DRÔLE DE ZIG

Causette - - CULTURE - CH­RIS­TOPHE KAR­CHER

Son pre­mier al­bum, sur le­quel trô­nait la chan­son ­par­faite Any­bo­dy Gon­na Move, avait dé­jà ai­man­té ­l’at­ten­tion sur l’uni­vers ba­roque de William Z Villain. Sto­ne­dig­ger, son ­se­cond essai, confirme que les com­po­si­tions et les ar­ran­ge­ments de ce drôle de bon­homme ori­gi­naire du­­Wis­con­sin sont ­aus­si in­clas­sables et fas­ci­nants que sa voix et son chant. Quelque part entre blues, folk, rythmes ca­raï­béens, folk­lore mé­di­ter­ra­néen ou des Bal­kans, les treize chan­sons pul­vé­risent les fron­tières et l’es­pace- temps. L’au­di­teur s’y pro­mène dans les an­nées 1920 pour croi­ser, quelques ins­tants plus tard, une ryth­mique hip-hop prise d’as­saut par des choeurs qui tombent des étoiles avant de dan­ser un twist désar­ti­cu­lé. Pour­tant, tout reste tou­jours co­hé­rent. On dé­couvre ici un de ces oli­brius gé­niaux qui, ­par­fois, prennent d’as­saut le monde de la mu­sique par la face nord. Pas la plus fa­cile, certes, mais celle qui per­met d’at­tein­dre les som­mets du bon­heur pour un mo­ment.

Sto­ne­dig­ger, de William Z Villain. Les Édi­tions Mi­lia­ni.

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