Le ques­tion­naire de Woolf : So­phie-Ma­rie Lar­rouy

Causette - - CONTENTS - PAR SA­RAH GANDILLOT

So­phie-Ma­rie Lar­rouy (SML pour les in­times) est au­teure, réa­li­sa­trice,

hu­mo­riste. Celle qui four­mille de pro­jets en per­ma­nence en a en­core sous le coude en cette ren­trée : sor­tie de son ro­man

L’Art de la guerre 2 en poche et d’une BOX SML. So­phie-Ma­rie pré­pare aus­si trois courts-mé­trages ex­traits de son ro­man.

Les livres mar­quants de la « bi­blio­thèque » de vos pa­rents ?

Des Rea­der’s Di­gest et des SAS. Ah bah, une chose est sûre, Blanche Gar­din et moi, on n’a pas les mêmes pa­rents. <3

Les lieux de votre en­fance ?

Les champs en face de chez ma grand-mère et les zones d’ac­ti­vi­tés com­mer­ciales. Ça m’ob­sède, je veux les mettre dans tous mes films.

Avec qui ai­me­riez-vous en­tre­te­nir une longue cor­res­pon­dance ?

Per­sonne, j’aime pas les longs mails, donc ou­blie ! D’ailleurs, ça me fait pen­ser : les gens, ar­rê­tez de lais­ser des mes­sages vo­caux !

Une grande his­toire d’amour avec une per­sonne du même sexe ?

Ri­han­na. Je pan­se­rais ses bles­sures du pas­sé et je lui en fe­rais d’autres pour pou­voir les pan­ser aus­si.

Que faites-vous dans vos pé­riodes de dé­pres­sion ?

Bah, je dé­prime. Ça sert à rien. Rien ne sert à rien. Dire que ça sert à rien, ça sert à rien. Le fait de l’écrire, c’est de la va­ni­té. Etc. C’est chaud et c’est presque chaque SPM [syn­drome pré­mens­truel, ndlr]. YES.

Que faites-vous dans vos pé­riodes d’ex­ci­ta­tion ?

Je fo­mente des pro­jets et après, je me rends compte que j’ai trop de trucs à faire donc : cf. ques­tion pré­cé­dente.

Votre re­mède contre la fo­lie ?

L’avoir res­sen­tie et sa­voir qu’il vaut mieux s’en­nuyer que d’y re­tour­ner.

Vous créez votre mai­son d’édi­tion. Qui pu­bliez-vous ?

Faut ja­mais faire ça, d’ac­cord ? Faut ja­mais me lais­ser avoir une mai­son d’édi­tion, je vais plan­ter la boîte avec des ca­len­driers de grands-mères en tri­ki­ni et des li­vrets ani­més de Ma­cron qui twerke, et ça va faire rire mes huit potes, mais ça met­tra pas de pommes de terre sur la table au sou­per.

Vous te­nez sa­lon. Qui in­vi­tez-vous ?

Je le fais dé­jà, j’adore ma­rier et lin

S.-M. L. : ke­di­ner les gens. Dès que je sens que deux per­sonnes peuvent tra­vailler en­semble, je fais un mail de nulle part qui dit : « Vous al­lez vous en­tendre, bu­si­nes­sez main­te­nant. »

Le se­cret d’un couple qui fonc­tionne ?

Jouer entre gens qui jouent le

S.-M. L. : même jeu. Chez moi, le jeu, c’est de pas se men­tir, ja­mais.

LA chose in­dis­pen­sable à votre li­ber­té ?

Un fonds de rou­le­ment pour pou

S.-M. L. : voir prendre un billet de train en der­nière mi­nute.

Le deuil dont vous ne vous re­met­trez ja­mais ?

Pour l’ins­tant, c’est ce­lui de John­ny

S.-M. L. : Hal­ly­day.

Votre phare dans la nuit ?

Mon gars et le fait de sa­voir écrire.

S.-M. L. :

Que trouve-t-on de par­ti­cu­lier dans votre « chambre à vous » ?

Vrai­ment beau­coup, mais beau

S.-M. L. : coup, genre beau­coup de vê­te­ments pas ran­gés.

Quel est le comble du sno­bisme ?

La mode des bleus de tra­vail à

S.-M. L. : 250 balles, la pièce por­tée par des gens qui ont des mai­sons fa­mi­liales à l’Île-d’Yeu et qui n’ont ja­mais JA­MAIS fou­tu les pieds dans un ate­lier ou une usine de leur vie. Ni­quez-vous !

Qu’est-ce pour vous que le féminisme ?

Per­sonne ne juge per­sonne dans mon éta­blis­se­ment. Qu’est-ce qui oc­cupe vos pen­sées « nuit et jour » ?

Sé­rieux, c’est où In­ter­net ? Vous dé­mar­rez un jour­nal in­time, quelle en est la pre­mière phrase ?

« On va pas se men­tir, c’est la merde. »

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