Guerre des gangs à Londres : mou­rir à 15 ans

Alors que les rixes entre ados se mul­ti­plient à Pa­ris et en ban­lieue, les quar­tiers déshé­ri­tés de Londres su­bissent de­puis plu­sieurs an­nées des vagues de vio­lence si­mi­laires où des bandes de gosses s’af­frontent à coups de cou­teau ou de re­vol­ver. Chaque m

Causette - - SOMMAIRE - PAR ALEXIA EYCHENNE – PHO­TOS ALEX MASI POUR CAU­SETTE

Quand Ju­nior Smart a ren­du pour la pre­mière fois vi­site à cette ga­mine d’une quin­zaine d’an­nées, elle était al­lon­gée sur le lit d’un hô­pi­tal lon­do­nien. Quelques heures plus tôt, elle dé­bar­quait aux urgences, un cou­teau de cui­sine en­fon­cé dans le ventre. Les mé­de­cins l’ont sau­vée in ex­tre­mis, mais la lame a bri­sé ses chances d’avoir un jour un en­fant. « En en­trant dans sa chambre, je lui ai dit : “Tu as une chance in­croyable d’être vi­vante”. Elle m’a lan­cé : “Je suis une sol­date, moi. Je sur­vi­vrai à tout”. Elle ne se ren­dait pas compte de la vio­lence su­bie. C’était une com­po­sante de sa vie. » Le coup de cou­teau ve­nait d’une rixe avec une bande de filles. « Une his­toire de gar­çons », dit en sou­pi­rant Ju­nior Smart avec un triste sou­rire, de sa voix douce au dé­bit chan­tant. Né au sud de Londres, ce Bri­tan­nique de 42 ans pro­mène sa frêle sil­houette d’hô­pi­taux en com­mis­sa­riats, d’écoles en ser­vices de jus­tice pour mi­neurs. Par­tout où des adultes, désem­pa­rés par la vio­lence su­bie ou com­mise par des jeunes gens, l’ap­pellent à la res­cousse. De­puis douze ans, il est à la tête du SOS Gangs Pro­ject, un dis­po­si­tif des­ti­né à en­rayer la cri­mi­na­li­té dans la­quelle est en­gluée une frange de la jeu­nesse lon­do­nienne. Un pro­jet ima­gi­né en pri­son, où il a été in­car­cé­ré pour tra­fic de drogue. Et un tra­vail de longue ha­leine pour le­quel il ac­tive tous les le­viers : école, fa­mille, lo­ge­ment… « Dans le cas de cette jeune fille, nous avons trou­vé des fonds pour la chan­ger de quar­tier et lui faire ré­in­té­grer le ly­cée, se sou­vient Ju­nior Smart. Il y a eu des pé­riodes sen­sibles, comme les va­cances. Si elle s’en­nuyait, où al­lait-elle traî­ner, pour voir qui ? » Après un an de sui­vi sans re­lâche, il la croit sur de bons rails, même si rien n’est ja­mais ac­quis.

Entre ven­geance et déses­pé­rance

La de­mande au­près de SOS Gangs P­ro­ject va cres­cen­do. « La vio­lence à Londres s­’ag­grave. Les jeunes semblent y être de plus en plus in­sen­sibles », ob­serve Ju­nior Smart, dans ses lo­caux du quar­tier de C­am­ber­well, au sud de Londres. La ca­pi­tale est se­couée par une vague de cri­mi­na­li­té nour­rie de guerres entre gangs. Sur­tout dans les quar­tiers pauvres du Nord-Est et du Sud, qui des­sinent une ba­lafre en courbe sur la carte de la ville. Le tra­fic de drogue ap­pa­raît sou­vent en toile de fond, mais il est aus­si ques­tion de dé­fendre son bloc d’im­meubles contre les « en­ne­mis » de la rue d’en face. Un mau­vais re­gard ou une pro­voc dans un rap re­layé sur YouTube suf­fisent à jus­ti­fier des meurtres. C’est West Side Sto­ry ex­pur­gé de tout ro­man­tisme. « On ap­pelle ça les trois R : re­ve­nus – ceux de la drogue –, res­pect ou re­vanche », glisse Claire Van Helf­te­ren, mé­dia­trice char­gée de pa­ci­fier les re­la­tions entre ad­ver­saires pour le compte de la po­lice. Cer­tains ob­ser­va­teurs mettent le re­gain de vio­lence sur le dos de la fer­me­ture de mai­sons de quar­tier due au plan d’aus­té­ri­té des an­nées 2010. D’autres ac­cusent les ré­seaux so­ciaux : les ba­garres fil­mées cir­culent à la vi­tesse de l’éclair, at­ti­sant hu­mi­lia­tions et en­vies de ven­geance, sur fond de déses­pé­rance. « Quand je dis aux jeunes que, s’ils conti­nuent, ils fi­ni­ront morts ou en pri­son, ça n’a au­cun ef­fet puis­qu’ils sont convain­cus de ne pas avoir d’ave­nir », dé­plore Claire Van Helf­te­ren. Mi-sep­tembre, le cap des cent morts a été fran­chi pour 2018. Plus du tiers des vic­times avaient moins de 25 ans. Les au­to­ri­tés s’in­quiètent des at­taques au cou­teau, en hausse de 21 % en 2017, au point d’at­teindre 37 443 agres­sions, mor­telles ou non, en An­gle­terre et au Pays de Galles.

Des fa­milles en deuil

Cet après-mi­di d’oc­tobre, une mai­son d’Is­ling­ton, un bo­rough (ar­ron­dis­se­ment) du nord de Londres, ac­cueille des mères en­deuillées. Mi­chelle McP­hil­lips, 53 ans, ca­moufle son cha­grin sous une voix puis­sante. Elle dit reconnaître les autres pa­rents de vic­times à l’éclat qui s’est éteint dans leurs yeux. Son fils, Jo­na­than, avait 28 ans quand il est mort, en 2017, d’un coup de poi­gnard sous le coeur. Il a vou­lu ve­nir en aide à un gosse as­sailli par un groupe ar­mé de ma­chettes. À ses cô­tés, Phi­lip­pa Ad­dai, vi­sage en­fan­tin, a per­du Mar­cel, 17 ans, en 2015. Son fils ren­trait avec ses co­pains quand ils ont croi­sé un gang hos­tile au leur. Mar­cel n’a pas cou­ru as­sez vite, ils l’ont poi­gnar­dé plus de dix fois. Jen­nie Ap­ple­ton est la mère de Ste­fan, tué la même an­née, à 17 ans. Son agres­seur en avait 16. Il lui a plan­té dans le corps un cou­teau « zombie », mo­dèle à lame cran­tée ins­pi­ré des films gore. Même les fa­milles

“La vio­lence à Londres s’ag­grave. Les jeunes semblent y être de plus en plus in­sen­sibles”

Ju­nior Smart, de SOS Gangs Pro­ject

épar­gnées par ces drames n’échappent pas à la psy­chose. Tra­cy Pres­cott, une qua­dra éner­gique, a créé le mou­ve­ment En­ough is En­ough (trop, c’est trop) après la mort de Mar­cel, un ami de son fils. « Ç’au­rait pu être le mien », tranche-t-elle. Il y a quelques se­maines, le fils de Tra­cy s’est fait en­tailler le bras par d’autres jeunes. « Un aver­tis­se­ment, croit-elle sa­voir. Parce qu’il mar­chait à Is­ling­ton et qu’il vient de Ha­ck­ney », le quar­tier voi­sin. À Londres, ca­pi­tale épar­pillée fa­çon puzzle entre su­per riches et poches d’af­fo­lante pau­vre­té, ce phé­no­mène est in­vi­sible aux yeux des foyers ai­sés. « La si­tua­tion ne chan­ge­ra que le jour où l’en­fant d’un dé­pu­té se­ra tué », as­sène Mi­chelle.

Le gang, c’est la fa­mille

Ju­nior Smart ne connaît que trop bien les rouages de la vio­lence. « Mon par­cours est très sem­blable à ce­lui des jeunes que j’ac­com­pagne », as­sure-t-il. Il fut un temps où lui non plus ne sortait ja­mais sans un cou­teau glis­sé dans la chaus­sette, « comme on prend son té­lé­phone ou son pa­ra­pluie ». « À 14 ans, j’avais été agres­sé à l’école. J’avais be­soin de me pro­té­ger. » Nous sommes à la fin des an­nées 1990. Père ab­sent, mère han­di­ca­pée, Ju­nior Smart dé­croche. Il trouve re­fuge au sein d’une bande de ga­mins à pro­blèmes. « Je ne di­rais pas que j’étais dans un gang, mais dans un groupe d’amis. L’un d’eux était avec moi quand ma mère est morte. C’est ce que me disent les jeunes : “Le gang, c’est ma fa­mille.” » Au décès de sa mère, Ju­nior Smart se re­trouve seul avec sa soeur et une montagne de dettes. Ses « amis » lui pro­mettent de l’argent ra­pide. Il deale crack et cocaïne. En 2001, il est condam­né à dix ans de pri­son. La dé­ten­tion agit comme un élec­tro­choc : Ju­nior Smart dé­cide de « re­prendre sa vie en main », ef­fa­ré de voir des pri­son­niers re­mis en li­ber­té et de re­tour à l’ombre une se­maine plus tard. « Je me suis dit qu’il fal­lait agir sur ce qui per­met­tait aux gangs de pros­pé­rer, sur le fos­sé qu’ils com­blaient. » À sa sor­tie, cinq ans plus tard, par le jeu des remises de peine, il pro­pose à une as­so­cia­tion, St Giles Trust, un pro­gramme dans le­quel des re­pen­tis ai­de­raient les jeunes à fuir les gangs.

“Quand je dis aux jeunes que, s’ils conti­nuent, ils fi­ni­ront morts ou en pri­son, ça n’a au­cun ef­fet puis­qu’ils sont convain­cus de ne pas avoir d’ave­nir”

Claire Van Helf­te­ren, mé­dia­trice

Ils sont au­jourd’hui plu­sieurs di­zaines à ses cô­tés. Le fait qu’ils aient in­ti­me­ment connu la vio­lence les aide à ga­gner la confiance des ga­mins, puis à leur prou­ver qu’une autre vie est pos­sible. Ju­nior a ré­cem­ment été ap­pe­lé par la po­lice d’une ville cô­tière pour un ado de 14 ans ar­rê­té avec une grosse quan­ti­té de drogue. Les ins­pec­teurs soup­çonnent alors le jeune homme d’être pri­son­nier d’un ré­seau de « coun­ty line », un sys­tème par le­quel les dea­lers de Londres forcent des mi­neurs à ache­mi­ner la mar­chan­dise vers des zones re­cu­lées du pays. Le gosse re­fuse de par­ler jus­qu’à ce que Ju­nior, en tête-à-tête, lui fasse com­prendre qu’il sait ce que c’est d’être contraint de jouer les « mules ». Trou­blé, l’ado dé­balle tout : l’iden­ti­té des don­neurs d’ordres, leurs ré­seaux de dis­tri­bu­tion… Les mois sui­vants, Ju­nior ne le lâche plus. Il lui rend vi­site plu­sieurs fois par se­maine, fait la mé­dia­tion avec ses pa­rents désem­pa­rés, le re­met sur la voie du ly­cée. Il l’es­père au­jourd’hui « sta­bi­li­sé ».

La boxe plu­tôt que le poi­gnard

À 18 ans, Chi­ma Du­ru fait par­tie de ces ex-ga­mins « à risque » qui ont re­pris les rênes de leur vie. Ce soir d’au­tomne, ses épaules mus­cu­leuses on­dulent sur le ring du Double Jab, un club de boxe de New Cross, au sud-est de Londres. Géant blon­di­net de 30 ans, Mi­chael Har­ris, le pa­tron des lieux, croit aus­si aux ver­tus des « role mo­dels » pour dé­tour­ner la jeu­nesse de la vio­lence. Il a gran­di à deux pas de New Cross, l’un des quar­tiers les plus bru­taux de la ville. Ta­gué au po­choir à l’en­trée du club, un poi­gnard bar­ré porte la men­tion « Jab don’t stab » (« boxe au lieu de poi­gnar­der »). Dans une salle sur­chauf­fée, une quin­zaine de boxeurs en­chaînent les duels. Beau­coup ont été orien­tés par des ser­vices so­ciaux ou judiciaires pour ap­prendre, par la boxe, à ca­na­li­ser leur vio­lence et à se pro­je­ter dans une vie apai­sée. « Une fois qu’ils se sont mis à ai­mer ça, ils n’ont plus en­vie de se battre hors du ring, as­sure Mi­chael. Je les pré­viens que si j’en­tends quoi que ce soit sur eux, je ne les laisse plus pas­ser la porte. » Les bas­tons, les co­pains ar­més, le cli­mat de ten­sion per­ma­nent entre ri­vaux, Chi­ma a « connu tout ça » avant d’être contraint par la jus­tice à en­fi­ler des gants de boxe. « Au dé­but, ça ne m’in­té­res­sait pas, mais ça fai­sait par­tie du deal », ra­conte-t-il en épon­geant la sueur sur son front. Alors Chi­ma s’est en­traî­né, a vu son ni­veau pro­gres­ser. Après deux mois, « j’ai com­men­cé à sen­tir que la boxe m’ap­por­tait une dis­ci­pline et une hy­giène de vie au point de ne plus pou­voir m’en pas­ser », se sou­vient-il. Deux ans plus tard, il col­lec­tionne les mé­dailles et se construit un ave­nir de boxeur pro­fes­sion­nel.

« Il faut faire en sorte que les jeunes vi­sua­lisent le che­min qui les mè­ne­ra là où ils veulent al­ler. Et leur mon­trer que la route consiste d’abord à tra­vailler dur. » Car­rure de coach spor­tif, voix en­jouée du grand frère, Sayce Holmes-Le­wis, 35 ans, sillonne

“Je me suis dit qu’il fal­lait agir sur ce qui per­met­tait aux gangs de pros­pé­rer”

Ju­nior Smart, SOS Gangs Pro­ject

aus­si les ci­tés HLM pour ten­ter de c­or­ri­ger les er­reurs d’ai­guillage. Lui a gran­di à Ay­les­bu­ry, im­mense com­plexe bé­ton­né à quelques en­ca­blures de New Cross et de Cam­ber­well. Avant de créer Men­ti­vi­ty, un pro­gramme d’ac­com­pa­gne­ment des jeunes ju­gés vul­né­rables, il a connu l’at­trac­tion des bandes. Entre 11 et 14 ans, il était un « Peck­ham boy », les lou­bards lo­caux de l’époque. En ce temps-là, le gang ne com­met­tait guère plus que des cha­par­dages. Mais Sayce Holmes-Le­wis s’est sen­ti sur une pente glis­sante. Après s’être ex­trait du groupe, il a en­du­ré un an de har­cè­le­ment de ces ex-ca­ma­rades. Le foot l’a ai­dé à trou­ver sa voie, l’ame­nant à sor­tir de sa ci­té, à voya­ger au fil d’une pe­tite car­rière de joueur pro. À chaque re­tour, il montre aux jeunes ses pho­tos de va­cances « pour qu’ils voient que le tra­vail ap­porte des récompenses ». « Comme beau­coup d’entre eux, je suis noir et is­su d’un quar­tier dif­fi­cile. Ils s’iden­ti­fient plus fa­ci­le­ment à mon par­cours. »

Ren­con­trer et par­ler avec les jeunes

En in­ter­ve­nant dans les écoles, lors de tête-à-tête ou au dé­tour d’un match du club de foot de Men­ti­vi­ty, il a pour mis­sion de mul­ti­plier les points de ren­contre avec les ados pour en­ga­ger des conver­sa­tions et les ai­der à « faire les bons choix ». L’un de ses pro­grammes se dé­roule au centre Da­mi­lo­la Tay­lor, MJC au nom d’un en­fant de 10 ans tué d’un coup de cou­teau à deux pas de là, en 2000. À l’époque, ce meurtre com­mis par deux gar­çons à peine plus vieux avait eu l’ef­fet d’un séisme. De­puis dé­but 2018, Sayce a pour­tant en­core fait le deuil de trois jeunes hommes qu’il épau­lait. L’un d’eux, tué à 17 ans, s’ap­pe­lait Rhy­hiem Bar­ton. Sayce sui­vait de­puis ses 8 ans ce gosse tur­bu­lent, in­domp­table, mais qui l’avait bluf­fé par son po­ten­tiel. « Je me re­voyais à son âge, ba­taillant avec pas mal de pro­blèmes. Son père, comme le mien, avait quit­té la mai­son. Il ne sup­por­tait pas l’au­to­ri­té. » En 2016, Rhy­hiem avait su­bi une pre­mière at­taque, la lame avait frô­lé son coeur. Un an plus tard, des ados l’avaient pour­chas­sé avec des ma­chettes. Mais avec l’aide de Sayce, Rhy­hiem avait dé­ci­dé de rompre avec ses mau­vaises fré­quen­ta­tions. Au club de foot, le père d’un joueur l’avait in­vi­té à faire un stage dans son ca­bi­net d’ar­chi­tec­ture. Il en était re­ve­nu conquis. Un sé­jour en Ja­maïque, son pays d’ori­gine, avait ache­vé de lui « re­mettre les idées au clair ».

Ce­la n’a pas em­pê­ché Rhy­hiem de mou­rir au pied de son im­meuble, un sa­me­di soir de mai, au re­tour d’une ses­sion de foot avec Sayce. Ce der­nier sa­vait Rhy­hiem en dé­li­ca­tesse avec un gang qu’il avait pro­vo­qué dans un clip de rap, des mois plus tôt. « Tous les ga­mins com­mettent des er­reurs, mais ceux d’ici le payent par­fois de leur vie », souffle-t-il. Pour gar­der es­poir et une rai­son de se battre, Sayce s’ac­croche tou­te­fois à l’idée que son his­toire au­rait pu bien fi­nir. « Le ma­tin de sa mort, il m’avait dit à quel point il était heu­reux de lais­ser son an­cienne vie der­rière lui. C’est ce­la que je veux re­te­nir, l’exemple d’un jeune qui vou­lait chan­ger son des­tin et était sur le point de réus­sir. »

“Tous les ga­mins com­mettent des er­reurs, mais ceux d’ici le payent par­fois de leur vie”

Sayce Holmes-Le­wis, de Men­ti­vi­ty

An­cien membre d’un gang, Ju­nior Smart, 42 ans, monte, à sa sor­tie de pri­son, SOS Gangs Pro­ject, un pro­gramme dans le­quel des re­pen­tis aident les jeunes à sor­tir de la cri­mi­na­li­té.

Dans une mai­son d’Is­ling­ton, du nord de Londres, des mères en­deuillées se réunissent au sein du groupe En­ough is En­ough, créé par Tra­cy Pres­cott (de­bout à droite). À cô­té d’elle, Phi­lip­pa Ad­dai, dont le fils est mort à17 ans, et de­vant elle, as­sise, Mi­chelle McP­hil­lips dont le fils a été poi­gnar­dé à 28 ans.

Chi­ma Du­ru, 18 ans (au centre), fait par­tie des jeunes contraints par la jus­tice à s’en­traî­ner au Double Jab, un club qui tente de leur ap­prendreà ca­na­li­ser leur vio­lence.

Des jeunes s’en­traînent sur le ring de la salle de boxe Double Jab, à New Cross, au sud-est de Londres. Ta­gué sur le mur, « Jab don’t stab » (« boxe au lieu de poi­gnar­der »).

Ex-ga­min d’Ay­les­bu­ry, un des quar­tiers pauvres de Londres, Sayce Holmes-Le­wisa créé Men­ti­vi­ty, un pro­gramme d’ac­com­pa­gne­ment des jeunes ju­gésvul­né­rables au tra­vers du foot.

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