, l’une en 2014, et l’autre à pa­raître en sep­tembre et in­ti­tu­lée « Aux bords de l’ins­ti­tu­tion po­li­cière, les dé­lé­gués à la co­hé­sion po­li­ce­po­pu­la­tion en re­cherche de cré­di­bi­li­té » *. Après une quin­zaine d’en­tre­tiens, ils ont ob­ser­vé que le dé­lé­gué n’était pas tou­jours bien vu par ses col­lègues ac­tifs. « Il peut sus­ci­ter de la sus­pi­cion ou du mé­pris, dé­crivent-ils. Il est ju­gé trop vieux et par­fois trop proche de la po­pu­la­tion, dans une ins­ti­tu­tion qui va­lo­rise l’ac­tion et la force. » Dans ces études, un dé­lé­gué té­moigne : « On est ja­lou­sés, vus comme des ré­ser­vistes pro­fi­teurs qui viennent prendre les sous. Il a fal­lu du temps pour se faire ac­cep­ter. »

Agent double

Agnès n’a rien res­sen­ti de tel. Avant de re­prendre le bu­reau du dé­lé­gué au­quel elle a suc­cé­dé, elle a ar­pen­té deux mois les rues de Rennes à ses cô­tés. Le so­li­taire Ber­nard, lui, n’a pas cher­ché à se faire ac­cep­ter par les po­li­ciers mont­pel­lié­rains qu’il connais­sait dé­jà. Il passe 90 % de son temps sur le ter­rain et n’a pas de bu­reau en com­mis­sa­riat. « Je n’ai pas beau­coup de liens avec les jeunes po­li­ciers. J’ai l’im­pres­sion que cer­tains sont dé­mo­ti­vés au­jourd’hui, qu’ils entrent dans la po­lice juste pour être fonc­tion­naires. Les men­ta­li­tés ont chan­gé », ob­serve-t-il.

Le Ces­dip si­gnale un cô­té agent double des dé­lé­gués, qui peuvent se re­trou­ver « dé­po­si­taires de griefs sus­cep­tibles de mettre à mal leur ins­ti­tu­tion, sur des mau­vais ac­cueils ou des pa­roles dé­pla­cées » . Jacques

de Maillard, pro­fes­seur de science po­li­tique à l’uni­ver­si­té de Ver­sailles-Saint-Quen­ti­nen-Yve­lines, co­au­teur des études, se sou­vient d’un cas en Seine-Saint-De­nis : « Une vic­time de vio­lences sexuelles avait ren­con­tré le dé­lé­gué. Il l’avait mise en contact avec la bri­gade des fa­milles qui re­pous­sait sans cesse son ren­dez-vous. Le dé­lé­gué l’a si­gna­lé au com­mis­saire et la per­sonne a en­fin été re­çue. Faut avoir l’oreille du com­mis­saire pour le faire, car on pointe une er­reur des col­lègues en poste. »

Res­tau­rer l’image de la po­lice

À Se­vran, à la mi-juillet, les fric­tions ont été très fortes entre la po­lice et la po­pu­la­tion, suite à la prise à par­tie par une cin­quan­taine de per­sonnes de six po­li­ciers, dont un a fait usage de son arme de ser­vice, bles­sant un gar­çon de 18 ans. Émile Lain, dé­lé­gué co­hé­sion de­puis neuf ans, craint une ag­gra­va­tion de la si­tua­tion. Il s’acharne pour­tant à ef­fa­cer « cette image de po­lice en­ne­mie ». « Quand je me pré­sente à des femmes vio­len­tées par leur ma­ri, à des ri­ve­rains en conflit, je ne parle pas de “po­lice”, je dis juste “dé­lé­gué co­hé­sion”. Ça m’aide. Puis la confiance s’ins­talle », ra­conte ce dis­tin­gué grand-père de 64 ans, che­mise bleue à fines rayures cou­vrant un ab­do­men ar­ron­di. Un de ses col­lègues dé­lé­gués en­ten­du par le Ces­dip abonde dans le même sens : « Si on ar­rive à faire dire de nous qu’“il y a des gens bien dans la po­lice, pas que des abru­tis avec des ma­traques”, c’est dé­jà pas mal. » Émile est né à Oran, en Al­gé­rie. Il voit ce­la comme un plus quand il doit en­ta­mer le dia­logue avec des jeunes ori­gi­naires du même pays : « Quand ils parlent du bled, pou­voir leur dire que, moi, j’y ai gran­di, ça créé un échange. » L’étude du Ces­dip de 2017 sou­ligne, jus­te­ment, un cap non fran­chi en termes de contact avec les jeunes. Le pro­fes­seur de Maillard ex­plique : « Les dé­lé­gués n’ont pas rem­pli leur ob­jec­tif de res­tau­ra­tion de confiance avec les jeunes les plus dé­fiants vis-à-vis de l’au­to­ri­té po­li­cière. Ils ont des dif­fi­cul­tés à les at­teindre, mais aus­si une faible in­cli­na­tion à al­ler vers eux. L’un des dé­lé­gués les dé­signe même comme des “voyous”. » Pour Émile, il faut tout de même conti­nuer d’es­sayer de res­tau­rer ces liens : « On ne peut pas faire ce mé­tier sans res­pect d’au­trui, sans coeur. Il faut se mettre à la place de ceux qui vont mal, jeunes ou âgés, et peut-être qu’ain­si, on réus­si­ra à faire avan­cer l’his­toire avec un pe­tit h. »

Pause clope de­vant le res­tau­rant de Se­vran où Émile Lain, 64 ans, a ses ha­bi­tudes. Ex-chef de l’Of­fice cen­tral pour la ré­pres­sion de la traite des êtres hu­mains et dé­lé­gué à la co­hé­sion de­puis neuf ans dans cette ville de Seine-Saint-De­nis où les ten­sions entre po­pu­la­tion et po­lice ont connu un re­gain à la mi-juillet, il s’acharne à y gom­mer l’image de « po­lice en­ne­mie ».

Par choix, Ber­nard Pra­del n’a pas de bu­reau au com­mis­sa­riat et passe 90 % de son temps sur le ter­rain au contact

des ha­bi­tants et des com­mer­çants. Ci-des­sus, il rend vi­site à un bu­ra­liste du quar­tier de La Mos­son.

Vi­site de rou­tine pour Émile Lain à une ha­bi­tante de Se­vran qui connaît des pro­blèmes de voi­si­nage ré­gu­liers…

… avant de re­trou­ver des col­lègues au com­mis­sa­riat de Se­vran, aux­quels il fait re­mon­ter des in­for­ma­tions des ri­ve­rains.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.